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FERIA D’ARLES Avec du cœur, des jeunes et Chamaco, olé !

Du vendredi 19 au lundi 22 avril, Arles transpirera sa feria. Une course camarguaise, une corrida à cheval, un novillada et trois corridas au programme.

Enrique Ponce ici à Arles devant un Juan Pedro Domecq (Photo Anthony Maurin).

C'est officiel, les cartels de la prochaine feria de Pâques à Arles sont connus. La feria aura lieu du vendredi 19 avril au lundi 22 et propose six rendez-vous taurins.

Tout commence par la course camarguaise le vendredi à 16h30, un rendez-vous traditionnel dans la cité des Lions. Les taureaux seront Ibis, Lou Guechou, Optimus, Barcarin, Cupidon et Gigolo. Les razeteurs auront quant à eux pour noms J. Ciacchini, Y. Zekraoui, J. Aliaga, F.Martin, J. Martin, V. Marignan, J. Cadenas, S. Dunan et M. Favier.

Le samedi à 16h30, corrida de Garcigrande pour Enrique Ponce, Jose Maria Manzanares et Alvaro Lorenzo. Une course qui sera à la hauteur des attentes et qui réunit déjà le gotha, la crème de la crème. Les toros sont de garantie, les piétons sont des maestros sûrs. Bref, une corrida qui s'annonce triomphale.

El Rafi à Arles l'année dernière (Photo Anthony Maurin).

Le dimanche en matinée, sur les coups de 11h, place à la jeunesse et à un panachage de novillos français. Malaga, Lartet, Taurelle, André, Giraud et Camino de Santiago : des noms connus mais pas toujours reconnus à leur juste valeur et auxquels peu de places d'importance ont donné une chance.

Face à eux, six jeunes pousses françaises avec Tibo Garcia, Baptiste Cissé, Maxime Solera, El Rafi, Carlos Olsina et Adam Samira. Des toreros aspirants qui aspirent à un peu de lumière, qui cherchent à devenir des novilleros incontournables dans la profession. L'aficion saura répondre présent lors de cette novillada spéciale qui met en valeur les produits made in France.

Frédéric Pastor, adjoint à la Tauromachie à la ville de Nîmes, accompagné de Chamaco, Chantal Delmont et de Bartholome Benassar (Photo Anthony Maurin)

Pour l'après-midi, corrida de luxe avec le retour d'un maestro célèbre dans les années 1990 en la personne de Chamaco ! (oui on écrit forcément son nom avec un point d'exclamation dans la foulée). Chef de lidia particulier, Chamaco donnait, en son temps, à voir un spectacle différent de celui proposé par les figuras de l'époque. Chamaco était le fils de son père, lui aussi maestro parmi les maestros. Il revient longtemps après s'être retiré des ruedos mais il aura forcément quelque chose à nous raconter, lui qui s'est apaisé et qui était l'invité d'honneur des quelques festivités taurines à Nîmes l'an dernier.

À ses côtés, le Biterrois Sébastien Castella. Rien à dire sur le monsieur tant il a réussi son passage aux Amériques cet hiver. Pour compléter, un matador qui ne s'entend pas très bien avec le Français, Miguel Angel Perera. De feu et de glace, sa tauromachie est un modèle du genre. Spectaculaire, cette course le sera, émouvante, elle le deviendra au fil des toros.

Diego Ventura (Photo Anthony Maurin).

Lundi en matinée, retour des chevaux. Corrida équestre de Los Espartales pour Rui Fernandes, Diego Ventura et Lea Vicens. La Nîmoise aura fort à faire en passant derrière Ventura mais son public sera présent pour la soutenir. La corrida de rejon a ses passionnés en terre arlésienne. Elle y trouve un public averti mais souvent trop complaisant.

Thomas Joubert ici en 2016 à Arles (Photo Anthony Maurin)

Pour conclure ce cycle pascal, Ludi Organisation en appelle au souvenir. Récent, mais souvenir quand même. Panaché de toros avec deux Pedraza de Yeltes, deux Torrestrella et deux Tajo y la Reino, trois ganaderias qui ont marqué les cinq dernières années dans les Bouches-du-Rhône. Pour se jouer la vie en clôture d'une si belle feria, de l'émotion avec deux noms du cru, deux figuras qui peuvent percer grâce à leur tauromachie de risques et de sensualité : le maestro Thomas Joubert et le jeune loup Andy Younes. Deux tauromachies intelligentes mais pas toujours intelligibles tant les risques encourus peuvent sembler suicidaires par moments. En tout cas, les deux piétons du soir seront eux aussi à la hauteur des attentes que l'aficion a pour eux.

Andy Younes (Photo Anthony Maurin).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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