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DIMANCHE VILLAGES À St-Césaire-de-Gauzignan, Michael Bourrassol donne l’exemple

Michael Bourrassol livre ses secrets. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Michael Bourrassol livre ses secrets. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Michael Bourrassol livre ses secrets. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Ce mardi 20 juin, la chambre d'agriculture du Gard a organisé une journée Innov'Action chez un viticulteur de Saint-Césaire-de-Gauzignan. Michael Bourrassol, l'homme en question, a présenté les pratiques innovantes qu'il met en œuvre pour "cultiver propre".

Une cinquantaine d'agriculteurs et de curieux est venue écouter les premiers enseignements de Michael Bourrassol. Sur ses terres, à Saint-Césaire-de-Gauzignan, le viticulteur qui travaille sur une exploitation familiale (quatre générations) de 60 hectares, raconte comment il en est venu à supprimer les herbicides grâce aux couverts végétaux. Pour le moment, en raison de contraintes de temps, le quadragénaire mène ses expériences sur la moitié de son terrain, soit 30 hectares. "On a commencé en 2009, se souvient Michael. On a mis une partie en bio et laissé l'autre de manière plus conventionnelle", indique-t-il avant de rentrer dans une explication très technique. Pour faire simple, plutôt que d'arracher les herbes, le viticulteur mise sur les couverts végétaux qui permettent, entre autres, de conserver l'eau un peu plus longtemps. "Par contre, je ne sais pas si ça permet de protéger du gel puisqu'on a été épargné cet hiver", complète Michael, écouté très attentivement par ses homologues venus des quatre coins du département et par le président de la chambre d'agriculture du Gard, Dominique Granier.

Grâce à son investissement quotidien, à ses heures de travail du sol et à l'enherbement, le viticulteur du bassin alésien a retiré les herbicides de la moitié de son exploitation. Une mesure qui présente de nombreux avantages comme la diminution des risques pour la santé, la baisse de la pollution, une meilleure qualité des sols, l'amélioration de la biodiversité et, enfin, un prix de vente plus élevé. "C'est mieux rémunéré puisque c'est du bio", précise-t-il. Michael Bourrassol produit environ 4 500 hectolitres de vin chaque année.

Dans le cadre de ses journées Innov'Action, la chambre d'agriculture du Gard proposera, en octobre prochain, la visite d'une ferme qui protège ses vergers de la grêle grâce à un radar météo et à des canons à déclenchement automatique.

Tony Duret

 

 

 

 

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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