Economie

PONT-SAINT-ESPRIT L’aide aux nouveaux commerces se développe

Le maire Roger Castillon entouré des commerçants, de Catherine Chantry (2e en partant de la droite) et de Michel Dominguez (à droite) (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le maire Roger Castillon entouré des commerçants, de Catherine Chantry (2e en partant de la droite) et de Michel Dominguez (à droite) (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Le maire Roger Castillon entouré des commerçants, de Catherine Chantry (2e en partant de la droite) et de Michel Dominguez (à droite) (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

La dynamisation des centres anciens ressemble souvent à un casse-tête pour les communes.

A Pont-Saint-Esprit, on a choisi en juin 2012 de mettre en place un dispositif d’aide à l’installation de commerçants dans l’hyper-centre. « Le but c’est d’aider à l’installation de commerces proposant quelque chose qu’on n’a pas, quelque chose de nouveau sur Pont », explique Catherine Chantry, adjointe en charge de l’économie.

Un tatoueur, une esthéticienne et une boutique de prêt-à-porter

La ville aide donc ces nouveaux commerces en finançant « 30 à 50 % du loyer annuel, limité à un an », détaille Catherine Chantry. Pour ce faire, le commerçant désirant s’implanter dans l’hyper-centre de Pont doit présenter son dossier à la mairie avant de s’installer. Charge ensuite aux services municipaux d’estimer si le projet remplit certains critères, comme celui de « jouer le jeu, animer la rue de façon positive, embellir leur vitrine », dixit Michel Dominguez, responsable du service commerce de proximité à l’agglo du Gard Rhodanien.

Trois nouveaux commerçants ont « joué le jeu », et signé tout à l’heure en mairie une convention avec la municipalité. Ainsi, le tatoueur Rossano Tetuarii, qui travaillait jusqu’alors à Montélimar, vient de s’installer au 7 de la rue Jean Jacques. Lui voulait « s’installer dans un village du coin où il n’y avait pas de tatoueur » et avait « déjà de la clientèle dans le coin. »

Sa voisine, au 9, fait aussi partie des nouveaux commerçants venus signer leur convention. Valérie Petit, plus de 15 ans de commerce derrière elle, a choisi Pont-Saint-Esprit pour y ouvrir son nouveau salon d’esthétique — « Val Douce Heure » ­— car elle habite à Saint-Julien-de-Peyrolas. Elle s’est démarquée en proposant des horaires larges, du lundi au samedi y compris entre midi et deux, et par son activité subsidiaire de créatrice de bijoux.

Enfin, la troisième commerçante présente cet après-midi vient quant à elle d’ouvrir une boutique de prêt-à-porter, « Leyo Boutique », rue Pierre-Taillant. Lydie Yessourour, qui habite à Pont depuis 10 ans, « créé son emploi après avoir été licenciée il y a un an. » Elle était alors ambulancière. Elle propose des vêtements pour femmes, notamment des grandes tailles, et se fournit en France et en Espagne.

Un secteur agrandi et un budget doublé

3 nouveaux commerces qui portent à 5 le nombre de commerces aidés à l’installation dans l’hyper-centre de Pont-Saint-Esprit depuis avril, le tout pour un budget de 15 000 euros. Un budget qui va croître, en même temps que la zone concernée par le dispositif : « Nous développons cette aide, note Catherine Chantry. On a beaucoup de demandes, dans le cadre de l’AMI ‘Centre Bourg’ on a décidé de l’étendre à tout le centre historique, et on va la porter à 30 000 euros par an », de quoi logiquement aider 10 commerces par an. La ville en compte environ une centaine sur l’ensemble de son territoire.

Le tout sera voté prochainement en conseil municipal. Pour le maire Roger Castillon, « c’est cohérent avec le secteur sauvegardé et l’OPAH (Opération programmée d’aménagement de l’habitat, ndlr), qui va améliorer fortement la qualité de l’habitat. » Le maire en profite pour rappeler que « la commune va injecter 4 millions d’euros dans le cadre de l’OPAH pendant 4 ans. »

En attendant, Catherine Chantry a annoncé que « la signalétique des commerces du centre ancien a été commandée, elle sera installée d’ici Noël. » Et le maire de rajouter : « Ce dispositif commence à prendre. Allons-y ! »

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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