Le 15 mars, les électeurs de 33 communes de Nîmes métropole éliront, dès le premier tour, leur conseil municipal. Le nouveau visage de Nîmes métropole commencera à se dévoiler, même si les communes de Nîmes, Manduel, Caveirac, Poulx, Saint-Génies et Saint-Gilles devaient, sur le papier, connaître un second tour, en raison du nombre de candidats. Alors pourquoi, dans ces 33 communes, le scrutin prendra-t-il fin le 15 mars ? Tout simplement puisqu’il n’y a qu’un ou deux candidats à départager dès le premier tour.
Des duels pour régler des successions
Dans le détail, il y a 18 communes où deux candidats s’affrontent. Si, dans certaines localités, les choix des successeurs font l’unanimité, ce n’est pas le cas partout. Dans cinq communes (Redessan, Bernis, La Calmette, Saint-Chaptes et Saint-Gervasy), des candidats se présentent face au choix des sortants. Par exemple, la troisième adjointe Catherine Rewucki, choisie par le maire de Saint-Chaptes, Jean-Claude Mazaudier, fera face à Valérie Chaneac, dont le mari est actuellement deuxième adjoint. À Bernis, Monique Bourdiaux et Fidèle Sebileau se disputent l’héritage de Théos Granchi. Ou encore, à La Calmette, le candidat Jean-Claude Skaff, soutenu par le maire Jacques Bollègue, fait face à Jean-Baptiste Antonelli.
Ces nouveaux maires qui veulent rempiler
Dans huit autres communes, les maires élus en 2020 souhaitent confirmer leur élection. Ils font face à des opposants, désireux de devenir calife à la place du calife. À Clarensac, à Fons et à La Rouvière, les maires sortants font face à des anciens alliés. Le Clarensacois Patrick Gervais affrontera Hélène Le Coq, son ex-première adjointe. À Fons, la maire et conseillère départementale, Maryse Giannaccini, est face à son ex-premier adjoint, Romain Biales. À La Rouvière, la toujours première adjointe, Agnès Flamme, se présente finalement contre le maire, Patrick de Gonzaga. Plus cocasse, à Rodilhan, le maire Patrice Planes, soutenu à l’époque par le maire sortant Serge Reder, se retrouve face à ce dernier qui, contre toute attente, a décidé de se représenter.
À Marguerittes, troisième commune de Nîmes métropole, le maire sortant Rémi Nicolas se retrouvera, comme il y a six ans, face à l’élu d’opposition et adhérent au parti de Marion Maréchal-Le Pen, Stéphane Guillemin. À Caissargues, le maire et vice-président de Nîmes métropole, Olivier Fabregoul, est face à Philippe Szymanski, un candidat qui n’est pas élu aujourd’hui. Situation similaire à Dions, où le maire Gérard Theotime affrontera Vincent Bechard. À Garons, le premier adjoint élu maire, Yves Rodriguez, suite au décès d’Alain Dalmas, fait face à Thomas Chimenti. À noter qu’à Garons, il n’y avait pas eu de deuxième liste depuis 2008.
Cinq sortants défendent leur titre
Enfin, dernière catégorie : les maires sortants souhaitant rester en fonction. À Langlade, Gaëtan Prévoteau, élu depuis 2014, fait face à son opposante au conseil municipal, Hélène de Volontat-Grégoire. À Gajan, la situation est plus tendue entre le maire sortant Jean-Louis Poudevigne, élu en 2014, qui fait face à Jean-Pierre Gazaix, ex-adjoint du maire Renaud André. À Milhaud, le maire Jean-Luc Descloux, élu lui aussi depuis 2014, est en duel avec Philip Bourrelly.
À Générac, Frédéric Touzellier, maire depuis 2008 et premier vice-président de l’Agglo, fera face à Loïc Jeanjean, soutenu par son ex-adjointe Myriam Favard. À Bouillargues, la deuxième adjointe répudiée pour avoir voulu se présenter aux municipales, Marie-Pierre Tronc, affronte le maire, en poste depuis 2009, Maurice Gaillard. Reste à savoir si ces duels conforteront les sortants ou réserveront quelques surprises pouvant revoir certains rapports de force à l’Agglo.