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FAIT DU JOUR Jean-Yves Chapelet : « À Bagnols, ou c’est moi, ou c’est le FN »

Le maire de Bagnols, Jean-Yves Chapelet (Photo d'archives : Thierry Allard / Objectif Gard)

Le maire de Bagnols depuis 2017, Jean-Yves Chapelet, a récemment officialisé sa candidature aux municipales de mars prochain.

Pour celui qui annonce vouloir « transformer » sa ville, cette élection sera la première en tant que tête de liste. Une liste que Jean-Yves Chapelet annonce plurielle, quand ses opposants voient en lui le candidat de La République en marche (LREM), ce qu’il réfute, tout en affirmant une position de « rupture. » Il tente également d’installer un duel face au Rassemblement national, dans une ville ciblée par le parti de Marine Le Pen.

Objectif Gard : Vous vous présentez comme un candidat sans étiquette, pourtant certains vous présentent comme le candidat de LREM. Que leur répondez-vous ?

Jean-Yves Chapelet : D’abord, je n’ai rien à leur répondre, car c’est de la malveillance. LREM m’apporte son soutien, mais il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour savoir qu’il y aura d’autres partis sur la liste, comme Agir, le Parti radical ou encore des élus socialistes. Donc me présenter comme le candidat LREM est un raccourci qui arrange les personnes qui le font. Dans ma liste, ma priorité, ce sont les gens qui s’intéressent aux autres avant tout.

"Sortir en tête de cette élection est un vrai challenge"

Reste, dans un contexte pas forcément évident pour LREM en ce moment, la présence sur votre liste de deux élus de la majorité présidentielle, le député Anthony Cellier et le président de l’Agglo du Gard rhodanien, Jean-Christian Rey. Leur présence reste-t-elle un atout ?

Anthony Cellier et Jean-Christian Rey sont d’abord deux amis, et je suis fidèle à mes amis, même s’ils n’ont pas forcément les mêmes idées politiques que moi. Ce que je vois aussi en Anthony Cellier c’est un député, et en Jean-Christian Rey le président de l’Agglo. Je pense avoir plus besoin de voir si ça fonctionne que de me soucier s’ils sont LREM ou pas.

Pour vous, cette élection sera votre première en tant que tête de liste. Vous n’avez jamais gagné sur votre nom. Qu’est-ce-que ça change ? Comment l’appréhendez-vous ?

Comme un vrai challenge. Je suis aux affaires depuis 2008 en tant que premier adjoint puis maire. J’ai plaisir à faire ce que je fais, j’ai du temps, et sortir en tête de cette élection est un vrai challenge, pour voir si les gens apprécient ou pas tout le travail que j’ai fait.

Votre liste sera largement renouvelée, vous avez récemment évoqué le chiffre de 50 %. Dans ce cadre, peut-on dire que, si vous êtes élu, vous vous inscrirez dans la continuité ou au contraire dans une rupture ?

Pour moi c’est une rupture. Une vrai rupture dans la façon d’aborder la gestion communale. Je le redis, le dénominateur commun de la liste est de s’intéresser aux gens avant l’étiquette politique et le reste. La rupture, c’est aussi car aujourd’hui la façon d’aborder les dossiers en mairie est complètement différente par rapport à 2008. Et en faisant un renouvellement important, je me mets aussi l’objectif de préparer des gens pour 2026.

Vous parlez souvent d’un alignement des planètes pour évoquer les différents dispositifs obtenus par Bagnols, comme l’Action cœur de ville ou la rénovation urbaine, et vous dites que l’alternance pourrait faire rater le coche à la ville. Pourtant, ces dispositifs sont déjà lancés…

Les dispositifs ne vont pas s’arrêter. Après, c’est aussi une vision politique et d’aménagement de la ville, les plannings et les finances, une volonté politique. Et avec une alternance, les orientations sont différentes, et on met un an à comprendre comment tout fonctionne.

"Le FN à Bagnols a toujours fait des scores, mais je pense que je ferai un score aussi"

A priori, votre principal adversaire pour cette élection sera le Rassemblement national. Y a-t-il un risque de voir Bagnols basculer au RN selon vous ?

Oui bien sûr. Je répète depuis deux ans que dans le fauteuil de maire, ou c’est moi, ou c’est le FN (sic). Il n’y aura pas de demi-mesure. Le FN à Bagnols a toujours fait des scores, mais je pense que je ferai un score aussi.

Et sur votre gauche ?

Il y a des mouvements, mais quand je regarde les résultats des élections passées, ces courants de pensée ne sont pas majoritaires sur la commune. Ils ne pourront pas être majoritaires. Ou alors quelque chose m’échappe dans la vie politique bagnolaise.

Propos recueillis par Thierry Allard

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

5 réactions sur “FAIT DU JOUR Jean-Yves Chapelet : « À Bagnols, ou c’est moi, ou c’est le FN »”

  1. Le principe du soutient c’est qq chose de bilatéral, c’est ainsi et çà ne changera pas !
    M.Chapelet vous pourrez insister autant que possible sur votre « non étiquette », celle de vos soutient et colistiers vous suivra qd même 😉

  2. Le FN s’appele desormais RN. A Bagnols il s’agit d’une alliance avec Debout la France, des anciens LR et des membres de la ste civile non encartés. Doit on diaboliser l’union de ces droites et sanctifier l’union de LREM et consors? Vous etes inquiets pour etre passer en catimini jeudi à 18h30 devant l’inauguration de leur permanence? Vous ne devriez pas si votre bilan était bon. Qu’importe qui va gagner, mais il est important que vous partiez. Wait and see.

  3. Mon pauvre ami faire du clientélisme me marchera plus cette fois ci les bagnolais vont ouvrir les yeux. Savent ils que vous faites venir des familles d’immigrés pour gonfler vos voix comme l’a fait en son temps rey.

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