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NÎMES La mairie inflexible face aux deux associations privées de Feria

Les Triplettes BAM
Les Triplettes BAM

Dura lex, sed lex. La loi est dure mais c’est la loi. Ce proverbe latin résume à lui seul la confrontation qui oppose la mairie de Nîmes à deux associations : les Triplettes BAM et les Veilleurs. Ce mardi matin, à l’occasion d’une conférence de presse, les deux associations ont exprimé leur déception et leur incompréhension. « Je suis choquée par cette décision. On ne pouvait pas s’y attendre », commente Mathilde, la présidente des Triplettes BAM. Même stupeur chez les Veilleurs : « C’est l’incompréhension la plus totale », confirme Laurent, le président de l’association qui œuvre depuis 14 ans rue porte de France.

A l’origine du désaccord, un simple coup de téléphone reçu par les Triplettes BAM le 19 mai dernier. Les services du commerce de la mairie informent l’association que contrairement aux années précédentes, elle ne pourra plus bénéficier d’un comptoir. Raison invoquée ? Une plainte aurait été déposée par le voisinage à cause du bruit. Seulement, la plainte est introuvable. Quelques jours plus tard, la sanction est la même pour les Veilleurs. Remontées, les deux associations s’organisent et l'une d'elles parvient à joindre par téléphone l’élu concerné, Pascal Gourdel, délégué au commerce, aux halles, aux foires et marché, qui ne donne pas la même explication mais qui ne tergiverse pas pour autant. Il explique aux Veilleurs que la mairie ne fait qu’appliquer un arrêté qui date de 2008  et qui autorise uniquement les établissements sédentaires à disposer d’un comptoir. En clair, les comptoirs associatifs, qui bénéficiaient d’une tolérance depuis quelques années, ne pourront plus s’installer sur la voie publique.

Estimant cette décision injuste, une pétition qui a reçu plus de 500 signatures en deux jours a été diffusée. Par ailleurs, les deux associations sont à la recherche de toutes les solutions pour maintenir leurs événements respectifs. Une entente avec les restaurants à proximité pourrait être trouvée dans les prochaines heures. Car comme le conclut avec humour Laurent Chaniac des Veilleurs : « J’ai déjà commandé la bière. Alors oui, j’aime bien la bière mais je n’ai pas non plus envie d’en boire pendant un an ».

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

2 réactions sur “NÎMES La mairie inflexible face aux deux associations privées de Feria”

  1. pourquoi ne parlez vous pas dans cette article de la MORT PROGRAMMÉ de ces 2 associations qui tirent leur budget de ce seul événement?
    Pourquoi ne parlez vous pas de cette vision d’une feria purement commerciale de la mairie qui ne laisse pas aux Nîmois et aux associations Nîmoise le droit de s’exprimer, de proposer leur savoir faire et leur passion?
    Pourquoi toutes initiatives citoyennes (comme le font les associations) qui veulent s’inscrire dans la cité sont elles cassées?
    Cette article ne reflète pas ce qui s’est dit à la conference de presse, ou très peu.
    OUI, la Feria, c’est la fête des Nîmois et de leurs associations, oui la Feria est une fête populaire et oui LA RUE EST LA PISTE DE DANSE!

  2. Dites vous n’avez pas beaucoup fréquenté Les Veilleurs, votre article les fait limite passer pour des bistrotiers associatifs alors que lorsque vous êtes en train de danser devant leur local. Lors d’une feria il faut vraiment chercher pour vous apercevoir qu’il ont une buvette (ils ne doivent pas faire beaucoup de sous). On voit bien que Les Veilleurs sont là par passion et ça vous ne le dites pas. Ce que vous ne dite pas non plus c’est que c’est d’abord de la diffusion d’une culture qu’ils font. Leur Soirée « Le Bal électronique » à Paloma le 19 octobre dernier à 5€ l’entrée le montre bien. Vous ne dites pas non plus que la feria constitue leur principale ressource pour agir toute l’année pour la promotion des musiques actuelles. Vous ne dites pas non plus que lorsque Monsieur Gourdel décide de n’être plus « tolérant » il assassine purement et simplement cette association. Finalement il n’y a aucune raison à cette interdiction, juste une décision autocratique liée au bon vouloir du prince qui décide de la vie et de la mort des associations. Il décide aussi de la vie et de la mort d’une partie de la feria car les commerçants du coin vont faire la gueule ! 600 personnes en moins sur la piste de danse de la rue Porte de France, plus les centaines de plus ramenées par la Batucada plusieurs fois par soir. Et je ne compte pas les passant qui restaient. Au total, à la louche c’est deux ou trois milliers de personnes qui ne passeront plus. Voilà le bilan de l’affaire. Mais bon on connait l’intérêt de cette municipalité pour le petit commerce…

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