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MUSEE DE LA ROMANITE. Volée de bois vert (et rouge) contre le projet de Jean-Paul Fournier

Maquette du projet présenté en janvier dernier à Paris. D.R/C.M
Maquette du projet présenté en janvier dernier à Paris. D.R/C.M
Maquette du projet présenté en janvier dernier à Paris. D.R/C.M

Après le vote d'une subvention de 5 millions d'euros pour le Musée de la romanité, par le conseil communautaire, la gauche de la gauche exprime sa vive opposition au projet. Le Musée de la romanité reste l'un des enjeux des municipales nîmoises. 

JP Fournier
Jean-Paul Fournier. D.R/C.M

Pauvre petit musée… Pas encore sorti de terre qu'il reçoit déjà une volée de bois vert (et rouge) de l'opposition. Inutile de préciser que le projet du maire Jean-Paul Fournier est déjà bien ancré dans le débat pour les municipales nîmoises. D'un côté la majorité UMP et certains commerçants du centre-ville, notamment ceux de la rue de la République, satisfaits à l'idée de créer un nouvel outil touristique et un hôte “adéquat“, pour exposer les trésors romains de la cité.

Coût du projet. De l'autre, les opposants au musée : candidats déclarés ou non à la mairie de Nîmes. Il y a d'abord le PS mais aussi l'UDI, pas très emballés par l'idée. Ces derniers préféreraient que la municipalité finance d'autres projets… Reste à savoir lesquels. "Il y a d'autres choses à faire plus urgentes. On devrait attendre, surtout à la vielle d'une échéance électorale", s'était prononcée Françoise Dumas, candidate PS aux municipales. Par la voix de l'adjoint aux finances Yvan Lachaud, l'UDI émet de sérieuses réserves quant à la création de cette bâtisse de 10.000 m2. Selon lui, la facture serait salée : 90 millions d'euros contre 60, selon l'équipe Fournier.

Françoise Dumas. D.R/C.M
Françoise Dumas. D.R/C.M

Les critiques les plus vives proviennent du Front de gauche, du groupe écologiste et du Front national. Après le coût du projet, Yoan Gillet, candidat frontiste, avait taclé le maire : "Il eût été judicieux de commencer par solliciter des partenaires financiers avant même d'entamer ce projet". Sollicité, le président du conseil général a expliqué sa volonté de ne pas financer un tel projet, qui ne fait pas parti des compétences de sa collectivité.

La semaine dernière, le brasier a été rallumé par la délibération du conseil communautaire, attribuant 5 millions d'euros au projet. A travers deux communiqués distincts, le présidente du groupe communiste au conseil municipal, Catherine Bernié-Boissard, et la candidate Front de gauche aux prochaines municipales nîmoises, Sylvette Fayet sont montées au créneau.

Catherine Bernié-Boissard s'interroge d'abord sur cette subvention, attribuée par les élus communautaires : ""Dans ce contexte, pour tenir l'engagement pris, pouvez-vous solennellement indiquer à la population que la communauté d'agglomération n'instaurera pas une taxe additionnelle qui viendrait alourdir les impôts locaux déjà très élevés?".

Sylvette Fayet D.R/C.M
Sylvette Fayet D.R/C.M

"Ce projet de musée va coûter 60 millions d'euros aux nîmois, chiffres qui seront certainement dépassés sans parler des coûts de fonctionnement. Rappelons qu'un tel musée existe déjà à Arles et un autre se construit à Narbonne. Il y a certainement d'autres urgences à Nîmes", rétorque Sylvette Fayet. Et d'assurer que si le Front de gauche est élu : "nous ne poursuivrons pas ce projet dispendieux et non prioritaire". Reste à savoir ce que décideront les Nîmois…

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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9 commentaires

  1. comme si Nîmes n’était pas assez endettée. Comme si nos taxes foncières et d’habitation n’étaient pas les plus exorbitantes de France? il serait de temps de faire des économies M. le maire au lieu d’avoir la folie des grandeurs. On est en crise M…. !!!!!

  2. Ce projet n’a pas de raison d’être. En premier lieu parceque la Culture doit être dans la rue, à l’image de Mont-de-Marsan qui expose l’art dans ses rues, et en second lieu parceque Nîmes ne rivalisera JAMAIS avec le musée archéologique d’Arles ou sont exposés le dernières trouvailles du rhone : le buste de César et un bateau entier de l’époque. Faut être réaliste et pas vouloir être plus gros que le boeuf!

  3. il ne reste plus que le tourisme pour sauver la France
    De la même manière, refaire les boulevards autour de l’écusson est une nécessité
    pour améliorer le caractère ringard actuel de ces avenues.
    vous pensez que l’industrie de la brandade va dynamiser la ville ?

  4. Comment des candidats aux élections municipales nimoise peuvent-ils dirent  » amis touristes aller voir ailleur il existe un très beaux musée à Arles et Narbonne c’est n’est pas la peine de venir chez nous ». Notre ville à besoin d’un développement touristique Cela passe évidement par le musée de la romanité. Il faut absoluement créer un atrait touristique dans cette ville comme l’a fait en son temps carré d’art, projet qui avait fait couler beaucoup d’encre et que maintenant plus personne ne conteste. Un homme politique doit avoir une vision d’avenir pour sa ville, et pour le moment seul JP Fournier possède cette qualité. C’est très bien de gérer la ville au quotidien comme un village de campagne, mais on demande autre chose à un Maire d’une grande ville. Sans ce projet, pendant encore combien de décénie (dejà 25 ans son passées) doit-on voir cette friche en face un des plus beaux amphithéatre de ce monde…..

    1. la médiathèque mange de l’espace. Elle expose un escalier là ou l’on pourrait offrir une place au musée de la romanité.
      L’îlot grill devrait accueillir une salle multifonctionnelle (théâtre-palais des congrés…) avec rapatriement des colonnes de l’ancien théâtre perdues QQpart sur l’autoroute…
      PS) dire au sénateur-maire que les vestiges enterrées sous le parvis des arênes ont besoin de visiteurs…

  5. Etre contre ce Musée, c’est ne pas aimer Nîmes. A croire que certains préfèrent le Musée d’Arles ou de Narbonne. Mais qu’ils aillent habiter dans ces villes. La Ville de Nîmes pourrait allégréement se passer de ces citoyens défaitistes, peu visonnaires et franchement munichois.

    1. La priorité à Nîmes ce n’est pas un Musée, qui va couter un bras aux contribuables. La priorité c’est de faire REVIVRE le Centre ville, d’attirer des entreprises et de créer des emplois, et ça Fournier ne sait pas faire !

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