Culture

VILLENEUVE Le « slow festival » Villeneuve en Scène présente sa 20e édition

L'adjoint à la culture Jacques Bertrand, le maire Jean-Marc Roubaud et le directeur artistique du festival Villeneuve en Scène Brice Albernhe, hier lors de la présentation de la 20e édition (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
L'adjoint à la culture Jacques Bertrand, le maire Jean-Marc Roubaud et le directeur artistique du festival Villeneuve en Scène Brice Albernhe, hier lors de la présentation de la 20e édition (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

« Nous avons toujours voulu le démarquer du festival d’Avignon, ici c’est un festival tranquille, de qualité, un ‘slow festival’ » : au moment de faire connaissance avec cette vingtième édition de Villeneuve en Scène, le maire de Villeneuve Jean-Marc Roubaud a donné le ton.

Un festival du théâtre itinérant se veut donc le contrepoint du bouillonnement dont la cité des papes voisine sera le théâtre en même temps, au mois de juillet.

Quatorze spectacles au programme

Et pour la première fois depuis des années, le festival Villeneuve en Scène délaisse les traditionnelles fourmis sur son affiche pour un ballon qui suspend un bateau, patte de Brice Albernhe, directeur artistique du festival depuis l’année dernière. « Nous sommes dans une suspension des corps, des vies, ce festival est un temps à part, un festival doux, qui invite à prendre du temps », affirme le directeur.

Un festival qui s’étirera sur treize jours, du 9 au 21 juillet, dans divers lieux de la cité cardinalice. Quatorze spectacles sont au programme, qui laisse cette année une large part au rêve et à la poésie.

Ainsi, la place Jean-Jaurès accueillera « un projet extraordinaire au sens propre du terme », dixit Brice Albernhe, avec Grand Cru, signé d’Abraham Poincheval et du Citron Jaune. Il s’agira plus d’une installation, d’une performance que d’un spectacle à proprement parler, puisque l’artiste vivra durant tout le festival 24h/24 dans la bouteille. Un projet itinérant, la bouteille remontera par la suite le Rhône jusqu’au lac Léman.

Grand Cru(e) d'Abraham Poincheval (Photo : Françoise Léger / DR)
Grand Cru(e) d'Abraham Poincheval (Photo : Françoise Léger / DR)

L’excellent acrobate performeur Yoann Bourgeois, déjà venu à la Chartreuse pour l’Architecture en Fête en 2014, présentera Tentatives d’approche d’un point de suspension, avec « un univers très poétique, sur la suspension, l’arrêt du mouvement », explique Brice Albernhe. Mouvement toujours, avec Soif, de la compagnie Vendaval, « un mélange de théâtre et de danse qui traite de la difficulté à parler, un spectacle éminemment sensible, et très beau », présente Brice Albernhe.

La compagnie Begat Theater présentera pour sa part un spectacle immersif, la Disparition : « le spectateur a un casque, un livre numérique et va partir dans les rues de Villeneuve à la recherche de l’auteur qui a disparu, c’est une forme d’enquête, de jeu de piste », note le directeur artistique du festival.

Plus classique, la compagnie théâtre la Licorne présentera Sweet home, sans états d’âme, des petits polars avec une dame acariâtre qui cherche à faire partir tous ses voisins, puis Macbêtes, les nuits tragiques, « une histoire de dictature sur un monde d’insectes, avec un univers tout à fait particulier, mais réjouissant », explique Brice Albernhe. Classique toujours, avec Tartuffe ou l’hypocrite, de la compagnie le Fanal. L’œuvre de Molière est revisitée à travers une mise en scène originale, avec un public disposé sur deux gradins en bi-frontal.

On part en Afrique, plus précisément au Mozambique, avec Maputo Mozambique, de la compagnie Thomas Guérineau, « un inclassable, à la frontière de l’art du mouvement, du jonglage, de la musique », présente le directeur artistique du festival.

Maputo Mozambique (DR)
Maputo Mozambique (DR)

Du jonglage au couple il n’y a qu’un seul paragraphe, avec Huître de la compagnie 1 Watt, un spectacle de clowns sur le couple, « avec un côté burlesque et outrancier. » Direction la Rue des voleurs, du nom du texte de Mathias Enard dénonçant les préjugés et les amalgames entre religion et terrorisme à travers l’histoire d’amour de Lakhdar, jeune Marocain amoureux de Judit, une jeune Barcelonaise. Un texte mis en scène par la compagnie La Fabrique des petites utopies.

Enfin, la compagnie du théâtre du Centaure proposera La 7ème Vague, un spectacle écrit à la Chartreuse de Villeneuve, « du théâtre équestre, mais un spectacle de théâtre avant tout, sur deux traders, présente Brice Albernhe. Un spectacle tout en puissance, avec un jeu très direct. »

La poésie sera également au rendez-vous du côté des spectacles jeunes publics, avec la magie nouvelle de CloC, de la compagnie 32 Novembre, les contes de La Nuit les Arbres Dansent, proposé par la compagnie la Fabrique des petites utopies ou encore la le doucereux Cirque Poussière de la compagnie La Faux Populaire Mort aux Dents.

Parallèlement aux spectacles, et pour mettre en avant le côté « slow festival » revendiqué par les organisateurs, quatre villages seront mis en place : un « bien-être », dédié à la relaxation, un « ludique », avec des jeux en bois, un « créatif » où les festivaliers sont invités à créer une œuvre collaborative et un village « détente », qui se veut havre de paix au milieu de la végétation. En suspension.

Plus d’informations ici.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectfgard.com

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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