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TOROS Même Tomas soutient l’aficion française

Jose Tomas

C'est devenu un petit jeu. L'aficion française ne veut pas entendre parler d'un projet de loi visant à interdire aux mineurs d'aller aux arènes pour assister à un spectacle tauromachique. Les professionnels se mobilisent eux aussi.

À l’initiative du maestro récemment retiré des ruedos, Juan Bautista, les figuras mondiales de la tauromachie ont signé un manifeste qui ne laisse pas de place au doute. " La relation qui nous unit à la France va bien au-delà du respect et de l’admiration réciproques qui nous ont toujours liés. La France, pays des libertés, défend la ligne de front qui nous oppose à l’idéologie sectaire anti spéciste qui prétend détruire les fondements de notre civilisation. Pour l’y aider, nous collaborons activement avec les villes taurines et l’Observatoire national des cultures taurines afin de revendiquer les valeurs d’un art qui permet à l’homme de s’élever au-dessus de sa condition dans un élan de transcendance partagée par tous. "

Roca Rey brinde un toro à Castella, beau geste (Photo Anthony Maurin).

Les temps sont durs et, même si pour l'instant rien n'a bougé à l'Assemblée nationale ou au Gouvernement, la riposte des aficionados et du monde de la tauromachie se met en place. Le manifeste poursuit son descriptif. " Quelques députés du parti majoritaire prétendent interdire l’entrée des arènes aux mineurs et nous tenons à rappeler que c’est ainsi que débuta en Catalogne la crise institutionnelle qui a fracturé la région suite à une loi d’exception totalitaire et anticonstitutionnelle. La communauté taurine française lutte aujourd’hui pour conserver le droit fondamental de transmission de sa culture à ses enfants, et démontre au travers d’une étude fondamentale réalisée auprès des élèves des écoles taurines que la tauromachie est une école de vie dont les piliers sont le respect et le sens des responsabilités. "

À ce jour, plusieurs signataires de poids, matadors de toros, ont laissé leur nom comme gage de leur engagement pour la cause française : José Tomás, El Juli, Andrés Roca Rey, José María Manzanares, Morante de La Puebla, Enrique Ponce, Alejandro Talavante, Miguel Ángel Perera, Paco Ureña, Juan José Padilla, El Fandi, Diego Urdiales, Diego Ventura, Cayetano, Álvaro Lorenzo, Manolo Vanegas, El Fundi, Víctor Mendes, Domingo López Chaves, Andy Cartagena, Emilio de Justo, El Cid, Pablo Aguado, Rafaelillo, Ginés Marín, Luis David Adame, Manuel Escribano, Alberto López Simón, Octavio Chacón, Pepe Moral, Fernando Robleño, José Garrido, Rui Fernandes, Alberto Lamelas, Pablo et Guillermo Hermoso de Mendoza, Javier Cortés, Pedrito de Portugal, Gómez del Pilar, Miguel Ángel Sánchez.

Ce lundi 21 octobre, le manifeste accompagné de la liste définitive des signataires sera remis au Président de la République et au Gouvernement en même temps que le dossier préparé par les Villes Taurines et l’Observatoire National des Cultures Taurines.

C'est à l'initiative de Juan Bautista que les maestros espagnols se sont prononcés et soutiennent l'aficion française (Photo Anthony Maurin).

" Nous ratifions ici cette réalité en apportant le témoignage de nos vies : la tauromachie fit grandir dans les enfants que nous fûmes les vertus qui fleurirent dans la solitude des arènes, à base de sacrifices, de générosité, de solidarité et de respect vis-à-vis du taureau, du public et de nous-mêmes. Nous sommes meilleurs parce que nous sommes devenus toreros et il est certain que pour tous les enfants qui s’en approchent la tauromachie sera une source d’inspiration positive ainsi qu’une grande école d’humilité ", conclut le manifeste.

La liberté culturelle se rétrécit mais pas l'envie de crier à l'injustice. La transmission de cette culture est un droit fondamental français et ces maestros espagnols en connaissent bien les tenants et les aboutissants. Luttant ici aux côtés des petits Français qu'un temps ils dénigraient, les Espagnols font preuve de grandeur car ce combat semble être aussi le leur. " Nous soutenons de manière inconditionnelle la France taurine, seconde patrie que nous chérissons et portons dans nos cœurs ! "

Septembre 2012... Peut-être le dernier paseo de José Tomas à Nîmes (Photo Anthony Maurin).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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