À Nîmes Métropole, depuis trois ans, la situation de la Mission locale a fait couler beaucoup d’encre en raison de ses difficultés financières. L’association accusait un déficit de 556 000 € en 2022 et de plus de 700 000 € en 2023. Reprise en main par l’adjoint nîmois Frédéric Escogido et la nouvelle directrice, Mélynda Maufroid, la structure s’est progressivement redressée. En 2024, les comptes présentés attestaient d’un résultat positif de 545 000 €, pour un budget total de 4,5 millions d’euros.
Lors du dernier conseil municipal, les élus nîmois ont acté une subvention de 56 000 €. Celle-ci servira à soutenir la structure, qui emploie 75 salariés, dont 25 conseillers en insertion. Toutefois, la Mission locale n’est pas encore sortie d’affaire… Le mois dernier, une manifestation intersyndicale (CGT, CNT, UNSA, Solidaires) était organisée devant la préfecture pour protester contre le projet de loi de finances 2026 de l’État. Ce dernier prévoyant une diminution de 13 % des subventions versées aux missions locales.
Pour rappel, les missions locales accompagnent des jeunes âgés de 15 à 25 ans, connaissant souvent des situations de pauvreté. Leur rôle est de les remettre sur le chemin de l’emploi ou de la formation. À Nîmes Métropole, la structure assure un suivi individualisé auprès de près de 200 jeunes.