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LA CGT 30 PROFITE D’UNE « OPÉRATION ÉLECTORALISTE » DE SARKOZY POUR RÉAFFIRMER SES EXIGENCES SOCIALES

Simon Gevaudan, responsable national CGT et Freddy Bauducco secrétaire départemental CGT, ont fait entendre leur voix, ce matin, devant la Préfecture du Gard à Nîmes. Photo DR/S.Ma
Simon Gevaudan, responsable national CGT et Freddy Bauducco, secrétaire départemental CGT ont fait entendre leur voix, ce matin, devant la Préfecture du Gard à Nîmes. Photo DR/S.Ma

Alors que Nicolas Sarkozy recevait à l’Élysée les principaux représentants des syndicats à l'occasion d'un "sommet social pour l'emploi", la CGT du Gard, comme leurs "camarades" partout en France, se mobilisait devant la Préfecture du Gard, à Nîmes pour faire entendre leur revendication. À 11h30, il était encore trop tôt pour glisser quelques indiscrétions sur le contenu de la réunion qui se déroulait à Paris avec le chef de l’État. "Pour le moment rien n'a filtré. Mais nous ne nous attendons pas à des miracles" lance Freddy Bauducco, secrétaire départemental de la CGT.

Et pour cause. Cette réunion "improvisée" à moins de 100 jours de l'élection présidentielle et "la re-découverte de l'existence du dialogue social", sonne faux pour les syndicats. "Nous ne sommes pas dupes. L'appellation d'origine de la rencontre de ce jour, "sommet social pour l'emploi" a vite disparu pour se transformer en sommet anti-crise" a déclaré Simon Gevaudan, responsable national CGT. "Une imposture" qui malgré permet aux syndicats, et notamment à la CGT, de présenter une série de "remèdes" pour contrer l'une des dernières propositions de Nicolas Sarkozy : la modification des règles de financement de la sécurité sociale afin "d'alléger le coût de travail" avec le projet d'une TVA sociale. Le tout agrémenter d'autres prises de position de la part de quelques membres du Gouvernement : "diminuer les droits des salariés, les prérogatives des représentants du personnel, la facilitation et la simplification du recours au chômage partiel pour les entreprises" etc.

"Il est grand temps de mieux répartir les richesses, au lieu de toujours sacrifier les salariés glisse Freddy Bauducco. À Simon Gevauan d'ajouter : "La CGT réaffirme ses dix exigences face au chantage sur les droits sociaux." En tête de liste de ses dix exigences, la revalorisation des salaires, des pensions et des minimas sociaux. "Nous souhaitons que le SMIC brut atteigne les 1 700€. C'est possible." Mais où trouver l'argent ? "Il suffit de taxer les revenus financiers des capitaux au même niveaux que des salariés. Ainsi, on pourrait gagner près de 30 milliards d'euros." Et bien entendu, il faut aussi regarder du côté des actionnaires du CAC40 qui "ont augmenté leurs dividendes de plus de 34% en 5 ans. Près de 43 milliards cette année, soit 12 fois plus que ce qui est versé au titre de l'impôt sur les sociétés, ils se gavent !"

Autres exigences pour aller contre cette "mauvaise répartition des richesses qui depuis 20 ans dirige la France vers la crise", la suppressions des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires qui "représente 3 milliards d'euros de perte par an pour la Sécurité Sociale", stopper la suppression d'emplois, taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux etc.

Bref, la liste est longue et reste à savoir si Nicolas Sarkozy accordera un regard attentionné à ces exigences. À quelques moins des présidentielles, tout est possible...

L'issue du sommet social selon la CGT par voie de communiqué de presse

"Diverses mesures ou intentions ont été annoncées par le Président en fin de Sommet. Aucune d’entre elles n’est susceptible d’avoir un impact réel sur la situation de l’emploi.

Encore une fois, les employeurs obtiennent immédiatement un nouveau cadeau pour un dispositif zéro charge pour  l’embauche d’un jeune dans les petites entreprises.

Une mission a été confiée à Gérard Larcher pour remettre à plat l’ensemble de la formation professionnelle dans deux mois.

S’agissant du chômage partiel dont les modalités devraient être simplifiées, la CGT a exigé – et a priori obtenu – qu’une même entreprise ne puisse alterner des périodes de chômage partiel et des périodes avec des heures supplémentaires défiscalisées.

Quant aux mesures structurelles, TVA sociale ou accord de compétitivité, le chef de l’Etat est resté flou et devrait s’exprimer avant la fin du mois sur ces arbitrages.

L’accord de compétitivité consisterait pour un employeur à négocier un accord collectif autorisant la baisse des salaires ou la révision du temps de travail au nom de la préservation de l’emploi sans que le salarié n’ait plus de recours pour exiger le respect de son contrat de travail." [Fin de citation du communiqué de presse]

 

 

 

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