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AU QG DE L’UMP À NÎMES : « LA VIE POLITIQUE EST FAITE DE HAUTS ET DE BAS, NE SOYONS PAS TRISTES ! »

Ce dimanche soir au QG de l'UMP à Nîmes, les militants ont hurlé leur déception à l'annonce du résultat du second tour de l'élection présidentielle 2012. Photo DR/S.Ma

« On va pas faire la fête mais il ne faut pas baisser les bras.» C’est avec ces mots lâchés un peu plus d’une heure après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle 2012, que Jean-Paul Fournier, sénateur-maire (UMP) de Nîmes, a voulu  réconforter, tant bien que mal, les militants UMPistes réunis au quartier général nîmois du parti planté à quelques mètres des Jardins de la Fontaine.

Nicolas Sarkozy a perdu sa place de président, c’est un fait. Mais face à la déception gravement affichée sur les visages des partisans de la Droite, Jean-Paul Fournier a tenu à se montrer combattif. « Dans son discours, Nicolas Sarkozy a fait preuve de dignité. Il a montré que c’est un grand président qui  marquera la V République. Charge à nous maintenant de travailler sur le 3ème combat, celui des législatives.» Un combat lors duquel la Droite va devoir se démener si elle ne veut pas voir la Gauche s'emparer de tous les pouvoirs : départements, régions, Sénat et maintenant l'Élysée. "Avec 51,20% des suffrages dans le Gard pour Nicolas Sarkozy, dans un département traditionnellement à Gauche" le sénateur-maire y croit. "On va résister, on va travailler, la vie politique est faite de haut et de bas, ne soyons pas tristes."

Jean-Paul Fournier, le sénateur-maire de Nîmes, entouré de son premier adjoint Franck Proust et de son adjoint à la sécurité, Richard Tibérino, a demandé aux militats de rester combattifs à la veille des législatives. Photo DR/S.Ma

Malgré un discours presque paternaliste, Jean-Paul Fournier a eu du mal à remonter le moral des militants qui quelques minutes avant, scotchés devant l'écran de télévision au quartier général de l'UMP à Nîmes, avaient hurlé à l'annonce des résultats. Ce dimanche 6 mai 2012, François Hollande est devenu le nouveau président de la république française face au président sortant Nicolas Sarkozy (51, 9% - 48, 1%). "La démocratie a parlé, lançait alors très déçue, Émilie, 30 ans, gérante d'une agence immobilière à Nîmes. Nous les militants UMP, nous avons voté pour la France et je pense qu'on va à la catastrophe avec François Hollande. Avec lui, tout est dépense et ce sont les classes moyennes qui vont en souffrir." La pilule a dû mal à passer. Et la provocation des électeurs socialistes qui sont passés et repassés devant le QG UMP nîmois, n’hésitant pas à crier « Vive Hollande »,  le tout agrémenté d’un levé du majeur peu élégant, n’a pas arrangé les choses. « Aujourd’hui, j’aurais du mal à écrire le mot « France » avec un « f » majuscule. Le peuple s’est exprimé certes, mais je me demande ce que le dieu fera. Le président-sortant a vécu un mandat marqué par la crise. Ségolène Royal aurait-elle pu faire mieux ? Moi j’ai posé cette question à des électeurs de tous bords et la réponse était à chaque fois « Non ». Mais avec la victoire de François Hollande, on va en avoir la preuve par A+B » s’emporte Julien Boulaire, ancien président de l’UNI à Avignon. L’attaque est de bonne guerre, même si elle ne permet pas aux militants et sympathisants de redresser la tête. Certains même ont pris des décisions radicales : « Dès ce soir, je vais en Espagne », a-t-on pu entendre au détour d’une conversation téléphonique. Pas sûre que ce soit la meilleure des décisions…

Cinq ans, un mandat trop court...

"Je porte toute la responsabilité de cette défaite." L'allocution prononcée ce dimanche soir par Nicolas Sarkozy à la Maison de la Mutualité sonne juste du côté de la capitale gardoise. C'est en tout cas ce que l'on comprend dans la réaction de Richard Flandin, délégué à la 1ère circonscription : "Les Français n'ont pas compris le mandat de Nicolas Sarkozy. Il s'est montré trop actif, faisant réforme sur réforme, sans que les gens ne comprennent pourquoi. Il aurait peut-être fallu qu'il explique plus sa politique."

Pour Franck Proust, Député européen et premier adjoint au maire de Nîmes, l'explication de la défaite du candidat UMP ne tiendrait au manque de pédagogie, mais plus à un délais de mandat trop court tiraillé par une crise mondiale "extraordinaire." "Les Français ne se sont pas aperçus à quel point la crise a frappé l'Europe. Et pourtant, en France, personne n'a subi une baisse des salaires, une baisse des pensions de retraite etc. La France s'en est mieux sortie que n'importe quel autre pays européen. Maintenant que la Gauche est passée au pouvoir, je souhaite que François Hollande ne reviennent pas sur les fondamentaux qui ont fait que la France a tenu face à la crise." À Julien Plantier, conseiller municipal délégué à la jeunesse, de reprendre : "Il faut être honnête, c'est une grosse défaite. Mais pour les cinq années de mandat de François Hollande, nous allons essayer d'être constructifs et il faudra qu'il y ait un consensus entre la Gauche et la Droite, ce que nous avons essayé de faire lors du mandat de Nicolas Sarkozy."

 

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