ActualitésSociété

GARD Thriller au cœur pour un nouvel auteur

Cyril Carrère est un auteur gardois expatrié au Japon. Il s'apprête à publier deux thrillers intenses et explique comment il est devenu écrivain.

Cyril Carrère.

Pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas, un petit CV s’il vous plaît ?

J'ai 35 ans et j'habite près de Tokyo depuis début 2018. Avant cela, le travail m'a conduit en Angleterre (Canterbury, Londres), puis à Paris. J'y ai passé de très belles années et m'y suis fait beaucoup d'amis. Je suis quelqu'un de très dynamique. J'adore suivre l'actualité, me tenir au courant des innovations et des nouvelles technologies. Grand fan de sport, j'aime bien sûr le Nîmes Olympique, d’ailleurs quelle victoire contre l'OM ! Je me suis levé pour voir le match à 4h du matin ici... Je touche un peu à tout, c'est ma nature et c'est un peu cela qui m'a conduit sur la voie de l'écriture.

Et le Japon ?

Ma femme est japonaise. Après un peu plus de quatre ans passés à Paris, nous avons décidé de nous installer au Japon. J'ai toujours aimé ce pays, j'y ai voyagé plus de 10 fois avant l'installation. Grâce au travail, j'avais la chance d'y aller de temps en temps, sans compter les vacances. Je parle couramment le Japonais et l’Anglais.

Écrire pour être lu, forcément. Même pour vous ?

Écrire pour être lu... Très bonne question ! Au départ, pas vraiment. L'écriture est une passion, j'ai toujours écrit dans mon coin, depuis tout petit où je remplissais des cahiers entiers d'histoires. L'envie de partager m'est venue fin 2016, en découvrant la plateforme d'écriture communautaire Fyctia (www.fyctia.com). La maison d'édition Hugo est derrière et ils organisent des concours d'écriture tout au long de l'année. J'ai décidé de participer. L'écriture se fait sur plusieurs mois et permet aux " fyctionnautes " de voter, partager les chapitres que l'on écrit. Ils peuvent aussi les commenter, ce qui permet d'avoir de précieux retours ! Je me suis pris au jeu... et deux concours et deux finales plus tard, mes textes ont trouvé preneur auprès de maisons d'édition. C'est une super expérience.

Pourquoi le complexe choix du thriller, exercice ô combien risqué et souvent décevant ?

Le thriller s'est imposé naturellement dans mes écrits. Je ne lis quasiment que ça même si je lis aussi quelques tranches de vie ou de la science fiction. Le thriller demande un investissement particulier, la capacité à composer un puzzle que l'on doit dévoiler au fur et à mesure aux lecteurs... Ça colle avec mon esprit très analytique et ma façon de concevoir mes histoires. C'est vrai que le thriller est un exercice à part, risqué, c'est un challenge que je veux relever en espérant réussir à toucher mes lecteurs !

Comment choisissez-vous l’intrigue, le sujet et le décor ?

Pour trouver un bon sujet de roman, j'essaie de réfléchir par thème. Je me tiens informé de l'actualité, je lis beaucoup, j'observe les scènes de vie autour de moi et il suffit d'un rien pour que l'étincelle vienne. Puis, quand l'inspiration me vient j'imagine toujours un prologue, une scène initiale. Je l'écris toujours, même sans savoir ce qui viendra derrière. Le fait de l'écrire pousse ma réflexion et me permet de dégager une ébauche de trame. L'idée est de me laisser porter par mon imagination pour parvenir à relier ces points prédéfinis. Ce qui est important à mon sens est d'écrire, de se laisser porter, sachant qu'une première version n'est jamais satisfaisante mais constitue le socle des versions ultérieures... Il s'agit ensuite de s'assurer que le puzzle tient la route, qu'il ne manque aucune pièce et que toutes les questions soulevées pendant l'histoire trouvent un épilogue.

Aucun de vos deux livres ne se déroule dans la région. Pourquoi ?

Pour l'instant, aucun de mes livres ne prend notre région pour décor, mais vous venez de me donner une piste très intéressante pour un prochain roman ! Le Glas de l'innocence, qui sort la semaine prochaine, a lieu au Japon (Tokyo et Okinawa).  Quant à Grand Froid (qui sortira fin novembre), l'intrigue démarre à Nantes, puis se déplace pour finir à l'étranger, dans un pays que vous découvrirez dans le roman.

Quelle sont vos inspirations littéraires (ou autres) ?

Je ne peux pas ne pas citer Stephen King et notamment Misery. Je pense qu'il est la source d'inspiration de beaucoup d'auteurs. Linwood Barclay (Cette nuit-là, En lieux sûrs) est également un auteur que j'apprécie. Côté français, j'aime beaucoup Franck Thilliez (le manuscrit inachevé), Patrick Bowen (Le jour du chien, La nuit de l'ogre). Plus récemment j'ai découvert et adoré Vincent Hauuy (Le tricycle rouge, Le brasier) et Denis Zott (Maudite !). Je puise aussi pas mal d'inspiration chez les auteurs japonais et notamment Keigo Higashino.

Partir de rien et arriver à être publié doit être une grande fierté. Qu’attendez-vous de l’accueil des lecteurs ?

Je suis ravi d'être publié. C'est génial de pouvoir partager mes écrits à plus grande échelle. J'espère recevoir un bon accueil de la part des lecteurs. Ce sera très formateur. L'idée est de recevoir chaque retour de lecture comme une source de progression pour la suite. J'espère toucher le plus grand nombre et tisser des liens étroits avec mon lectorat.

Vous avez 35 ans et vous vous lancez dans une carrière d’auteur. Peut-elle prendre le dessus sur votre carrière professionnelle actuelle ?

Pour l'instant, je prends les choses comme elles viennent. Quoi qu'il arrive, je continuerai à écrire et à partager mes écrits. Il est très difficile d'en vivre. Seuls quelques privilégiés y parviennent, mais pourquoi pas ? Rien n'est impossible. Si on m'avait dit que je serais édité un jour, je ne l'aurais pas cru ! Et pourtant...

Allez, un dernier mot… Qu’avez-vous à dire à vos futurs lecteurs gardois ?

J'ai grandi à Caissargues, étudié à Nîmes, ce sont mes racines. Tous mes amis y sont ainsi qu'une partie de ma famille. J'espère que mes lecteurs gardois apprécieront ces deux premiers romans.

Pour prolonger l’interview et Cyril Carrère, Le Glas de l’innocence, aux éditions le Lys Bleu, sera disponible sur Amazon.com, Fnac.com, Cultura.com en broché et en ebook. Il sera aussi possible de le commander directement en librairie, à la Fnac et chez Cultura.  Le résumé : Okinawa, 1993 – Un jeune garçon subit au quotidien les accès de violence de son père. Au plus fort d’une enfance chaotique et solitaire, il noue une amitié solide avec une camarade de classe. Mais l’horreur l’attend au tournant… Tokyo, 2017 – Une série de meurtres dans le quartier cossu de Meguro place l’inspecteur Alex Nakayama dans une situation désespérée. Son excentrique mais talentueux assistant Hayato Ishida le supplée et va apprendre à ses dépens que les masques de la société japonaise renferment parfois de lourds secrets… Entre déni et suspicion, le cauchemar ne fait que commencer.

Pour son second ouvrage, Grand Froid, il vous faudra attendre fin novembre et chercher du côté des Éditions Nouvelle Bibliothèque.

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité