Economie

BAGNOLS Les entreprises du numérique viennent montrer leur dynamisme

L'association GarDigital était au Locomotiv' de Bagnols jeudi soir (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
L'association GarDigital était au Locomotiv' de Bagnols jeudi soir (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

La toute nouvelle association GarDigital était à l’espace de coworking le Locomotiv’ de Bagnols jeudi soir.

L’occasion pour l’association présidée par le Nîmois Gilles Ridel de se présenter, et de mettre un coup de projecteur sur les entreprises numérique locales.

Des idées et des projets

« Nous sommes un regroupement des entreprises du numérique sur le Gard, une association qui se veut pragmatique et pratique, très proche des entreprises et du territoire » a lancé le président en guise d’introduction. Ainsi, après s’être rendue à Alès le mois dernier, c’est donc à Bagnols que l’association a fait sa deuxième sortie, avec pour but de s’agrandir : « l’association est portée par 20 membres fondateurs, mais il est prévu de monter jusqu’à 42 », note Gilles Ridel.

Pour cette soirée, les organisateurs ont proposé une suite de présentations ouverte par la Bagnolaise Céline Triola, qui s’apprête à lancer l’application mobile Urgences Chrono. Cette médecin urgentiste est partie d’un simple postulat : « qui n’a jamais passé une soirée cauchemardesque aux urgences en attendant des heures ? », et apporte une solution, avec une application qui répertorie toutes les structures médicales d’urgence avec leur taux de remplissage, de quoi aller là où l’attente sera moindre. L’application est en cours de développement, « et on compte la sortir au premier trimestre 2017 dans le Gard et l’Hérault », précise le docteur, sous une salve d’applaudissements.

Suivent deux entreprises plus classiques, une de solutions d’impression et une autre de réalisation de vidéos par drones, avant que le directeur de l’école du jeu vidéo nîmois Créajeux Eric Bonnet ne vienne faire un bref retour du CES, la grand-messe du numérique de Las Vegas, à laquelle il a assisté il y a quelques jours.

Place maintenant aux projets auxquels GarDigital est associée : une « grande journée du digital » qui s’appellerait le « Digiday », et qui se tiendrait à Nîmes le 1er avril prochain. Second projet exposé, un « disrupt campus » porté par l’Université de Nîmes, qui consiste « à créer un nouveau master pour étudier des projets innovants avec les entreprises, en fonction de leurs besoins, pour une innovation de rupture par le numérique », présente Gilles Ridel. Reste maintenant à trouver douze entreprises d’ici début février pour recevoir chacune un étudiant sur une période de deux fois six mois.

Enfin, l’association a évoqué sa présence numérique, et la naissance prochaine de son site internet, histoire de faire mentir l’adage qui dit que les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés.

Et aussi :

Le festival des anglicismes : certes, c’est un combat qui peut sembler d’arrière-garde, mais s’il y a bien un secteur où les anglicismes pullulent, c’est celui de la « nouvelle économie ». Si start-up, web, ou mail sont entrés dans le langage courant — et qu’un anglicisme peut parfois s’avérer bien pratique — il reste l’insupportable digital, exemple type du faux-ami langagier, anglicisme déguisé sous une forme pourtant bien française. Ici, c’est une question de sens, digital en français désignant ce qui se rapporte aux doigts, et pas ce qui se rapporte aux nouvelles technologies. Nous lui préférerons donc numérique, que notre belle et riche langue nous a mis à disposition. Autre cas, mais plus récent et moins répandu (pour le moment) : disrupt, lui aussi importé de l’anglais, et qui signifie perturber. Dans ce cas, admettons que « disrupt campus » sonne bien mieux que « campus perturbé » ou « campus perturbant ». Une autre solution aurait été d’utiliser l’adjectif disruptif, qui lui est dans le dictionnaire et qui signifie d’après le Larousse, « la décharge électrique qui éclate avec étincelle ». C’eût été peut-être un peu borderline, ou moins smart, mais why not ?

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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