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Publié il y a 21 jours - Mise à jour le 19.11.2022 - Coralie Mollaret  - 3 min  - vu 1469 fois

GARD Ce que prévoit de faire le Département en 2023

Les 46 conseillers départementaux se sont retrouvés, ce matin, pour débattre du prochain budget 2023. L’exercice financier devant officiellement être voté le 6 janvier.

C’est un rituel : avant chaque vote du budget, les élus d’une collectivité (mairie, conseil départemental ou régional…) débattent des prévisions des recettes et des dépenses pour l’année à venir. Ce mercredi, les élus départementaux se sont attelés à cette tâche. Vice-président délégué aux Finances, Rémi Nicolas a tenu à planter le décor. L’élu du canton de Marguerittes a rappelé le contexte international et national pesant sur la collectivité : « L’inflation causée par la guerre en Ukraine devrait se prolonger en 2023 ».

Autrement dit : les élus n’ont pas fini de surveiller leur consommation d’électricité et autres marchés publics. En plus de la situation nationale, le projet de loi de finances 2023 de l’État n’apporte guère de bonnes nouvelles : « On attendait beaucoup, peut-être trop… L'État n'indexera pas ses aides sur l’inflation (…) et ne compensera pas la revalorisation du RSA (Revenu de solidarité active) qu'il a lui-même décidé. »

Toutetois, la pilule la plus difficile à avaler est la limitation des dépenses de fonctionnement du Département, sous peine de sanction. « Cette limitation est évaluée à hauteur du taux d’inflation moins 0,5 % ! ». Une sorte de « résurrection » du pacte de Cahors qu’avait refusé de soumettre au vote le président de l’époque, Denis Bouad. Un acte symbolique, les collectivités ne pouvant échapper au respect de cette loi. « L’État décide et nous devons payer », s'indigne la présidente PS du Département, Françoise Laurent-Perrigot, « il est tant de sortir de ce principe insupportable ! » 

2023 abordée avec « confiance et sérénité »

Malgré ce sombre tableau, Rémi Nicolas estime que le Département peut envisager l’année 2023 « avec confiance et sérénité ». Pourquoi ? D'abord grâce aux « excédents de fonctionnement de ces deux dernières années (111 M€ en 2021 et 163 M€ en 2021) qui nous ont permis de nous désendetter ». L’an prochain, le Département qui prévoit autour de dépenser 880 M€ en fonctionnement et 110 M€ en investissement, « continuera d'assurer ses missions malgré une possible baisse des droits de mutation - taxe indexée aux transactions immobilières - ».

Jusqu’à 2026, le Département a prévu un plan d’investissement de 630 M€, dont environ 135 M€ en 2023. « Plus de 65 M€ concernent nos routes, dont 9 M€ consacrés au développement des voies vertes. Nous avons aussi 35 M€ consacrés à la rénovation de nos bâtiments », dont les collèges. Les établissements Jean Racine à Alès, mais aussi d’Aigues-Mortes, du Vigan, de Sommières et d'Aramon, seront concernés par des travaux de reconstruction ou des études de rénovation énergétique.

Aussi, trois millions d’euros financeront les premiers travaux pour la qualification du centre sportif de Méjannes-Le-Clap en centre de préparation des Jeux Olympiques 2024. L'année 2023 sera marquée par le déploiement de deux maisons du Département à Bagnols et Alès. Ces projets ne semblent pas séduire l’opposition même si celle-ci n'est pas très virulante envers la majorité de Gauche… La présidente du groupe Le Bon sens républicain, Valérie Meunier, comme l’élue du groupe UDI, Centristes et Indépendants, Huguette Sartre, estiment que « les investissements stagnent » et « ne semblent pas si structurants ». 

Françoise Laurent-Perrigot n'est pas d'accord : « Malgré les contraintes, nous tenons nos promesses pour rétablir de l’égalité entre les Gardois dont certains ont eu un parcours de vie sinueux…». Et de tacler le président Macron en faisant référence à ses propos tenus en 2018 à un demandeur d'emploi : « Certains parcours ne permet pas de traverser la rue pour trouver un emploi ! »

Enfin, les investissements du Département seront financés à hauteur de 30 M€ par l’emprunt. Fin 2023, la dette devrait avoisiner les 470 M€ soit une capacité de désendettement en 4,7 ans.

Coralie Mollaret

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