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ALÈS Trois artistes, trois univers pour une exposition liée à la Bambouseraie

ex situAu Pôle culturel et scientifique de Rochebelle à Alès du 27 juin au 15 septembre 2013. L’exposition Ex situ3 est conçue comme un prolongement de la majestueuse présentation en plein air qui a lieu concomitamment à la Bambouseraie de Prafrance (Voir ici). Trois artistes qui ont produit des oeuvres spécifiques pour le parc d’Anduze exposent ici des œuvres antérieures. Marie-Jésus Diaz, Françoise Jolivet et Dominique Lonchampt ont en effet une production multiple ; les découvrir ou les redécouvrir permet de deviner un cheminement, de retrouver des similitudes ou parfois de saisir des ruptures dans leur démarche.
Les trois artistes proposent à Alès des pièces qui entrent en résonance avec celles créées pour la Bambouseraie. C’est donc bien un dialogue qui s’établit entre les deux lieux d’exposition : clos ou ouvert, intime ou labyrinthique, ces deux espaces si différents souhaitent offrir des points de vue multiples sur les oeuvres enthousiasmantes de trois artistes plurielles.

Marie-Jésus Diaz. Les seize images exposées à Alès cet été font partie de la série Hivert (2008-2010) qui consiste en une recherche sur le graphisme des arbres en hiver. Cette série précède le travail sur le graphisme des feuilles Tapiz (2010-2012) ; les dix images de cet ensemble, présentées à la Bambouseraie, ont été réalisées grâce à une résidence dans le parc en 2012. Marie-Jésus Diaz utilise un appareil numérique puis retravaille ses photographies en procédant à des collages : plusieurs prises de vues du même sujet sont nécessaires (axes et distances différents) pour composer la musique visuelle propre à chaque végétal.

Françoise Jolivet. Les bannières et les potirons scarifiés de Françoise Jolivet présentés au Pôle de Rochebelle permettent d’apprécier le cercle mystérieux du Temple des colonnes-bambous niché au coeur de la Bambouseraie, et les formes multiples auxquelles l’artiste soumet ses cucurbitacées.
La verticalité de l’arbre, comme un écho déchristianisé aux piliers des églises, est un motif récurrent dans l’oeuvre de Françoise Jolivet. Dessinés sur des toiles de lin anciennes, les arbres exposés à Alès sont à la fois très présents car très contrastés, mais en même temps évanescents car modelés par l’accumulation de minuscules traits qui leur confèrent volumes et lumière. La suspension et la succession des grands pans de tissu donnent au visiteur l’envie de cheminer parmi eux : Françoise Jolivet crée des forêts mystérieuses et envoûtantes, faites de tissus mouvants ou de colonnes végétales étrangement inversées.

Dominique Lonchampt. Sculpteur, Dominique Lonchampt travaille depuis longtemps la pierre, et notamment la magnifique pierre grise de Tavel (extraite dans la commune du même nom à l’est du Gard).
Le questionnement sur « ce qui reste » autour de la sculpture proprement dite l’a progressivement amenée à explorer, entre autres pistes, l’univers des insectes et du végétal. Les « boucliers » de l’oeuvre De cape et d ‘épée présentée à Alès évoquent de gigantesques élytres, que des coléoptères géants auraient déposés délicatement ; en contrepoint les petites mouches de pêche qui essaient de s’échapper de leurs boîtes paraissent bien minuscules ! Les « Esprits graphiques » qui processionnent dans la salle ne sont pas sans rappeler eux aussi le petit peuple de phasmes qui hantent la Bambouseraie.
Dans d’autres oeuvres, Dominique Lonchampt rend hommage à de grands artistes du XXe siècle qui ont suscité chez elle réflexion et émotion. Ainsi son Hommage à Louise Bourgeois reprend à la fois un matériau (le tissu) et un motif (les parties de corps), chers à la plasticienne franco-américaine.

 

Sculpteur, Dominique Lonchampt travaille depuis longtemps la pierre, et notamment la magnifique pierre grise de
Tavel (extraite dans la commune du même nom à l’est du Gard).
Le questionnement sur « ce qui reste » autour de la sculpture proprement dite l’a progressivement amenée à explorer,
entre autres pistes, l’univers des insectes et du végétal.
Les « boucliers » de l’oeuvre De cape et d ‘épée présentée à Alès évoquent de gigantesques élytres, que des
coléoptères géants auraient déposés délicatement ; en contrepoint les petites mouches de pêche qui essaient de
s’échapper de leurs boîtes paraissent bien minuscules ! Les « Esprits graphiques » qui processionnent dans la salle
ne sont pas sans rappeler eux aussi le petit peuple de phasmes qui hantent la Bambouseraie.
Dans d’autres oeuvres, Dominique Lonchampt rend hommage à de grands artistes du XXe siècle qui ont suscité
chez elle réflexion et émotion. Ainsi son Hommage à Louise Bourgeois reprend à la fois un matériau (le tissu) et
un motif (les parties de corps), chers à la plasticienne franco-américaine.

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