Culture

VILLENEUVE-LÈS-AVIGNON Le théâtre sur l’autre rive du Rhône avec « Villeneuve en scène »

Le directeur artistique du festival Villeneuve en scène, Brice Albernhe, lors d'une présentation publique du festival (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Le festival de théâtre en itinérances Villeneuve en scène revient du 9 au 21 juillet. Un festival qui s’est désormais affirmé comme le jardin du Festival d’Avignon, avec une programmation différente du grand frère d’outre-Rhône, mais de qualité.

Ainsi, de nombreux spectacles sont pluridisciplinaires et mélangent plusieurs pratiques artistiques, comme le théâtre, la danse ou encore le conte. C’est le cas d’Exodus, de la compagnie belge Théâtre d’un jour, « qui mélange théâtre, musique, vidéo, marionnettes et cirque avec un numéro d’équilibriste », présente le directeur artistique du festival, Brice Albernhe. Le spectacle aborde l’émigration par le biais des parents de l’auteur et metteur en scène du spectacle Patrick Masset, qui ont émigré au Canada avant sa naissance.

Le Doux, le caché, le ravissement, des deux compagnies Puce Muse et la Nef - Manufacture d’utopies, est aussi pluridisciplinaire. « Un spectacle inhabituel, le public est sur des transats, sous une toiture immense en ridea, qui mélange l’art du conte, de la vidéo et de la musique contemporaine autour du thème de la main », note le directeur artistique du festival.

C’est aussi le cas d’Amina ou petit apologue sauvage, du collectif Grimm et de la compagnie Ithéré, qui est de plus un spectacle sous casque où le public est installé dans des transats. « C’est un dispositif immersif, pour la quête initiatique d’une fille qui cherche son père », commente Brice Albernhe. Autre spectacle sous casque, Le Musée itinérant de Germaine, du Centre imaginaire, une galerie de portraits de femmes d’un certain âge, « des paroles intimes », note le directeur artistique du festival.

Des spectacles engagés

Le festival fait donc la part belle aux dispositifs innovants et immersifs, comme pour In Two, de la compagnie Tandaim, « un spectacle pour un seul spectateur », note Brice Albernhe. Le spectacle se passe dans trois boîtes en bois dans lesquelles le spectateur est appelé à rentrer. À l’intérieur, les mots d’auteurs lui seront susurrés. Autre dispositif particulier, celui de Julien Candy et de son Cirque piètre, déjà venu à Villeneuve en scène avec son Cirque poussière.

« C’est très précieux, inventif, Julien Candy est un inventeur d’univers qui nous parle d’humanité », commente le directeur artistique du festival. Le jeune public ne sera pas en reste, avec le Rapport Berthier, de Lonely Circus et Garniouze Inc., « qui confronte avec beaucoup de malice et d’humour les questions du cirque et de la lecture, c’est un spectacle farfelu, plutôt jeune public », présente Brice Albernhe.

Le festival fait aussi la part belle aux textes forts, parfois engagés, sur des sujets de société. Ainsi citons Les Tondues, de la compagnie les Arts Oseurs, un spectacle déambulatoire « coup de poing », selon les termes de Brice Albernhe, sur la question des femmes tondues après guerre. « Une dramaturgie très forte, une écriture pour la rue sur la question de la domination masculine », poursuit le directeur artistique du festival.

Jean-Pierre, lui, moi, de Pocket théâtre, parle quant à lui du handicap par le prisme du frère de l’auteur et metteur en scène Thierry Combe. Un spectacle « drôlatique, bien écrit et bien mené », dixit Brice Albernhe, où l’auteur joue plusieurs personnages. Autre sujet de société, l’engagement citoyen, décliné par la compagnie l’Agit, avec Nous étions debout et nous ne le savions pas. Une pièce d’après les textes de Catherine Zambon, « avec une belle générosité et énormément de rythme », commente Brice Albernhe.

L’Agence de voyages imaginaires rendra hommage à l’auteur de Cyrano de Bergerac avec La fabuleuse histoire d’Edmond Rostand !, où Philippe Car, en solo, joue une multitude de personnages pour retracer la vie de l’auteur. « C’est une déclaration d’amour à un auteur, avec une grande générosité et une écriture très cinématographique », présente le directeur artistique du festival.

Enfin, le plus grand pour la fin, avec Hurt me tender de la compagnie CirkVOST, qui se jouera « sous le plus haut chapiteau d’Europe, 18 mètres », avance Brice Albernhe. Un spectacle de haute-voltige co-accueilli avec l’Occitanie fait son cirque en Avignon, sur l’île Piot, « très vivant, déjanté, rock’n’roll, où on en prend plein les yeux, sur le thème de ce qui fait le collectif, la solidarité », selon le directeur artistique du festival. Notez que des ateliers d’écriture, de yoga et de réflexologie seront proposés pendant le festival.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Plus d’informations, programme complet et tarifs ici.

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Thierry Allard

31 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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