Publié il y a 1 an - Mise à jour le 26.01.2023 - Anthony Maurin - 4 min  - vu 1806 fois

NÎMES Jérôme Montantème, nouveau directeur général de l'Imperator Maison Albar

(Photo Anthony Maurin).

Jérôme Montantème, nouveau directeur de l’hôtel Imperator Maison Albar, est en poste depuis le début du mois.

"On aime faire plaisir à nos convives, c’est notre métier et nous devons faire attention à tous les détails. Nous devons faire un parallèle entre l’enchantement des clients et l’engagement de nos collaborateurs, voilà la base de mon métier", affirme d’emblée Jérôme Montantème, le nouveau directeur de l’hôtel Imperator Maison Albar.

L'hôtel Imperator à Nîmes, un cinq étoiles de 72 chambres. Un établissement qui abrite une brasserie (L'Impe) et un restaurant gastronomique (le Duende), deux étoiles au Michelin (Photo Anthony Maurin).

"J’ai eu un parcours simple et classique : j’ai fait toute ma carrière dans la restauration mais je voulais être chef de cuisine !" Pour Jérôme Montantème, Alain Solivérès a été son premier repère. Travaillant à Gordes avec lui à ses débuts alors qu’il n’avait que 17 ans, Jérôme vit trois mois chez lui. C’est lors de cette aventure qu’il comprend que le contact clientèle l’intéresse plus encore que la cuisine : "J’aime vendre la cuisine des autres !"

(Photo Anthony Maurin).

Une fois Gordes dans le rétro, c’est l’Armée que Jérôme doit affronter. Pas n’importe où. Le jeune homme qu’il était voulait travailler au service du président de la République. Il entrera au service de son ministre de la Défense de l’époque, François Léotard. "Quand j’en suis sorti, je suis arrivé en salle dans un restaurant deux étoiles place de la Madeleine à Paris (hôtel Vernet, NDLR)", à nouveau avec Alain Solivérès !" Il y reste quatre ans puis s’en va en direction du Royal Monceau pour prendre son premier poste de manager.

Jérôme Montantème (Photo Anthony Maurin).

"Tout est une histoire d’hommes… On m’avait promis l’enfer mais il s’est passé quelque chose de formidable pendant quatre ans. J’avais 28 ans.Viennent ensuite l’ouverture du Palais de la Méditerranée à Nice où Jérôme Montandème prend en charge la partie restauration et où il reste à nouveau quatre ans.

Un copain l’appelle pour lui faire part d’une nouvelle possibilité de carrière avec la Villa Florentine à Lyon. Il y restera six ans ! "J’ai toujours donné du sens à nos maisons et à notre travail. Je suis né en plein milieu du Beaujolais et Lyon est ma ville de cœur. J’arrive d’ailleurs à faire quelques parallèles avec Nîmes, notamment sur la gastronomie."

(Photo Anthony Maurin).

Après un autre passage sur la Côte d’Azur, enfin au pied de l’Esterel où il est à nouveau resté quatre ans au Miramar à Cannes, Jérôme acquiert de nouvelles compétences et poursuit son avancée.

À Paris, il croise Jacques-Olivier Chauvin de la maison Fauchon qui travaillait sur l’ouverture d’un établissement place de la Madeleine. "Ils cherchaient un DG, ça m’intéressait et étonnement j’ai été pris ! On parle quand même de Fauchon… Quand j’étais plus jeune et que mes parents étaient venus me voir, j’avais quasiment fait un crédit pour y acheter un gâteau…" Jérôme savoure et reste cinq années de plus à positionner cet établissement vers les cinq étoiles désirées. "Quand je suis parti, j’en ai pleuré car je n’oublie jamais le développement humain !"

(Photo Anthony Maurin).

Au tour de Nîmes… Comme souvent, c’est une opportunité par ricochets. "Le groupe allait ouvrir un hôtel à Nice mais le recrutement était bouclé. On m’a dit de venir à Nîmes pour voir. Je ne le voulais pas du tout mais j’y suis venu deux ou trois fois et ma première sensation a été confirmée, j’ai adoré ! Après quelques semaines, j’apprécie cette nouvelle étape dans ma carrière. C’est une maison historique aux valeurs importantes et avec deux excellents restaurants."

Voilà Jérôme Montantème nouveau directeur général de l’hôtel Imperator de la cité des Antonin. Lui, il aime le local, le partage, l’artistique, la qualité mais cela ne l’empêche pas de voir haut. "On a choisi de jouer en première division, tout le monde doit s’engager car on ne peut y arriver qu’en jouant tous ensemble. C’est pour cela que je prends autant de plaisir à travailler."

(Photo Anthony Maurin).

À Nîmes, il retrouve une bouffée d’air frais, les valeurs de la ruralité avec une histoire bien ancrée. "Je suis un gamin de la campagne !" S'il s'aperçoit que des clients ont des baskets, il peut lui arriver d’aller courir avec eux et de leur faire découvrir les plus jolis aspects de notre cité et de sa campagne environnante.

"Je suis heureux d’arriver à Nîmes et de rejoindre cette magnifique ville ! J’ai découvert une ville apaisante. Ce qui m’a aussi séduit, c’est l’équipe en place à l’Imperator, des femmes et des hommes de qualité, c’est important car la vie est une histoire de rencontres, ma vie est basée là-dessus. En tout cas, cela faisait longtemps que je n’avais pas vu une telle concentration de talents !"

(Photo Anthony Maurin).

Ces premiers défis à relever ? "On peut toujours aller plus loin dans le sur-mesure, le sens de l’accueil. Je suis heureux d’avoir mon bureau à l’entrée car je peux voir les clients arriver et les prendre en charge si besoin. Je veux que nos clients puissent connaître des choses qu’ils n’ont jamais vus ailleurs."

Faire plaisir, célébrer les grands moments de la vie, créer des attentions en ouvrant yeux et en tendant les oreilles, régaler les sens et oser être différents. Tels seront les leitmotivs de Jérôme Montantème. "Casser les codes avec mes collaborateurs qui sont des artisans ! Il n’y a pas de clients VIP dans un hôtels de 72 chambres. On sera en permanence au haut niveau. J’invite les Nîmois à passer les portes de l’Imperator car l’établissement leur appartient aussi, qu’ils ne se laissent pas impressionner par les étoiles ! On doit jouer collectif tous ensemble pour porter la destination Nîmes."

(Photo Anthony Maurin).

Et la feria ? Les choses ne devraient pas trop bouger. L’Impe restera un hôtel où l’on fera la feria. "Même si je ne connais rien aux toros et à la tauromachie, je suis curieux, je vais m’y intéresser car cela fait partie de l’histoire des lieux", conclut le nouveau DG de l’Impe Maison Albar. Le groupe fête ses 100 ans en 2023.

Anthony Maurin

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