Une nouvelle ère s’ouvre dans la cité manduelloise. Élu lors des dernières municipales, mettant fin à douze ans de règne de l’équipe de Jean-Jacques Granat, David-Alexandre Roux (centre droit) vient de recruter une nouvelle directrice générale des services. Philippe Falanga, en poste depuis dix ans, étant parti à la retraite. La direction générale des services est une fonction stratégique dans une collectivité : « Il consiste à piloter l’ensemble des services administratifs, tout en aidant les élus à mettre en place leur projet politique », explique Christelle Marck. Avenante, la nouvelle directrice des services publics s’attache, depuis son arrivée, à rencontrer l’ensemble des agents : « J’ai pris l’habitude de me déplacer pour rencontrer les agents avant les vacances d’été puis, en janvier, pour la nouvelle année. » De la considération permettant de démarrer sous les meilleurs auspices.
« J’ai passé six concours et examens professionnels ! »
Cette prise de fonction marque « une évolution de carrière » pour la Nîmoise. La fonctionnaire arrive du Pays d’Uzès, une intercommunalité au sein de laquelle elle a occupé, ces trois dernières années, le poste de directrice des ressources humaines. Toutefois, son champ d’action était assez large : « Les finances, les marchés publics et même la police intercommunale. » Au cours de ses 25 ans de carrière, la fonctionnaire a exercé dans plusieurs collectivités : département, intercommunalités, communes… Très attachée « au service public », Christelle Marck, titulaire d’un bac +4 en ressources humaines, a gravi tous les échelons, passant pas moins de « six concours et examens professionnels ».
Son parcours démarre au Département de la Charente. Agent de catégorie C, elle s’occupe de la gestion de la paie. Son arrivée dans le sud de la France, elle la doit à son mari, Jérôme Marck, ancien directeur général des services de la commune de Saint-Gilles puis, aujourd’hui, de La Grande-Motte. C’est là que commence « ma première expérience significative en RH », qui se fait à Villeneuve-lès-Béziers, une commune de 4 000 habitants. Ladite expérience se poursuivra au Département du Gard, sous les présidences de Damien Alary puis de Denis Bouad, avant celle de Laurent Perrigot, où elle se frotte à « la rigidité au changement » de certains agents.
Christelle Marck a aussi connu l’expérience de la « démutualisation » puis de la « remutualisation » au sein de la Ville de Nîmes. Arrivée en 2014 pour le poste mutualisé de chef du service Finances et Ressources humaines, son poste a été démutualisé en 2016, restant ainsi directrice adjointe des Ressources humaines pendant cinq ans. Une réorganisation illustrant la lutte de pouvoir qui se menait entre les deux anciens poids lourds de la droite : Jean-Paul Fournier, alors maire de Nîmes, et Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole. Finalement, « la couleur politique du maire ne compte pas vraiment. C’est plutôt sa vision, son projet et sa personnalité qui sont, pour moi, déterminants. »
Sa rencontre avec Manduel
Mère de jumeaux, la vie de Christelle Marck a été « assez sportive ». Les évolutions de carrière ont donc été mûrement réfléchies. Aujourd’hui, alors que ses deux garçons de 16 ans et demi sont plus autonomes, « j’estimais que c’était le bon moment ». Avant même de postuler, Christelle Marck est venue en repérage : « J’aime bien savoir où je mets les pieds… Je suis venue regarder les équipements municipaux, l’éclairage public, l’état de la voirie… » De quoi se faire une première idée des défis qui l’attendaient. En parallèle, elle s'est également intéressée au programme du maire et de son équipe : « En plus de la gestion courante des agents et de l'administration, il y a du challenge avec de nouveaux projets. » Et de citer notamment la transformation de la cave coopérative en nouvel équipement public.
La mayonnaise semble avoir pris avec le nouveau maire : « Il a cette passion qu'ont les maires pour leur village. Moi, j'ai un regard neuf et plus global de par mon expérience au sein d'autres collectivités… », conclut Christelle Marck. Une complémentarité essentielle entre l'élu et sa directrice générale des services, l'un fixant le cap politique, l'autre veillant à sa traduction concrète. Un tandem qui pèsera dans la réussite du mandat de David-Alexandre Roux à la tête de Manduel.