C’est le moment convivial par excellence et l’un des rendez-vous les plus prisés du public. Le cortège de la Pégoulade réunit petits et grands autour des boulevards et c’est symboliquement le premier événement de la feria. Cette année, c’est la bande dessinée qui sera à l’honneur avec 12 chars où l’on retrouvera Tintin, Astérix, les Schtroumpfs et bien d’autres géants du neuvième art. « Je trouve ça super et magique. Cela ne fait pas de mal dans ce monde de brutes. J’imagine l’œil émerveillé des enfants quand ils vont voir les chars arriver », s’enthousiasme Corinne Giacometti, l’adjointe aux Festivités et aux grands événements à la ville de Nîmes.
Le tour des boulevards et un départ à 20h30
Le parcours est le même que l’année dernière, c’est-à-dire qu’il débutera sur le boulevard Amiral Coubert, il passera par les boulevards Gambetta, Alphonse-Daudet et Victor-Hugo pour se terminer devant le musée de la Romanité avec un top départ à 20h30. C’est un écran vidéo diffusant un film consacré à la bande dessinée qui sera en tête du cortège. Le jeudi (jour de la Pégoulade), les chars seront acheminés et parqués sur l’avenue Carnot à partir de 5h du matin. Ils resteront sous surveillance toute la journée.
« On propose des thèmes et c’est la municipalité (en l’occurrence la municipalité Fournier, NDLR) qui choisit. On travaille avec du bois, du fer et du polystyrène. On essaye de recycler les chars d’une année à une autre, mais il y a une part des décors qui part à la déchèterie », explique Pascal Chaubed, le chef de service des Destivités à la ville de Nîmes.
Plus de 500 personnes accompagneront le cortège en musique avec la présence des écoliers et des associations. Quatre mascottes officielles du parc Spirou feront le déplacement de Monteux (Vaucluse) pour parader sur le char du célèbre personnage créé par Jean Dupuis en 1938. Pour concevoir les chars, les équipes techniques effectuent un travail de documentation. Afin d’illustrer celui consacré à Star Wars, une maquette a été achetée permettant de peaufiner les détails. Puis, pour Tintin, des recherches sur internet ont été nécessaires pour reproduire la combinaison d’astronaute de l’album « On a marché sur la Lune ».
« On ne s’interdit rien »
Pour trois heures de spectacles, les équipes techniques travaillent pendant plusieurs mois. Didier Monper, régisseur général de la Pégoulade, détaille l’investissement général : « On démarre à 7h du matin pour terminer à 17h et nous sommes entre cinq et huit personnes. Nous réutilisons les châssis, mais parfois, nous les aménageons, donc il y a un travail de ferronnerie. Ensuite, on construit avec le bois et nous concevons les éléments à côté. Généralement, nous nous divisons en deux équipes et chaque équipe s’occupe d’un char. Occasionnellement, on prend un peu de recul, pour mieux les retoucher, on ne s’interdit rien. »
« Devant le bar le Victor-Hugo, car c’est là qu’il y a le plus de monde et l’espace se resserre »
Avec l’expérience de ses six premières Pégoulades, le régisseur sait où se situe la difficulté : « Devant le bar le Victor-Hugo, parce que c’est là qu’il y a le plus de monde et l’espace se resserre. Visuellement, on perd un peu de profondeur sur le défilé. Il y a toujours un petit stress des pannes et de ressenti du public. » Les chars seront tractés par des voiturettes électriques et un quad suivra le cortège. Ce dernier permettra de remplacer un véhicule en cas de panne et des bombes anticrevaison sont prévues en cas de perte de pression pneumatique. Chaque char sera accompagné d’un régisseur et d’agents de sécurité, tout au long du défilé qui sera ouvert par la police municipale. Le budget de la Pégoulade 2026 est de 150 000 €.