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GARD Salut Dady : décès d’une « figure » alésienne

Photo DR. André Laurent, dit Dady, ( à droite avec les lunettes sur la photo) lors d'une remise de coupe

" Dady, comme tout le monde, l’appelait était une figure locale très largement appréciée et pas seulement dans le monde du sport et du football en particulier. Que ce soit à Alès, à Salindres et dans tout le bassin alésien, sa gentillesse, son dévouement, son investissement personnel méritent d’être salués. » C’est par ces mots que le maire d’Alès, Max Roustan, a adressé sur Facebook un petit message à la mémoire d’André Laurent, un personnage dans la cité cévenole, décédé jeudi des suites d’une longue maladie.

Lorsque l’on évoque Dady, on pense immédiatement au football et à la commission Alès-ville qu’il a dirigée pendant 12 ans. Un championnat qui se dispute depuis 66 ans tous les dimanches matin. Les clubs prenaient des noms de bars, d’entreprises, de quartier parfois.  « Il a été le président fondateur d’une des équipes, le Gaieté club salindrois. Dady a fait venir l’OM, Saint Etienne. C’était des moments incroyables, avec des fêtes énormes. Il avait un don unique pour l’organisation événements, de voyages », témoigne Thierry Plantier, responsable du club « le Prolé » et actuel dirigeant de la commission Alès-ville. « C’était une personnalité du monde du foot. Un homme attachant. Ici à Alès tout le monde le connaissait ou avait entendu parler de lui. Son papa a été l’un des fondateurs du championnat Alès-ville », poursuit Alain Basset, l’actuel patron du championnat.

Si le foot prenait une grande place dans la vie de cet ancien membre du district Gard Lozère, Dady a débuté sa carrière professionnelle comme salarié à l’usine Rhône-Poulenc de Salindres, avant de tenir quelques années plus tard, le centre récréatif de cette même commune. Dady fut aussi animateur dans des campings ou lors de voyages organisés. Il évoquait d’ailleurs souvent cette vie à travers les routes. Il aimait la Croatie, l’Autriche ou encore la Guadeloupe où il a souvent emmené des proches ou des copains footballeurs affronter des équipes créoles.

Et puis une fois n’est pas coutume et pardonnez-moi de terminer sur une note personnelle. Car Dady c’était aussi et avant tout l’amitié, les rencontres humaines, la valeur de la parole donnée. Des valeurs qu’il portait en lui. Et lorsqu’on évoque Dady, les souvenirs surgissent et les beaux moments aussi. Comme une soirée de finale de coupe du monde, en juillet 1998, au Bar de la Mairie que tu as tenu quelques années. Ou encore le championnat d’Europe de 2000 où ton comptoir était bien trop petit pour accueillir les copains qui devaient monter sur les tables de l’établissement pour espérer apercevoir l'écran télé. Sans oublier cette animation imprévue des Fous chantants sur la place de la Mairie, noire de monde pour voir ton show improvisé... Pendant des heures tu étais le chef d’orchestre d’une troupe ébahie face à un troubadour. Et puis terminons, parce qu’il faut malheureusement clore le chapitre, par des vacances inoubliables, entre amis, en Guadeloupe. C’était il y a 19 ans, c’était hier... La beauté du monde et la gentillesse d’un homme. Salut Dady.

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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