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CUBA Un Bagnolais décrit la vie sous Fidel Castro

Fidel Castro (By Roberto Di Fede [CC BY-SA 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons)
Fidel Castro (By Roberto Di Fede [CC BY-SA 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons)
Fidel Castro (By Roberto Di Fede [CC BY-SA 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons)

Le père de la révolution Cubaine, qui a été à la tête de l’île caribéenne durant près de cinq décennies est décédé hier à l’âge de 90 ans.

Le Bagnolais Michel Veysset, secrétaire de la cellule de Bagnols du PCF, a vécu environ deux ans à Cuba, il y a une quinzaine d’années. Il y travaillait dans une entreprise cubaine comme traducteur, et raconte ce qu’était la vie sous le régime castriste.

Il décrit un peuple « très solidaire, là bas il n’y a pas besoin de Restos du Coeur. » Les salaires y étant très bas, « la vie y est sobre, il n’y a pas de riches, mais pas de pauvres au sens de la misère, et tout un tas de choses sont prises en charge par la société. »

Au delà de cette question, Michel Veysset dit avoir pris conscience d’une chose lors de sa vie cubaine : « quand on travaille à Cuba on n’a pas un emploi, mais une fonction sociale, c’est très important. »

Et quand on lui demande si Fidel Castro est un modèle pour lui, le militant estime que non, « ce n’est pas un modèle, mais c’est un homme qui a consacré toute sa vie à son peuple. Il était très respecté. » Quant à savoir s’il a eu l’impression de vivre dans une dictature, Michel Veysset est catégorique : « pas du tout, si vous connaissez une dictature où toutes les décisions importantes sont prises au bénéfice du plus grand nombre… »

Le communiste évoque également le fait que « les élus cubains sont révocables » et que « les cubains disposent d’espaces de décision extrêmement variés, et d’espaces de critique, même au plus haut niveau. » Pour autant, devant les controverses et les contradictions d’un Fidel Castro considéré par certains comme un dictateur, le militant Bagnolais l’affirme, « on ne peut pas ni idéaliser ni diaboliser un pays. »

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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2 commentaires

  1. Cuba n’est pas un régime démocratique, c’est une évidence mais comme des dizaines de pays dans ce monde si peu démocratique. Les autres dictatures , les USA les soutiennent voire les installent pour défendre leurs multinationales et leurs intérêts géopolitiques. Parfois on reçoit ces dictateurs en grandes pompes…surtout s’il y a des pompes à pétrole chez eux.
    Le blocus puis l’embargo depuis plus de 50 ans des USa qui n’ont eu de cesse de renverser le régime castriste pour y instaurer un régime militaire à la Pinochet, n’ont pas aidé à la transition démocratique. La paranoïa anti-impérialiste des castristes repose sur des réalités pas des fantasmes.
    La différence de la dictature cubaine avec les autres dictatures c’est que dans ce pays, personne n’y meurt de faim, et que tous les cubains ont accès à l’éducation et à la santé. L’espérance de vie est proche de celle des USA où il y a de fortes disparités de soins et donc de mortalité entre les riches et les pauvres. Ce luxe de soigner même dans certains régimes démocratiques, est une réalité cubaine. Autre performance surprenante pour ce pays pauvre – surtout quand on connait les déserts médicaux français – c’est que ce pays, en plus de soigner correctement sa population, a envoyé plus de 20.000 médecins dans le monde entier. Ce fut et peut être c’est encore le premier contingent de médecins expatriés bien plus que certaines ONG spécialisées. Ils auraient pu d’ailleurs en envoyer en France, pays riche, où nos divers gouvernements ont quasiment organisé la pénurie de médecins.
    Une dictature très originale quand on voit la liberté relative de ton des films cubains.
    J’espère que la libéralisation tant attendue de Cuba ne tardera pas et ne détruira pas leurs acquis sociaux de base.
    Tout excès d’adoration ou de d’abomination à propos de Cuba s’écarte de la réalité.

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