Faits Divers

NÎMES Saisie des véhicules de luxe pour le plus gros trafic de drogue de la ville : « il faut frapper sur le patrimoine »

Le groupe "stupéfiants" de la Sûreté départementale de Nîmes a enquêté huit mois, pour procéder, mardi, au démantèlement de ce qui est considéré comme le plus gros point de drogue de la capitale gardoise.

Comme nous le révélions mardi, près de 350 consommateurs venaient se ravitailler chaque jour en cannabis et cocaïne entre la galerie Wagner et la médiathèque de Pissevin pour un chiffre d'affaires de 10 000 euros à 15 000 euros par jour. Des clients venus de Nîmes mais aussi des communes de la périphérie.

Mardi les policiers du commissariat de Nîmes ont procédé à plusieurs interpellations dans le quartier de Pissevin, à Valdegour, mais aussi dans un bar à chicha proche de la gare et sur la commune de Marguerittes. Des antennes du RAID ont participé aux arrestations. Jeudi et ce vendredi, six suspects ont été présentés à un juge d'instruction.

Un mineur a été laissé sous contrôle judiciaire, les cinq majeurs sont placés en détention provisoire, comme le réclamait le parquet de Nîmes. " Nous avons touché les têtes du réseau, les interpellations concernant le haut de la pyramide", se félicite le patron de la Sûreté départementale, le commissaire Emmanuel Dumas.

" La ville de Nîmes est confrontée à d'importants trafics de stupéfiants. Là, on tape dans le coeur du quartier Pissevin et la galerie Wagner désignée depuis longtemps comme la place forte de la drogue ", souligne le procureur de la république, Éric Maurel qui affirme qu'il "faut frapper sur le patrimoine", des trafiquants. D'ailleurs ces derniers sont de plus en plus organisés et placent leurs biens en dehors du territoire. Dans ce dossier, deux véhicules de luxe, une Mercedes et une Audi, ont été saisis pour une valeur totale de 130 000 euros. Des voitures qui appartenaient officiellement à des proches des hommes mis en cause. Lors des perquisitions effectuées mardi, dans le cadre de ce dossier de " trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs", les enquêteurs ont retrouvé 13,5 kilos d'herbe de cannabis et un kilo de cocaïne.

"Il y a deux priorités pour les habitants, la lutte contre le trafic de stupéfiants et la sécurité routière. Il est incontestable que le trafic de stupéfiants dans les quartiers rend impossible la vie des habitants. estime pour sa part le directeur départemental de la sécurité publique, le commissaire Jean-Pierre Sola. La lutte contre l'économie souterraine est notre priorité", complète le responsable des policiers gardois.

Un trafic, qui selon les premières estimations , aurait rapporté près de 300 000 euros par mois sur huit mois, avec près d'une tonne de cannabis écoulée pour une valeur marchande de 2 millions d'euros.

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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