« Convaincus que l'intérêt général devait primer sur les logiques partisanes, neuf partis ont choisi, aux côtés de forces citoyennes, de se rassembler au sein de l'Union pour Arles et ont désigné Nicolas Koukas comme tête de liste. Cette union est une force, le résultat d'un travail exigeant fondé sur l'écoute, le dialogue, le respect des différences et la volonté d'agir ensemble. » Voilà la promesse faite.
Rassembler. C’était le souhait du candidat qui partira avec neuf formations politiques à ses côtés, deux de mieux qu’en 2020, mais il reste encore LFI et LO dans cette partie de l’échiquier politique. « Au printemps 2025, fidèle à cette dynamique, un collectif citoyen, l'Appel d'Arles, a réuni plus de 500 signataires. Ils ont exigé des forces de gauche et écologistes qu'elles dépassent leurs divisions pour redresser la ville et lui redonner un cap clair, juste et démocratique », lance Nicolas Koukas.
Pas à son coup d’essai quand on parle d’échéance électorale, Nicolas Koukas est prêt à ravir les clés de l’Hôtel de ville. Avec sa liste, il voit dans la verticalité décisionnaire de la municipalité sortante un contre-pied à prendre. « Douze démissions autour du maire sortant, ça fait beaucoup. Plus qu'une et ça nous portera bonheur ! », peut-on entendre dans les rangs de la liste l’Union pour Arles.
Rue de la République, là où sont quasi toutes les permanences de la campagne arlésienne, en ce samedi matin de marché tout le monde s’active mais le local de la liste L’union pour Arles fourmille. « C’est un projet ambitieux, réaliste et financé pour une ville plus juste, plus forte. » Grand jour pour l’équipe qui présente son programme issu de longs mois de travail et de concertation.
« Je me présente devant vous avec l'énergie, l'expérience et la détermination de travailler au service de toutes et de tous. Je ne suis pas là pour promettre ce qui ne peut pas être tenu. Je suis là pour agir, trouver des solutions concrètes et rendre Arles plus juste, plus humaine et plus solidaire. Mon engagement est clair : remettre les habitantes et les habitants au cœur de la ville, renforcer nos services publics, protéger notre patrimoine, accompagner la jeunesse et préparer notre avenir écologique et économique. Chaque décision sera guidée par l'écoute et la proximité », assure la tête de liste.
Programme en trois axes
Pour le candidat, il faut agir. « Arles traverse un moment décisif de son histoire démocratique. Le constat est sans appel : les décisions se prennent loin des habitantes et des habitants, sans concertation réelle, sans vision partagée, et avec trop de promesses non tenues. Les Arlésiennes et les Arlésiens en ont assez d'une mandature verticale négligeant des services publics municipaux pourtant ancrés depuis des années par les municipalités de gauche successives. »
Une ville juste, humaine et fraternelle avec des services publics de proximité dans chaque quartier et chaque village, une ville propre, l’accès à la santé partout et pour tous, la rénovation des groupes scolaires, la lutte contre la vie chère et l’autonomie des personnes en situation de handicap. Une place accrue pour les activités sportives et une place plus importante pour une ville inclusive, solidaire et féministe.
Pour la tête de liste, « Les services publics sont importants pour Arles parce que, dans le contexte national qu'on vit, nous constatons le désengagement de l'État. Il faut donc redonner de la force aux services publics. La commune va jouer son rôle de bouclier, notamment pour les familles de classe moyenne et modeste. La question du service public se pose à l'échelle de tous les quartiers, de tous les villages. »
Une ville qui protège pour une sécurité du quotidien, sans discrimination. Une attention particulière au logement avec une régulation (notamment des BnB), une envie de favorisation du bien vivre ensemble et la garantie et la défense des libertés associatives et syndicales sur la commune.
« Pour la protection des Arlésiens, parlons de la santé et de la sécurité… C'est-à-dire qu'on est passés de 59 à 36 médecins, donc il faut que le maire déroule le tapis rouge pour que des médecins reviennent sur notre commune. Sur la sécurité, ce n'est pas qu'un sujet de droite ou de gauche, c'est un sujet qui concerne les républicains, mais il ne faut surtout pas oublier le mot « prévention » qui le fut pendant six ans », brosse Nicolas Koukas.
Enfin, troisième axe, l’avenir avec la préparation d’un futur écologique et numérique de la commune. L’enfance et la jeunesse seront ainsi placées au centre des décisions structurantes du prochain mandat. L’économie, que la liste veut locale et forte, ne sera pas oubliée car devant être au service des habitants. Enfin, gestion et valorisation du patrimoine sans omettre les investissements utiles au futur arlésien seront sur le programme proposé aux urnes les 15 et 22 mars prochains.
Nicolas Koukas et son équipe vont en profondeur. « Pour le troisième axe, nous voulons une ville tournée vers l'avenir avec les questions de transition écologique et de l'économie au centre de nos idées. On nous avait promis des dizaines et des dizaines d'entreprises, là, on vient de nous promettre 1 000 emplois, mais ce n'est pas le maire qui fera venir 1 000 emplois, ce sont les entreprises ! Et autant dire qu’on ne parle pas des grosses entreprises de 500 salariés viendront, pour nous, nous voyons plutôt des entreprises d'innovation ciblées sur des spécificités territoriales et sur des thématiques particulières. »
La culture doit servir le tourisme pour que les visiteurs aient envie de venir mais aussi et surtout de revenir, cela n’empêchera pas la prise en compte des problématiques, nombreuses, rurales, qui bousculent la vie arlésienne. « Ces derniers mois, citoyennes et citoyens de l'Appel d'Arles et partis politiques ont construit ce programme qui est un programme solide, cohérent et ancré dans les réalités locales. Un programme de rupture avec la politique conduite par le maire actuel pour plus de justice sociale, plus de solidarité, plus de sécurité et plus de démocratie locale. »
Les autres listes arlésiennes :
Patrick de Carolis, maire sortant et candidat proche d’Horizons (mais sans étiquette) avec la liste « Arles au cœur ».
Jean-Michel Jalabert, candidat démissionnaire de la majorité municipale avec la liste « Plus proche d’Arles ».
Rémy Benson, candidat du Rassemblement national avec la liste « Fiers d'être Alésiens ».
Jecilla Regad, candidate de La France insoumise avec la liste « Arles populaire, digne et solidaire ».
Anne Testut, candidate Lutte ouvrière.