À Alès, la feria de l’Ascension n’est pas qu’un simple rendez-vous culturel et pour cette édition 2026, l'équipe de Tempéras Alès Cévennes, portée par Didier Cabanis, Renaud Vinuesa et Manon Ribard, a voulu ces cinq jours de fête en guise de miroir d'une ville qui ose, qui préserve et qui transmet.
Pour les empresas, « fidèles à notre mission, nous n'oublions pas nos terres : deux grandes courses camarguaises aux trophées des As et de l’Avenir ainsi que nos traditionnels toro-piscine (jeudi et dimanche, NDLR) viennent sceller ces cinq jours de fête. »
Et la direction des arènes de poursuivre : « Cette année, la culture « torista » s’intensifie. Le samedi 16 mai, l'accent est mis sur le défi, le vrai : celui des hommes face à la noblesse sauvage. Nous avons imaginé un desafio complet entre le fer historique du Curé de Valverde et l'élevage biterrois de Robert Margé. Un duel de prestige relevé par un cartel qui a du cœur : l'expérience de Sanchez Vara, l'élégance de notre Rafi nîmois et la fougue de Carlos Olsina. L’après-midi, place à la transmission avec un mano a mano entre Matias et Rémy Asensio, deux minots qui en veulent, face aux erales de Barcelo et La Suerte. »
Le programme avait été pensé afin que le public des arènes puisse aller soutenir les footeux de l'OAC, mais les journées de championnat sont passées et le calendrier a bougé. Alors on reprend les horaires classiques, à savoir la novillada à 11h et la corrida à 17h.
Même l’affiche, signée Julien Servy, invite à un voyage entre hier et demain. Le Tempéras demeure un petit sanctuaire où l’aficion se vit sans fard. « Notre volonté est chevillée au corps : maintenir un engagement total vers des spectacles authentiques en faisant du toro, le roi de la piste, le fondement de notre projet. »
Mais en terre alésienne, l’ambition est simple, susciter l’émotion. « À Alès, nous ne cherchons pas le spectacle facile. Nous cherchons la vérité. Avec cette journée des défis, on a voulu faire plaisir aux aficionados qui aiment le sérieux. C’est un programme exigeant pour les hommes, mais c’est ce qui fait le sel d’Alès. On est fiers de nos choix et on a hâte de voir ça en piste. »
Commençons par le début : le mercredi 13 mai à 14h, la feria s’ouvre aux plus jeunes avec une initiation au raset, des ateliers pédagogiques et la découverte des traditions pour assurer la pérennité de cette culture, la rencontre avec les gardians, raseteurs, toreros… et un goûter offert aux enfants, le tout en partenariat avec la Coordination des clubs taurins de Nîmes et du Gard.
Le jeudi 14 mai à 16h30, une course au Trophée des As avec Z. Katif, T. Charrade, A. Checkade, E. Assenat, F.Martin, M. Boukharta, A. Cadenas... et Albigeois, Héraclés, Bel Ami, Zocato, Lou Conse, Magellan et Viano.
Le lendemain à 16h30 toujours, une course à l’Avenir avec Nectar, Borleu, Mandela, Léonidas, Prince, Pharo et Conse pour M. Boukharta, E. Assenat, A.Cadenas, H. Mayor, U.Castro.
Le vendredi soir (21h30), un hommage équestre à la culture locale. La soirée alésienne des gardians est un spectacle qui met à l’honneur les traditions camarguaises.
Le temps d’une soirée, gardians et cavaliers investissent la piste pour proposer des démonstrations équestres et des épreuves inspirées du travail en manade : tri du bétail, conduite, coordination et maîtrise du cheval. À travers ces tableaux, le public découvre un savoir-faire transmis de génération en génération, ancré dans la culture de la bouvine.
La journée des défis. Le matin, donc, le desafio des terroirs avec deux erales de Barcelo et deux autres de La Suerte.
Installé au Mas du Sire, près de Quissac, l’élevage de Michel Barcelo est bien connu des aficionados du sud. Issus d’origines Domecq, ses erales sont appréciés pour leur noblesse et leur mobilité. Ils avaient déjà marqué les esprits au Tempéras lors de la novillada 2024.
À Saint-Dionisy, dans la Vaunage, Joe Gabourdes a fondé La Suerte, un élevage jeune mais déjà remarqué. Ses erales, vifs et exigeants, avaient particulièrement brillé lors de l’édition 2025, avec un animal désigné meilleur eral de la matinée par le public d’Alès.
Face à eux, non pas trois novilleros sans picadors, mais deux pour un mano a mano rythmé de belles choses.
L'enfant du pays. Ceux qui l'ont vu débuter ici, dans ce même sable en 2024, savent que Matias n'est plus le même. 2025 a été l'année de sa révélation, celle où il a prouvé qu’il avait « le truc ». On se souvient de son triomphe à Bouillargues, de ses deux oreilles coupées à Hagetmau face à des novillos sérieux et de la sortie a hombros des arènes du Tempéras l’année dernière.
En face, Rémy Asensio a un parcours qui impose le respect : formé chez nous, il est parti affiner sa préparation en Andalousie, à l'école de San Fernando. Ce mélange de culture française et de rigueur espagnole donne une tauromachie carrée, structurée, engagée. Lauréat du bolsín de Vauvert et finaliste à Bellegarde en 2025.
Por la tarde, donc, après le bon petit repas qui va bien, un autre défi de ganaderias avec trois Curé de Valverde, un nom mythique de l'aficion torista et trois autres de chez Robert Margé.
Basé en Camargue et propriété de Jean-Luc Couturier, le fer du Curé de Valverde est célèbre pour ses toros sérieux, dotés d'une morphologie imposante et d'un tempérament combatif en piste.
Situé sur les terres de l'Aude, l'élevage de Robert Margé est aujourd'hui une référence incontournable des grandes ferias. Ses toros sont reconnus pour leur noblesse et leur capacité à transmettre une émotion forte lors du troisième tiers.
Pour affronter ce défi, le cartel réunit trois techniciens capables de s'adapter à toutes les conditions et bien connus des tendidos alésiens.
Un doyen et chef de lidia irréprochable. Véritable spécialiste des élevages dits « durs », Sánchez Vara a confirmé à Alès en 2025 son statut de lidiador d’exception : élu meilleur lidiador de la corrida du Curé de Valverde, il y. a démontré une maîtrise totale aux trois tiers et partagé des moments de banderilles remarqués par le public. Son expérience (et sa capacité à déminer les toros les plus exigeants) fait de lui la référence idéale pour diriger la course face aux Valverde.
Depuis son alternative, El Rafi s’est imposé comme une figure majeure des matadors de toros français ; à Alès en 2024, il a été l’un des toreros marquants de la feria, prenant le rôle de chef de lidia et obtenant une oreille après une prestation aboutie. Son toreo classique, sa finesse de main et sa lecture du bicho en font l’atout technique qui saura contrer la puissance des élevages présents.
Le Biterrois Carlos Olsina revient sur ses terres de prédilection. Courageux et totalement engagé, Carlos Olsina a triomphé à Alès en 2025 face aux toros de Valverde en sortant en triomphe après avoir coupé des oreilles, marque d’une faena volontaire et d’un estoc décisif. Représentant d’une génération qui n’hésite pas à se mesurer aux défis les plus exigeants, il apporte à ce cartel une dimension combative.
N’oublions pas les 200 places de corrida offertes pour les moins de 25 ans. Sur présentation de la pièce d’identité. Sous réserve de disponibilité. En partenariat avec l’UVTF !
Pour réserver vos places pour cette feria de l’Ascension 2026, c’est par ici.