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TRAIN ALÈS-SAINT-AMBROIX : Une ligne sous haute tension

Thierry Ferré, sourit, en attendant samedi...

Ce midi, le train de 12h17 qui devait relier Alès à Bessèges n'est pas parti. Faut-il y voir un signe avant-coureur à la fermeture de la ligne prévue ce samedi ? Une chose est certaine, une poignée de résistants ne compte pas laisser les choses en l'état. Regroupés sous le "collectif de défense de la ligne Alès-Bessèges", les quelques membres se sont réunis ce midi en gare d'Alès pour sauver leur ligne.

Thierry Ferré, porte-parole du collectif, revient sur les origines de cette ligne :"Elle a plus de 150 ans, c'est l'une des premières lignes de France. Autrefois, elle alimentait les mines et aussi le port de Beaucaire. Aujourd'hui, il y a six trains en circulation par jour pour parcourir les 32 kilomètres qui séparent les deux villes. Si la SNCF maintient sa décision d'arrêter la circulation, ce seront 18 cheminots qui se retrouveront sur le carreau".

La médaille a toujours son revers. Si l'ancienneté de cette ligne fait partie de son charme, elle est aussi la principale raison de la fermeture : trop vétuste donc trop de travaux. Il faudrait 10 millions d'euros pour la restaurer et la sécuriser. "Ça ne représente que deux ronds-points !, s'exclame le porte-parole du collectif et responsable CGT des cheminots, et s'il y a une véritable volonté politique, on peut y arriver". L'homme vient probablement de mettre le doigt sur un point sensible : la fameuse volonté politique. "Si on résume, on a déjà trouvé 5,6 millions d'euros sur les 10 nécessaires. Mais aucun membre du conseil régional de Languedoc-Roussillon n'est venu à la réunion du 25 juin dernier (lire notre article). On ne sait pas s'ils comptent nous aider et quand ?". Comparée à d'autres acteurs du projet, la Région semble effectivement avoir un train de retard. De son côté, Max Roustan, président du Grand Alès, a décidé de mettre la pression au conseil régional en lui demandant de mettre la main à la poche. Sans cela, il se retirera à son tour du projet. Rien de gagné, donc.

Le collectif, bien loin de tous ces enjeux politiques, se réunira le samedi 7 juillet à 11 heures en gare de Saint-Ambroix. Tous ceux qui souhaitent les soutenir et protester contre la fermeture de la ligne sont les bienvenus.

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

 

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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