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ALÈS Ces inconditionnels qui ont attrapé le virus des Fous Chantants

En 17 ans, les Fous Chantants, qui se produiront samedi soir aux arènes d'Alès, ont accueilli plus de 5000 choristes venus de toute la France et au-delà. En moyenne, chacun d'entre eux y a participé quatre fois. Certains même sont là depuis le début de l'aventure. C'est le cas de Marie-Thérèse, Bruno et Dominique, pour lesquels la magie est toujours intacte.

Bruno et Dominique se retrouvent chaque année pendant les Fous Chantants. Eloïse Levesque/Objectif Gard
Bruno et Dominique se retrouvent chaque année pendant les Fous Chantants. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Bruno et Dominique, 54 et 57 ans, sont frère et sœur. Lui vient de Toulouse et est ingénieur. Elle vient de Cergy-Pontoise, et est informaticienne. "Au début des années 2000, notre autre frère habite à Alès, et il incite mon mari qui aime le chant à participer à l'aventure", se souvient Dominique. "Je l'ai accompagné pendant 2 ans, puis je me suis lancée sur un pari en 2003. J'ai découvert que je pouvais chanter malgré ma tessiture atypique, je suis alti". Et à Bruno de poursuivre : "Moi je suis d'abord venu en spectateur voir ma sœur. Je voyais des étincelles dans les yeux des choristes, ça m'a donné envie d'y aller à mon tour. J'ai commencé l'année suivante, qui rendait hommage à Brel. Et j'ai mordu. Ça m'a donné envie de faire de la chorale et je me suis inscrit dans les mois qui ont suivi près de chez moi".

Depuis, ils reviennent d'années en années, motivés comme au premier jour. "On découvre sans cesse des musiques, des histoires, aucune année ne se ressemble. Il y a souvent des chansons au départ qui ne nous emballent pas. Mais finalement, les chefs de chœur arrivent toujours à nous accrocher. On rit, on vibre, on s'amuse, tant que ça restera dans cet esprit, on continuera l'aventure! Et puis c'est aussi une manière de se retrouver en famille pendant une semaine, car on ne se voit pas souvent". 

La pire année? "L'année Québec. C'est la seule session qui n'a pas abouti à cause de la pluie. Les deux chefs de chœur étaient québécois et on leur a enlevé leur cadeau. Finalement on a fini le concert sous le chapiteau, Garou n'est pas resté, mais c'était un moment fort".

La meilleure année? "Sheller. Il est venu avec nous presque toute la semaine pour les répétitions. Il était très humble et facile d'accès".

 

Marie-Thérèse, ou Mimi, vient chaque année depuis 14 ans. Eloïse Levesque/Objectif Gard
Marie-Thérèse, ou Mimi, vient chaque année depuis 14 ans. Eloïse Levesque/Objectif Gard

Marie-Thérèse, souvent appelée Mimi, 73 ans, profite de la retraite pour s'adonner à l'une de ses passions : le chant, à Valréas, dans le Vaucluse. Elle en fait depuis plus de 30 ans. En 2001, une amie du Val d'Oise lui parle d'une étrange chorale alésienne. "Au début, j'avais un peu peur. Mais mes enfants m'ont encouragée à tenter l'aventure et depuis, je reviens chaque année comme une gosse qui s'émerveille devant son nouveau jouet", sourit-elle.

Sa première, elle l'a faite au Cratère, pour enregistrer "Ensemble", écrite par J.J. Goldman pour les Fous chantants. "On était 500. C'était extraordinaire. On était éblouies par la simplicité du chanteur, et par le talent de Jacky Locks, qui dirigeait la chorale. On avait beaucoup travaillé pour interpréter seulement quelques lignes, mais il fallait que ça soit parfait", raconte Mimi. Depuis, elle a "attrapé le virus" : "Même si c'était pour chanter le bottin ou le dico, je viendrais quand même! Quand William Sheller est venu, je n'avais pas envie de le faire. Mais je l'ai fait et je n'ai pas regretté."

A deux au départ en 2001, elles sont passées à 3 puis à 10. "On fait tout ensemble, c'est vraiment une cure de Jouvence chaque été. On a créé une véritable osmose au fil des saisons. Cette fois, on est un peu déçue car on ne dort pas cote-à-cote au lycée De la Salle", boude la grand-mère qui se croit presque en colonie de vacances. "C'est vrai qu'on a peu de contact avec les artistes mais c'est pas grave. Je viens uniquement pour chanter et avoir du plaisir avec des chefs de qualité".

Le pire souvenir? "La pluie pendant le concert de Garou. Il avait promis de revenir et il ne l'a pas fait. Je suis déçue".

Le meilleur souvenir? "La première fois, l'année de Bécaud qui n'avait pas pu chanter car il était malade. Je découvrais tout, c'était magique".

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Eloïse Levesque

Eloïse Levesque, journaliste diplômée de l'université de droit et de science politique de Montpellier, à Objectif Gard depuis mars 2014

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