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ALÈS Le virage politique finement négocié de Fabrice Verdier

Le conseiller régional Fabrice Verdier (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Il est partout, sur tous les fronts. Depuis plusieurs semaines, l'ancien député de la 4ème circonscription du Gard est omniprésent sur le territoire, que ce soit à Alès ou à Uzès. Nostalgie ou stratégie ? Gros plan sur un virage politique finement négocié.

"On salue la présence du conseiller régional Fabrice Verdier". Ce mardi matin, à l'occasion du premier anniversaire du collectif de travailleurs indépendants à Alès - une cérémonie relativement confidentielle qui réunissait une trentaine de personnes - la phrase a une nouvelle fois été prononcée. Depuis plusieurs semaines, voire quelques mois, on n'arrête plus l'ancien député gardois qui semble avoir trouvé son rythme de croisière et surtout un nouveau créneau. Manifestations importantes ou petits événements, qu'ils soient sportifs, économiques, culturels ou politiques (...), il répond présent. Avec lui, la Région (jadis souvent excusée) n'a jamais été autant représentée. Vendredi dernier, à 19h, il prononçait quelques mots lors de la présentation de la course cycliste de l'étoile de Bessèges. Une heure après, bonnet de Père Noël sur la tête, il s'affichait tout sourire à la ronde des Pères Noël, à Uzès. Et on en passe : cérémonie Alès Audace, salon Miam, inauguration de l'exposition "Je suis super" à Uzès...

Quand les députés ne sont pas là, Verdier danse !

Le paradoxe, finalement, c'est que Fabrice Verdier, qui n'a plus de fonction officielle sur le territoire alésien (il travaille désormais au secteur Tourisme pour le Département à Nîmes, NDLR), n'a jamais autant rôdé dans les parages. Il vole régulièrement la vedette aux députés du secteur, Olivier Gaillard et Annie Chapelier, qui, eux, sont retenus plusieurs jours par semaine à l'Assemblée Nationale. Quand les députés ne sont pas là, Verdier danse, trinque, inaugure et coupe les rubans.

Pourtant, qui aurait cru il y a quelques mois, au lendemain de sa défaite face à Annie Chapelier, que Fabrice Verdier se relèverait si vite ? Cet été, le quadragénaire s'est fait oublier, digérant en silence son cinglant revers au goût amer et encaissant les coups. Au fil des semaines, il relève la tête et, à la mi-septembre, il place son premier uppercut à la députée Chapelier qui avait laissé entendre qu'il était "mort" (relire ici). Depuis, il multiplie les apparitions (elles ne sont pas encore reconnues par l'église), s'engouffre dans les brèches laissées par les politiques absents, serre les mains, entretient son réseau : bref, il prépare l'avenir. Un avenir qui pourrait se dessiner à Alès ou à Uzès, deux villes où il traîne davantage sa silhouette longiligne. En ce moment, les murmures sont un peu plus insistants du côté de la cité ducale, mais tout peut encore changer d'ici les élections municipales de 2020... Si comme dans les livres "Où est Charlie ?", on le voit partout (encore plus quand il porte son bonnet de Père Noël), Fabrice Verdier réussit surtout la prouesse de ne pas tomber dans l'oubli : voici le tour de force que le maire de Fons-sur-Lussan est en train de réaliser.

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

 

 

 

 

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

1 commentaire sur “ALÈS Le virage politique finement négocié de Fabrice Verdier”

  1. c’est bien la preuve qu’il ne faut pas cumuler les fonctions electives. Après les apparatchiks se recasent toujours avec les petits copains. c’est vrai à droite et au PS même moribond.

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