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LES SURVEILLANTS BLOQUENT LES PORTES DE LA MAISON D’ARRÊT DE NÎMES

Un vent de protestation souffle sur la Maison d'arrêt de Nîmes. En cause, une surpopulation des détenus et des violences faites aux surveillants de plus en plus nombreuses. Ainsi le syndicat régional FO pénitentiaire mené par Philippe Asencio, a appelé à un mouvement de grève ce mardi 28 février.

Très tôt dans la matinée, une poignée de surveillants en colère se sont réunis devant les portes de la Maison d'arrêt de Nîmes, ne laissant passer que les infirmières et les gardiens devant malgré tout assurer leur activité. "Le médecin psychiatre n'est pas entré" lance Philippe Asencio. Et pour cause, depuis quelques temps, les surveillants ont remarqué que les détenus envoyés en cellule disciplinaire suite à une agression, étaient "sur ordre de l'officier responsable du quartier disciplinaire", internés en hôpital psychiatrique. "Il ne veut pas s'encombrer d'individus potentiellement dangereux et préfère les faire interner. Le problème c'est qu'en allant en hôpital psychiatrique, les détenus sont dispensés de leur sanction disciplinaire. Ils ne sont pas punis. Quant aux sanctions pénales, elles sont encore trop faibles, 10 mois de prison maximum. Nous nous demandons à ce qu'ils aient 12 mois de prison ferme sans remise de peine pour qu'ils comprennent qu'on ne touche pas à un surveillant en tenue" s'indigne le délégué régional FO pénitentiaire.

Du côté de la direction représentée par Christine Charbonnier depuis 2006, nous sommes bien loin des révélations, droit de réserve oblige. La directrice de la Maison d'arrêt de Nîmes accompagnée de Yannick Janas, directeur départemental de la sécurité publique du Gard, on reconnaît toutefois un phénomène de surpopulation dans l'établissement. Comment faire autrement lorsqu'on sait que 360 détenus sont incarcérés dans le bâtiment qui compte 192 places et qu'une trentaine d'entre eux dorment sur un matelas à même le sol. "Nous essayons de maintenir un certain équilibre dans l'établissement en effectuant notamment des transferts à Villeneuve-lès-Maguelones ou à Béziers. Ce problème de surpopualtion fait l'objet d'une réflexion de longue date" précise Christine Charbonnier sans toutefois apporter de solutions sur les violences faites aux surveillants.

Le mouvement reconduit ?

Entourés par une trentaine de policiers, les manifestants ont lâché un peu de leste vers 9h30, laissant passer quelques instituteurs. "Nous allons filtrer les entrées tout au long de la journée. Bien sûr, nous laisserons passer les familles pour les parloirs. Hormis cette exception, nous n'ouvrirons pas les portes aux personnes extérieurs à la prison. Et le mouvement de grève pourrait bien se poursuivre demain" menace Philippe Asencio. Déjà bien échaudés, les surveillants ont appris que le détenu qui avait agressé un moniteur de sport le lundi 230 janvier, aurait été sorti de sa cellule disciplinaire pour être mené en hôpital psychiatrique. Une forme de provocation pour ces hommes et femmes qui font face aujourd'hui "à de plus en plus de pressions avec de moins en moins de moyens."

 

 

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