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PAYS D’UZÈS Le doute judiciaire définitivement levé sur l’Ombrière

Vue d'artiste de l'Ombrière (Cabinet DE-SO / DR)

Le recours sur le permis de construire a été rejeté, le collectif citoyen ne compte plus intenter de procédures.

Jean-François Lataste, Jacques Bizet et Lydie Pastre Defos du Rau, membres actifs du Collectif pour l'Uzège (photo Corentin Corger)

Après avoir été débouté une première fois, le collectif citoyen contre l'Ombrière a subi un nouvel échec dans la contestation du permis de construire. Désormais, il souhaite créer un comité de vigilance. 

Déposé en mai dernier, au tribunal administratif de Nîmes, le recours pour annuler le permis de construire de l'Ombrière n'a pas été accepté. "On s'y attendait, ce n'est pas une surprise. Les forces sont disproportionnées entre le collectif et la CCPU (Communauté de communes de Pays d'Uzès). L'essentiel était d'aller au bout de la démarche", confie Jean-François Lataste, membre actif du collectif contre l'Ombrière.

La justice n'a pas retenu les arguments de nuisances, d'écoulements des eaux ou encore de circulation massive pour émettre un veto quant à la construction du centre culturel. Le militant regrette de ne pas avoir pris la mesure des choses plus rapidement : "le recours gracieux a été déposé de manière trop tardive, il aurait fallu se rassembler plus tôt et ne pas travailler dans la précipitation". Le collectif en a terminé avec les démarches judiciaires,"même s'il y a une possibilité de faire appel, il y a peu de chances qu'on le fasse car ça sera jugé de la même manière", admet-il.

Créer un comité de vigilance

Mais le combat n'est pas terminé pour autant. Début septembre, le collectif doit se réunir pour mettre en place un comité de vigilance. "L'objectif est de suivre l'évolution des coûts. On pense avec certitude que le budget sera dépassé. Notamment, sur la rénovation du parking où aucun montant n'a encore été établi", conteste Jean-François Lataste. Le collectif estime que 3 millions d'euros supplémentaires sont nécessaires pour que le projet sorte de terre tel qu'il a été prévu. Pour rappel, il ne conteste pas l'installation d'un centre culturel mais rejette sa mise en forme.

Ce comité devrait peut-être voir le jour dans l'automne, au moment du début des travaux. Une fois la mise en place, Jean-François compte se retirer et mener un autre combat, celui des élections européennes auprès de La République en marche (LERM). La majorité des responsables du service culturel de la CCPU sont en congés cette semaine et n'ont donc pas pu réagir. D'ici à ce que l'Ombrière voit enfin le jour, on aura l'occasion d'entendre leur voix.

Corentin Corger

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