A la uneActualitésSociété

SAMEDI TOROS Une temporada nîmoise un peu spéciale

À compter du 1er janvier 2020 et jusqu’au 31 décembre 2024, Simon Casas gérera les arènes de Nîmes.

C'est la première fois que l'on en sait autant sur une saison taurine à venir à Nîmes. L'empresa Simon Casas vient d'être renouvelée à la tête des arènes nîmoises. Voici les cartels qu'il a proposé au conseil municipal.

Tout d'abord et première surprise, la feria de Pentecôte comptera une corrida en moins. Depuis dix ans, elle s'étiole peu à peu revenant quelques décades en arrière. L'hémorragie n'est pas énorme mais on perd toujours un peu plus de spectacles. Deuxième surprise, la sortie de la novillada de la Cape d'Or (club taurin Antonio Ordoñez) de la feria de Pentecôte au profit de son intégration à la manifestation printanière " Rendez-vous en terre d'aficion " qui sera ainsi dotée d'une course camarguaise promotionnelle (gratuite) le samedi, d'une novillada sans picador (gratuite) le dimanche matin et donc de la novillada de la Cape d'Or en clôture le dimanche après-midi.

El Rafi a remporté la Cape d'Or à deux reprises (Photo Véronique Palomar)

Le jeudi de Pentecôte ne verra plus de course camarguaise. Après la corrida de gala d'il y a dix ans, l'empresa organisait un spectacle régional qui laisse définitivement la place à la Pégoulade. En effet, la Ville a intégré cette subtilité dans le cahier des charges... Bizarre ! Mais nous retrouverons cette course camarguaise le dimanche matin. En réalité, la feria de Pentecôte débutera le vendredi pour s'achever le lundi.

Le vendredi justement, corrida dite de gala. Un cartel fort est d'ores et déjà annoncé, un cartelazo comme on dit et surtout comme on l'espère ! Le matin, rien du tout... Le samedi, deux courses. Oui, les corridas matinales, en temps en danger, sont maintenues car c'est la marque de fabrique de l'inventeur Simon Casas. Juan Bautista n'avait pas décidé de jouer ce jeu matinal lui préférant des corridas à l'espagnole. Le samedi après-midi, une autre belle petite corrida est prévue au programme nîmois.

Les trois cavaliers au paseo (Photo Archives Anthony Maurin).

Le dimanche matin, donc, la corrida des artistes cède sa place à la course camarguaise. Une course libre matinale qui fera entrer la Camargue dans un amphithéâtre qui a du mal à la comprendre et à l'assimiler ces dernières années. L'empresa offre une place forte à la tauromachie la plus locale et nous promet tous les grands noms (raseteurs et taureaux) que cet univers en noir et blanc compte. Pour l'après-midi, corrida de beauté avec une fois encore un cartel éclairé.

Lundi, dernier jour de fête. La traditionnelle corrida de rejon est maintenue à sa place. Elle permettra à une autre aficion de venir aux arènes car pour la corrida de la tarde, celle de clôture du cycle nîmois, des toros durs et des hommes costauds sont attendus pour un final en apothéose mais dans une enceinte à moitié vide. Belluaires et terribles cornus s'affronteront pour une corrida aux accents toristas. L'empresa ne compte pas faire le plein mais répond ainsi à une forte demande de l'aficion du cru. Ce qui nous fait un total de sept spectacles pour Pentecôte.

En gros, trois types de spectacles avec au moins une corrida " crisol " (corrida qui mélange les genres et qui sera très esthétique avec Enrique Ponce) et torista, et un mano a mano entre ganederias avec consultation des clubs taurins pour le choix des toreros. On attend El Juli et la venue de Roca Rey, Ponce et Manzanares...

Sébastien Castella (Photo Archives Anthony Maurin).

Et les Vendanges me direz-vous ? Trois corridas et une novillada. Commençons par le commencement. Vendredi soir, une corrida forte avec des figuras. Samedi en matinée, pour la seule matinée de cette petite feria, une novillada avec picador qui chauffera le public pour la grande course du samedi soir. Enfin, la feria des Vendanges s'achèvera le dimanche par une corrida de clôture qui se tiendra l'après-midi et qui laissera aux festaïres le temps de ronfler un peu...

Parmi ces trois spectacles, l'alternative du Nîmois El Rafi, un solo de Sébastien Castella et une corrida concours haletante. Pour la Mairie, cette programmation diversifiée, créative et de qualité permet l'organisation de la programmation pertinente.

Enfin et hors feria, car cela se déroulera au mois d'août, deux courses camarguaises sont prévues lors des "Jeudis de Nîmes" qui suivront les spectacles des Nuits de Nemaus. " Au regard de ces éléments, le candidat a fait preuve, pour la temporada 2020, d’une créativité et d’une diversité certaine en démontrant sa capacité à créer des événements, un équilibre entre torista et torerista notamment au sein de deux corridas le dimanche après-midi et le lundi après-midi de pentecôte, ainsi qu’une corrida concours aux Vendanges ", affirme la Ville.

Au lieu de Sébastien Castella, Juan Bautista voulait un mano a mano entre El Juli et Andrés Roca Rey (Photo Anthony Maurin).

De son côté, Juan Bautista, directeur des arènes d'Arles et concurrent sous la bannière Porte des Consuls, prévoyait un mano a mano inédit entre El Juli et Roca Rey avec au cartel du samedi de Pentecôte un solo de Castella face à un élevage réputé difficile (comme la Quinta par exemple).

Un défi ganadero inédit le dimanche après-midi avec trois toreros confirmés était prévu tout comme la corrida purement torista du lundi après-midi. Pour le rejon du lundi matin, trois compositions étaient possibles dont celle d’El Juli comme rejonador ! Aux Vendanges, le triomphateur de la Cape d’Or était répété. Le dimanche après-midi, une corrida concours élaborée par les clubs taurins dans le choix des toros et des toreros devait être organisée, tout comme un challenge entre raseteurs Provence/Languedoc qui aurait apporté de l’intérêt à la course camarguaise.

Léa Vicens (Photo Archives Anthony Maurin).

Pierre-Henry Callet et Julien Miletto, le tandem de LDS Concept optait quant à lui pour une dénomination des corridas comme la " corrida de la promotion ", celle des " sommets ", de la " consécration ", des " étoiles ", " romaine "...  Les deux Saint-Gillois plaçaient la course camarguaise le samedi après-midi de "Rendez-vous en Terre d'aficion".

Pour Pentecôte, c'était l'alternative d'El Rafi avec deux stars de la tauromachie, le dimanche matin un mano a mano inédit entre Diego Ventura et Guillermo de Mendoza. Pour les Vendanges, le samedi après-midi était laissé au Juli afin qu'il puisse affronter un élevage inhabituel pour lui. Enfin, un solo de Léa Vicens était plus qu'envisagé.

Pour en revenir au vainqueur, il devra débourser une redevance qui correspond à l'occupation du domaine public et aux charges de toute nature assurées par la ville de Nîmes et nécessaires à l’exécution du service délégué. Son montant est de 115 000 euros non soumis à TVA. Le taux de redevance variable est de 30 % et s’appliquera au montant du résultat net avant impôts constaté au 31 décembre de l’année N. Enfin et pour compenser les dépenses de contrôle de la convention, le délégataire versera une redevance d’un montant de 8 000 euros non soumis à TVA.

Toro de Victorino Martin (Photo Archives Anthony Maurin).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité