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ALÈS Hôpital : une chambre truffée d’erreurs

La "chambre des erreurs", dans le hall de l'hôpital d'Alès. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
La "chambre des erreurs", dans le hall de l'hôpital d'Alès. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
La "chambre des erreurs", dans le hall de l'hôpital d'Alès. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Au centre hospitalier d'Alès, un atelier baptisé "chambre des erreurs" était proposé ce mercredi aux soignants de l'établissement. Objectif ? Apprendre à sécuriser chaque étape du parcours de soins du patient.

Les erreurs dans la pratique des soins sont fréquentes en milieu hospitalier. D'incidents anodins à des fautes parfois plus graves, elles peuvent entraîner des conséquences dramatiques. Pour éviter les risques, plusieurs hôpitaux de France - dont celui d' Alès - ont mis en place, dans le cadre de la semaine de la sécurité du patient, une "chambre des erreurs".

Dans le hall de l'hôpital alésien, ladite chambre semble normale, du moins à première vue. Un lit avec un mannequin dedans. Un soignant factice à ses côtés. Le matériel de soins à proximité. Pourtant, dix erreurs ont volontairement été dissimulées autour de trois thématiques : hygiène, identité et médicament. Les professionnels, qui participent à l'atelier sur la base du volontariat, ont dix minutes pour détecter ce qui cloche.

Cet outil de simulation et d'apprentissage permet aux personnels hospitaliers de tester, de manière ludique, leurs connaissances et leurs compétences. "C'est une façon pour eux d'avoir une certaine analyse de leurs pratiques", explique Pascale Evesque, cadre au pôle génie médical. "L'important, c'est de vérifier chaque étape", ajoute-t-elle.

Car le plus souvent, les erreurs se produisent en cascade. Dossier mal rempli, confusion sur l'identité du patient, mauvais médicament : "La faute n'est pas attribuable à une personne. A chaque fois, c'est une chaîne. D'où l'importance de la vérification", insiste Annie Courrege, patricienne hygiéniste.

Aujourd'hui, la culture de la sécurité du patient prend de plus en plus d'importance dans les établissements hospitaliers. La gestion des risques est enseignée aux médecins et ces derniers "commencent à prendre l'habitude de faire remonter leurs erreurs ou celles des autres pour qu'elles ne soient pas reproduites", se satisfait Valérie Jacob, pharmacien chef de service. Dans l'Hexagone, les événements indésirables graves (EIG) associés aux soins sont estimés à près de 400 000 par an. En Languedoc-Roussillon, un EIG par jour est recensé.

Élodie Boschet

Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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