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NÎMES La cathédrale a besoin de vous pour se faire belle

Une campagne de financement participatif est ouverte jusqu'en avril

La cathédrale Saint-Castor, site emblématique de la cité (Photo DR).

Après deux campagnes de travaux dans la cathédrale de Nîmes, l’objectif est de faire vivre l’édifice notamment par le biais de la valorisation spirituelle des œuvres d’art qui s’y trouvent.

Nous voilà entrés dans la troisième phase des travaux. Récemment effectuées dans la cathédrale de Nîmes, les deux premières périodes de travaux (réalisés par l’État) ont permis de mettre aux normes l’accès pour personnes à mobilité réduite selon les normes des Établissements recevant du public, l’électricité de l'ensemble du bâtiment et le système de chauffage de l’édifice.

Suite à ces importants chantiers, le moment semble bien choisi pour mettre en valeur de façon plus adaptée les éléments les plus notables de la cathédrale de Nîmes. Pour cela, le curé de la cathédrale, le père Luc Mellet, a monté une équipe de réflexion nommé Comité Saint Castor (CSC à ne pas confondre avec le CSC footballistique qui évoque un but Contre Son Camp. On parle bien ici de tirer tous dans le même sens).

Ce comité élabore des projets comme l’organisation d’événements, l’animation d’une page facebook dédiée à la cathédrale ou encore la mise en ligne d’un site internet le jour de la Saint Castor, fête patronale de la cathédrale. Pour promouvoir davantage l'édifice religieux, des réalisations concrètes sont en projet... Mais le Comité Saint-Castor fait appel à votre générosité !

Frise romane, dalle funéraire...

Certaines parties des projets sont en cours pour commencer à valoriser la cathédrale avant la période estivale et l’affluence touristique et pour s'assurer que tout ceci ne restera pas une pile de devis au fond d’un tiroir. Aujourd'hui, le but de ce financement participatif est de mettre en valeur la frise romane, en haut-relief (à 17 m de hauteur) dont les 6 premiers tableaux sont d’origine (XIe siècle) et les 12 suivants de l’époque de la reconstruction de la façade (XVIIe siècle). "Nous voulons réaliser une copie à l’échelle. Les clichés sont fournis par un photographe spécialiste bénévole, mais le transfert sur plaques métallisées et le travail de composition préalable nécessitent la somme de 1 377 euros."

(Photo Anthony Maurin).

La chance, avec le financement participatif à grande échelle, c'est que l'on peut choisir de financer le projet que l'on préfère. Autre proposition, rénover la dalle funéraire de Mgr Plantier, évêque du XIXe siècle (1855-1875) qui a initié le premier pèlerinage diocésain à Lourdes. Les travaux de mise en place du système de chauffage ont impliqué la dépose de l’ancienne dalle mortuaire de ce prélat. Le déchiffrage de l’épitaphe est très usée par le temps et par les pas des fidèles et visiteurs. La gravure du texte à la mémoire de Mgr Plantier et la dorure des lettres, ainsi que l’équipement de cordons de protection de cette dalle tombale s’élèvent à 2 041 euros.

Mise en valeur du reliquaire Saint Castor

Saint Castor fut un fidèle de l’Eglise de Nîmes et vécut pendant la deuxième moitié du IVe siècle. Ce fut un avocat attentif à la cause des gens défavorisés. Les reliques de ce saint se trouvent dans un reliquaire dans la chapelle qui lui est dédiée. Cependant, elles se trouvent actuellement dans une vitrine qui ne permet pas leur mise en valeur ni l’expression de la dévotion du peuple chrétien.

Messe en la cathédrale Saint-Castor Nîmes en juillet 2016 (Photo Anthony Maurin).

Pour sa mise en sécurité, tout en modifiant sa disposition et permettant une vénération de ces reliques, le projet consiste à équiper l’autel de la chapelle Saint Castor d’un système de protection vitré respectueux de l’architecture et d'une structure de ferronnerie constituée d'une tôle épousant le dessus de l'autel et d'un réceptacle-vitre d'exposition de la chasse, réalisée avec des cornières métalliques et une porte frontale avec charnières et serrure. Coût estimé de l'opération 1 200 euros.

De nouveaux espaces

Enfin, une salle existe à proximité de l’accès latéral gauche de la cathédrale. Du fait de l’absence de chauffage dans cette partie naturellement humide, elle était inaccessible au public mais les travaux réalisés au niveau du sol de la cathédrale permettent d’envisager la valorisation de cet espace pour en faire un point d’accueil des visiteurs ou pour l’usage du sacristain et des gardiens bénévoles de l’équipe de la cathédrale.

Cependant, des travaux sont nécessaires pour rendre ce local utilisable. Il s’agit de faire reprendre le plafond par un plâtrier, de le peindre (pas le plâtrier mais le plafond !), d'enlever les anciennes conduites d'arrivée de l'eau et d'acheter un bureau. La somme nécessaire s'élève à 1 688 euros.

En faisant un petit récapitulatif, la cathédrale a besoin d'environ 6 300 euros. Chacun peut donner la somme qu'il peut (ou veut) et ce sont déjà 11 "CredoFunders" qui se sont déjà lancés dans la bataille économique, réunissant à eux-seuls plus de 1 100 euros. En contrepartie pour les dons réalisés, un reçu fiscal peut être établi permettant, si vous êtes imposable, de le déduire du montant de vos impôts à hauteur de 66%. Fin prévue le 05/04/2018. Ici, la cathédrale vue d'une autre manière.

Pour les non croyants qui aimeraient tout de même aider, n'hésitez pas ! L'essentiel est bel et bien que ce bâtiment, monument nîmois à part entière, soit mis en valeur.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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