Publié il y a 58 min - Mise à jour le 24.05.2026 - NJ - 3 min  - vu 116 fois

FAIT DU SOIR La guerre des décibels n’a pas gâché la fête

Les fêtards n’ont pas boudé la feria malgré des plafonds de décibels à respecter.

- Photo : Norman Jardin.

Pour la feria de Pentecôte, la ville de Nîmes a annoncé des contrôles afin de faire respecter la limite de décibels à la sortie d’enceinte de 60 en journée et 75 en soirée. Malgré l’inquiétude de certains commerçants, cela n’a pas empêché la fête d’avoir lieu, et le public a répondu présent.

L’année 2026 marque, à Nîmes, l’arrivée d’une nouvelle municipalité, celle de Vincent Bouget avec la liste « Nîmes en commun » de l’Union de la gauche. Élue au mois de mars, la nouvelle équipe n’a pas eu le temps de marquer de son empreinte la feria de Pentecôte. Toutefois, le nouveau maire a voulu faire baisser le niveau des décibels à 60. Après plusieurs jours de polémique, la mairie a fait marche arrière pour accepter 75 décibels en journée et 85 après 18 heures.

« Les nouvelles normes n’ont pas empêché les gens de venir »

Une mesure qui n’a, semble-t-il, pas impacté les bars et les bodegas. « Nous faisons attention aux décibels. Ce n’est pas utile de mettre la musique à fond pour s’amuser et je pense que les nouvelles normes n’ont pas empêché les gens de venir », constate Stéphane Leydier, le patron du bar Le Latino.

Stéphane Leydier, le patron du bar Le Latino. • Photo : Norman Jardin.

Vincent Bouget avait prévenu : « On va demander de respecter la réglementation pendant la feria. » De son côté, l’adjoint à la sécurité, Nicolas Nadal, avait annoncé que des contrôles seraient opérés pour veiller au respect de la réglementation : « Depuis l’après-Covid, c’est la course au son. La feria, ce n’est pas une boîte de nuit à ciel ouvert. »

« C'est la première fois que je suis contrôlé »

Du côté de la bodega Burladero, même constat : « La clientèle a été au rendez-vous et hier, à un moment où il n’y avait pas de musique, la bodega était pleine. Cependant, la police municipale est venue samedi pour contrôler les décibels. Ça s’est passé dans une ambiance bon enfant, même si les gens ne comprenaient pas forcément ce qu’il se passait. C’était rigolo et c'est la première fois que je suis contrôlé », explique le gérant Víctor Jalaguier.

Victor Jalaguier, le patron de la bodega Burladero • Photo : Norman Jardin.

Sur la question des comptoirs, en revanche, la municipalité n’a rien cédé : « Les comptoirs sont autorisés, sur les terrasses, dans le cadre de conventions d’occupation du domaine public. La vente d’alcool est précisée par la loi : quand on a une licence IV, c’est attaché à un établissement. On doit le faire à l’adresse indiquée de l’établissement et pas sur un comptoir plus loin, extérieur. Si on commence à autoriser des comptoirs extérieurs où l’on peut vendre de l’alcool partout, il n’y a aucune raison que je le fasse pour quelques-uns et pas pour tous. »

« Pour la première fois en 16 ans, j’ai fait une demande de table et on me l'a refusée »

Des mesures qui ne font pas que des heureux : « Pour la première fois en 16 ans, j’ai fait une demande de table et on me l'a refusée. Pour certains établissements, 85 décibels le soir c’est impossible parce que plus on boit d’alcool, plus on devient sourd. Je suis pour que l’on baisse les décibels, mais j’aimerais aussi que l’on arrête de servir de l’alcool à des mineurs pendant la feria », souligne Jean-Luc Sarrat, le patron de la bodega « Le Onze ».

Jean-Luc Sarrat, le patron de la bodega Le Onze. • Photo : Norman Jardin.

Puis, tout le monde ne semble pas jouer le jeu. « Certains de mes confrères ne respectent pas les règles. Les 85 décibels sont largement dépassés en journée », peste un professionnel. Si les plafonds de décibels paraissent respectés à la mi-journée, au fil de l’après-midi, le son donne l’impression d’être beaucoup plus fort devant certaines bodegas.

« Je ne suis pas là pour contrôler qui descend du bus »

Enfin, la ville de Nîmes a mis en place des transports en commun gratuits pour le feria de Pentecôte (samedi et dimanche). Une mesure coûtant 60 000 € à la collectivité. Difficile de savoir si cela a favorisé une hausse de la fréquentation : « Je ne suis pas là pour contrôler qui descend du bus », complète un patron de bar. Il n’en reste pas moins que les nouvelles mesures prises par la municipalité n’ont pas eu l’air d’altérer la fête ni l’affluence devant les bodegas.

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