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JONQUIÈRES-SAINT-VINCENT Des visites rencontres pour comprendre la course camarguaise

 

La course camarguaise de Jonquières-Saint-Vincent expliquée par la CCBTA (Photo Franck Chevallier / Objectif Gard)

Pour les courses camarguaises du Trophée de la Terre d'Argence, la Communauté de communes Beaucaire terre d'Argence (CCBTA) a mis en place, plus qu’une visite guidée, des rencontres avec ceux qui « font » la course. Une belle initiative qui rencontre un grand succès.

Bien sûr la course camarguaise est un peu dans l'ADN des communes qui possèdent des arènes et nombreux sont les parents qui en connaissent tous les codes et le rôle de chacun. Nombreux aussi sont les enfants à y aller très régulièrement et à perpétuer cet amour et cet apprentissage. Toutefois, pour les touristes, mais aussi pour les nouveaux arrivants, il est difficile d'assister à ces courses sans en connaître les règles et les acteurs. « Si vous assistez à une course camarguaise sans en connaître les règles, c'est un peu comme-ci vous alliez voir un match de foot sans comprendre le hors-jeu. Il vous manque quelque chose. Avec la mise en place de notre expérience, nous allons plus loin que l'explication du hors-jeu et nous donnons vraiment des clés pour comprendre et apprécier la course », explique Valérie Parayre, directrice de l'Office de tourisme de la CCBTA.

Alicia, la guide conférencière explique le fonctionnement de la course (Photo Franck Chevallier / Objectif Gard)

Cinq rendez-vous pour la saison

Concrètement, les personnes intéressées doivent s'inscrire au préalable, la capacité maximum est de 20 personnes. Le premier groupe rassemblait six personnes le 2 mai dernier, mais le 13 juin à Jonquières-Saint-Vincent le groupe était bien complet. Pour chaque course, Alicia, la guide-conférencière, emmène, une heure avant la course, son groupe visiter les lieux. Les gradins, mais aussi les vestiaires, l'infirmerie ou encore l’impressionnante piste des arènes. Tout au long de ce moment Alicia et les novices rencontrent des acteurs.

« Le principe de la course est simple. On pose des attributs sur la tête des taureaux et les raseteurs doivent les attraper. Mais ici nous allons bien au-delà de la simple explication. On raconte les choses. Nous pouvons voir, en fonction des lieux, un responsable du club taurin, des raseteurs, des tourneurs, un manadier, un gardian... Chacun explique son rôle dans la course, ils peuvent répondre aux questions du groupe », précise Alicia. Il s'agit vraiment d'une immersion, ces rencontres se font au fur et à mesure de la visite dans les différents lieux.

En plus du français, Alicia peut réaliser des interventions en anglais et en allemand (Photo Franck Chevallier / Objectif Gard)

De quoi comprendre le rôle des raseteurs et des tourneurs, des écoles taurines ou encore les différentes tailles d’arènes (A, B et C). La vie des taureaux, «élevé dans des grandes surfaces (1,5 hectare par animal) et sélectionnés pour créer le plus de difficultés à l'homme, dans ce jeu entre l'homme et le taureau », raconte le responsable de la manade Saint-Antoine et aussi celle des manadiers ou encore des gardians.

Jeudi, avant la course, le groupe s'est notamment fait expliquer qu'auparavant, les manadiers et les gardians conduisaient leurs taureaux, sans camion bien sûr, de leurs terres en petite Camargue, vers les grandes arènes bien dimensionnées pour les courses et le jeu des taureaux et des hommes (Beaucaire, Bellegarde, Saint-Gilles, Vauvert) pour réaliser les courses camarguaises. Alors très vite dans les villages présents sur le chemin des taureaux et des hommes, on a réalisé des arènes provisoires puis de vraies arènes pour pouvoir y réaliser des petites courses.

Suivre la course avec une spécialiste

Après ces explications et les rencontres, le groupe retrouve sa place dans les arènes. Alicia, la guide, continue de répondre aux questions et explique la Capelade, le salut des raseteurs, la course, les différences entre les taureaux, la communication entre les hommes sur le sable des arènes, le travail du président de la course... tout est décrypté avec savoir et passion.

Il reste encore deux dates possibles (19 et 26 juin) pour découvrir les courses de cette manière (Photo Franck Chevallier / Objectif Gard)

A coup sûr le pari est gagné. Le groupe en connaît assez pour revenir et discuter de la course. «Nous avons des touristes bien sûr. Les visites peuvent se faire en anglais et en allemand, mais aussi des personnes qui sont des nouveaux riverains qui ne connaissent rien à ce sport particulier et même des personnes âgées qui veulent en savoir plus pour bien transmettre cette tradition sportive aux plus jeunes », conclut Valérie Parayre.

Franck Chevallier

Les deux dernières visites-rencontres sont prévues pour le 19 et le 26 juin. Gratuit sur réservation au : 04 66 59 54 54.

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