Le grand débat des municipales, hier soir dans notre émission Le Club, n’aura sans doute fait changer d’avis que les indécis. Les convaincus, eux, sont confortés. Les 15 et 22 mars prochains, ils glisseront leur bulletin sans hésitation. Pour les autres, cette confrontation aura au moins eu le mérite de poser clairement les enjeux : sécurité, Nîmes Olympique, climat… et surtout le bilan de vingt-cinq années Fournier. Face à cet héritage, deux prétendants issus du même socle politique : Franck Proust, adoubé par le maire sortant, et Julien Plantier, candidat de l’Avenir Nîmois. À les écouter, les différences de fond sont ténues. Les lignes bougent peu. Les visions se ressemblent. La rupture annoncée ne saute pas aux yeux. La vraie divergence ? La méthode. Le style. L’incarnation. Mais est-ce suffisant pour parler d’alternative ? Notre sondage, confirmé encore ce matin, ne dit pas autre chose : au centre et à droite, beaucoup d’électeurs voient davantage de points communs que de fractures. La question n’est donc pas idéologique. Elle est stratégique. S’uniront-ils ? Probablement dès le soir du premier tour. Avant ? Impossible. Trop d’ambitions, trop d’entourages engagés, trop d’ego en jeu. Pendant ce temps, Vincent Bouget avance. Sans bruit inutile. L’union de la gauche ne tergiverse plus. Elle se projette. Concentrée. Les signaux humains et les études récentes lui sont favorables. La Rue Dorée n’est plus une hypothèse lointaine. Elle devient une possibilité crédible. Hier soir, sur le plateau, Vincent Bouget est resté dans sa ligne. Un discours posé, presque clinique. Celui d’un candidat qui se voit déjà dans le match final. Il parle à une partie des Nîmois qui veut tourner la page. Et il le fait sans forcer. Reste l’équation Pascal Dupretz. L’Insoumis a pris sa place dans le débat avec ses arguments. Moins rompu à l’exercice, mais fidèle à ses fondamentaux. À Nîmes, Jean-Luc Mélenchon a déjà prouvé qu’un socle existe dans la radicalité de gauche. La liste « Nîmes écologique et solidaire » peut accrocher le second tour. La vraie question est ailleurs : pour peser… ou pour diviser ? Au fond, cette élection pourrait se jouer sur un paradoxe simple : à droite, deux candidats qui se ressemblent trop pour s’affronter durablement. Et à gauche, des forces pourraient facilement gagner à condition de ne pas se disperser. Les Nîmois trancheront. Mais une chose est sûre : le match n'a jamais été aussi ouvert.
Publié il y a 2 h -
Mise à jour le 17.02.2026 - Abdel Samari - 2 min
ÉDITORIAL Municipales 2026 à Nîmes : un débat en direct pour un match très ouvert ?
Cette confrontation aura au moins eu le mérite de poser clairement les enjeux.
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Abdel Samari