Publié il y a 7 mois - Mise à jour le 08.09.2023 - Propos recueillis par Coralie Mollaret - 3 min  - vu 1344 fois

L’INTERVIEW Bernard Angelras, vice-président de Nîmes métropole à l'Environnement : « Du changement dans le ramassage des déchets »

Bernard Angelras, vice-président de Nîmes Métropole à l'Environnement

Bernard Angelras, vice-président de Nîmes Métropole à l'Environnement

- (Photo : Coralie Mollaret)

À partir du 2 octobre, la fréquence des tournées pour le ramassage des déchets est modifié. Dans certains quartiers nîmois, ils passeront de 3 à 2. Entretien avec le vice-président de Nîmes métropole à l'Environnement, Bernard Angelras.

Objectif Gard : Un habitant de Nîmes métropole jette en moyenne 330 kg d’ordures ménagères par an contre 250 kg pour un Français. Comment l’expliquer ?

Bernard Angelras : La réponse est très simple, nous trions moins. Dans nos bacs, il y a 30% d’ordures ménagères qui ne devraient pas y être ! Nous mettons en place avec l’ensemble des services et notre prestataire pour le ramassage des déchets, la société Suez, un plan d’action. Le but : inciter les gens à trier plus sérieusement. Qui dit tri, dit diminution d’ordures ménagères. Tout ce qui sera trié sera recyclé et revendu, ce qui permet d’avoir des recettes et moins de dépenses.

Depuis le 19 juin, les sociétés Suez et Paprec vont être rémunérées 12 M€ par an, jusqu’en 2029, pour ramasser les déchets et encombrants (relire ici). C’est bien ça ?

Oui, le marché de ramassage des déchets et encombrants de la ville de Nîmes datait de 2014. Il a fait l’objet de plusieurs avenants pour être en cohérence avec celui de la propreté. Quand je suis arrivé à la vice-présidence, il y a avait un déséquilibre financier depuis trois ans. Nous avons rehaussé le taux de Teom (Taxe d’enlèvement des ordures ménagères). Mais il était évident que l’ancien marché ne répondait plus aux enjeux écologiques ni financiers, d’autant que la TGAP (Taxe générale sur les activités polluantes) est en augmentation.

Vous lancez une grosse campagne de communication en septembre : à partir du 2 octobre, les rotations des camions pour le ramassage des déchets seront modifiées.

Oui. Nous avons six ambassadeurs sur le terrain chargés d’expliquer ces nouvelles modalités. On s’est aperçu que beaucoup de camions tournaient à vide : les gens n’avaient pas sorti leurs poubelles puisqu’elles n’étaient pas pleines. Sauf qu’à chaque fois qu’un camion circule, ça coûte de l’argent et ça rejette du CO2 dans l’atmosphère.

Quelles sont les modifications de ces rotations ?

Une nouvelle application « Mon service déchet » permettra aux usagers d’être informés au mieux. Dans l’écusson, le ramassage s’effectuera toujours sept jour sur sept. Dans les quartiers environnants (Richelieu, Gambetta, Révolution…), il y aura quatre passages pour les ordures ménagères et deux passages pour le tri. Dans les zones plus résidentielles où il y avait trois ramassages, ils seront ramenés à deux. Idem pour les secteurs mixte dans les plaines du Vistre ou des Costières. La fréquence est réduite à une fois par semaine pendant l’hiver.

Avec ces baisses de rotations, ne craignez-vous pas une hausse des dépôts sauvages ?

Non, il ne faut pas retenir une baisse des tournées. Comme je vous l’ai dit, les camions tournaient à vide dans ces zones. Il fallait donc optimiser. En matière de tri, les fréquences ont augmenté sur certains endroits. Des bacs de tri plus importants seront également mis à disposition chez les gens qui ont la possibilité de les stocker.

Vous avez répété plusieurs fois que le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, était bien d’accord avec ce nouveau dispositif. Pourquoi autant insister ?

Je crois qu’il est normal que lorsque l’on travaille sur une commune, le maire connaisse toutes les évolutions proposées. D’ailleurs, nous allons créer un local, au 8 rue Régale, pour informer les usagers. C’est une demande du maire de Nîmes et du président de Nîmes métropole. L’inauguration aura lieu le mercredi 13 septembre et ce local sera ouvert à compter du 19 septembre de 10h à 13h et de 14h à 18h.

Au 1er janvier 2024, les Français seront obligés de trier leur biodéchets. Comment Nîmes métropole peut les accompagner ?

Des composteurs sont distribués gratuitement selon les secteurs (relire ici). Nous travaillons avec la ville de Nîmes pour trouver des lieux sur la commune servant à expérimenter des composteurs collectifs.

Enfin, le centre des impôts du Gard s’est trompé dans le taux de Teom à appliquer la taxe foncière (relire ici). Êtes-vous inquiet ?

Non, pas du tout. Un taux de Teom de 11,71% a été voté en conseil communautaire. Si la DGFIP (Direction générale des finances publiques, NDLR) n’est pas capable de reprendre le taux voté, c’est leur problème. Ils vont réparer leur erreur. Ils sont dans l’obligation de le faire. D’ailleurs, ce n’est pas dans le Gard qu’ils s’en sont aperçus, mais à Paris.

Propos recueillis par Coralie Mollaret

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