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TRAIT POUR TRAIT Julien Sanchez, le mal aimé de Farciennes

sanchezLe maire de Beaucaire, Julien Sanchez, a envoyé une lettre de soutien au député-maire de Farciennes, ville belge jumelée avec Beaucaire et avec qui les relations diplomatiques sont tendues.

L'intention était bonne. Suite aux attentats de ce mardi 22 mars en Belgique, c'est tout naturellement que Julien Sanchez souhaitait exprimer son soutien "envers le peuple belge". Drapeaux de Beaucaire en berne, rassemblement dans la cour de l'Hôtel de ville, et dépôt de gerbe au rond point de Farciennes. Un rond point qui porte le nom d'une petite commune de 12 000 habitants située en Wallonie, ville jumelée avec Beaucaire depuis 1969. Julien Sanchez a adressé une lettre à son maire, Hugues Bayet (PS). "La moindre des corrections, c'est de faire un mot au maire qui est touché comme tous les belges. C'est un soutien devant l'adversité et la difficulté rencontrée" précise le maire frontiste.

Sauf que depuis son élection en 2014, les relations diplomatiques entre les deux villes ne sont pas au beau fixe. Le conseil communal de Farciennes avait dans un premier temps décidé de rompre tous les liens avec Beaucaire. Dans une interview accordée à La Voix du Nord le 2 avril 2014, Hugues Bayet expliquait : "Nous respectons le choix démocratique qui a été fait par les habitants de Beaucaire, mais nous estimons que, politiquement, nous ne pouvons pas travailler avec le Front national. (...) Nous, les partis politiques en Wallonie, avons toujours créé un cordon sanitaire avec les extrêmes, de droite ou gauche. On ne leur parle pas."

Une décision radicale qui aurait enterré près de 47 ans d'une amitié profonde, favorisée par des échanges réguliers entre les habitants. À Farciennes, un café porte même le nom "Le Beaucaire" depuis 25 ans. Près de deux ans plus tard, ce jumelage entre les deux communes est en réalité toujours d'actualité. "Les relations diplomatiques ont été gelées, mais le comité de jumelage existe toujours" précise Julien Sanchez. Pour preuve,  une délégation beaucairoise était en visite à Farciennes lors des fêtes de noël, où un marché provençal affichait même des produits de Beaucaire. Même chose en juillet prochain, dans le sens inverse, puisque des habitants de Farciennes assisteront aux festivités beaucairoises.

Seule barrière qui subsiste encore au-delà des liens étroits entretenus par les citoyens des deux communes, la politique. "Je n'ai jamais montré de signe de fermeture, au contraire je suis très ouvert, explique Julien Sanchez. Celui qui avait souhaité rompre nos liens, ce n'était pas moi." Du côté de la mairie de Farciennes, la lettre de soutien envoyée par le maire frontiste de Beaucaire embarrasse. Le directeur de cabinet d'Hugues Bayet, Julien Fanuel, botte en touche : "Ce qui nous réconforte, c'est d'avoir reçu des dizaines de mails et de messages facebook des beaucairois. C'est symbolique, cela nous rappelle pourquoi ce jumelage avait été fait à l'époque". Quand à savoir si la lettre de Julien Sanchez permettra un rapprochement, au moins le temps d'une réponse courtoise, la partie semble mal engagée.

Baptiste Manzinali

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Baptiste Manzinali

Diplômé de l'ESJ, passionné d'actualité en général, musique, football, cinéma, jeux vidéo et civilisations anciennes.

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1 commentaire sur “TRAIT POUR TRAIT Julien Sanchez, le mal aimé de Farciennes”

  1. Rien a faire des états d’âme du maire d’un pays qui sert de base arrière pour des terroristes. Le jumelage ne coûte plus que ce qu’il rapporte. Mr. Bayet respectez le choix démocratique exprimés par les Beaucairois et jumelez-vous si le cœur vous en dit avec Bachar.

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