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NÎMES Orgue à midi selon Frédéric Muñoz

Exceptionnellement le deuxième et non le troisième samedi du mois, Orgue à midi aura lieu ce samedi 14 mars à la Cathédrale de Nîmes entre 12 et 12h30.

L'orgue de la cathédrale de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Grande nouvelle, Frédéric Muñoz exécutera une de ses créations en direct puisqu’il nous proposera au programme une symphonie en improvisations intitulée Al Andalus.

C'est une nouvelle fois l'association des Amis des orgues de la cathédrale de Nîmes qui est à l'organisation et qui propose cette pause musicale méridienne au sein de la cathédrale nîmoise où l'entrée sera libre - avec participation aux frais si le public veut que ces sessions se poursuivent.

Frédéric Muñoz est natif d’Alès. Organiste titulaire au temple de la cité minière depuis 1970 et titulaire-conservateur de l’orgue historique J.-P. Cavaillé (1782) de l’abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert depuis mai 1980, il est aussi professeur d’orgue à l’académie d’été " Orgues en Cévennes " dont il fut directeur durant plus de 25 ans.

Dès 1987, Frédéric Muñoz a dirigé la construction du nouvel orgue du temple d’Alès, achevée en 1993. Il se produit depuis plus de trente-cinq ans sur la plupart des orgues historiques de France lors de nombreux festivals, ainsi qu’en Espagne, Italie, Belgique, Portugal, Luxembourg, Allemagne et Canada.

Il a obtenu les meilleures critiques pour la vingtaine de d’enregistrements CD et obtenu un Diapason d’or  pour son CD " Tientos ", dédié à la musique d’orgue baroque Ibérique. Son dernier CD paru en 2019 (chez Triton) " Éclats méditerranéens " explore les répertoires du Sud depuis les arabo-andalous jusqu’à Pau Casals. Enfin, Frédéric Muñoz est membre du jury du concours international d’orgue Bach de Lausanne. Haut représentant de la musique baroque en France, il défend ardemment la cause de l’orgue ancien.

Des origines et des sonorités

Au programme de la demi-heure nîmoise, donc, sa propre symphonie avec Djebel al Tariq " Touchiat ", Calle real " Organo callejero ", Mons Calpe " Canto de tiple " et En Sevilla " Danzas andaluzas. "

" Les origines de ma famille paternelle sont andalouses depuis de nombreuses générations. En 1870, Lutgardo Muñoz-Lopez fut le fondateur et premier maire de la Linea de la Concepcion, petite ville frontière de l’enclave britannique de Gibraltar. Les générations successives sont nées dans cette nouvelle agglomération jusqu’à mon propre père à la fin des années 1920.  La Sinfonia "Al Andalus " est un hommage à cette terre chargée d’histoire du sud de l’Espagne. Quatre mouvements en improvisations composent cette œuvre musicale " commente le compositeur.

Pour info, Frédéric Muñoz donne également d'autres informations quant aux morceaux joués.

Djebel al Tariq : " Ce terme signifie " la montagne de Tariq" premier conquérant musulman en 711 et se réfère au célèbre rocher qui surplombe le détroit de la Méditerranée.  Par contraction, le nom deviendra Gibraltar. Ce premier mouvement évoque la situation géographique particulière, mêlée du calme de la nature terrestre et maritime avec des échos de mélodies et de rythmes de " Touchiat " nord-africains, en souvenir de l’origine de son premier chef. "

Calle real : " C’est la rue principale qui traverse de part en part la petite bourgade de la Linea, où sont rassemblés les principaux commerces et lieux de rencontres de la population, emplissant l’artère le soir venu. Un mouvement de Scherzo évoque l’effervescence du lieu, ponctuée ici et là par le petit orgue de rue. "

Mons Calpe : " " Le Mont du détroit " est bien ce qui caractérise le plus ce lieu privilégié qui surveille l’entrée de la Méditerranée. Devenu le siège d’un écosystème, il renferme une faune particulière dont ses fameux singes macaques de Barbarie. De plus, certaines de ses pentes recueillent pour la population la précieuse eau de pluie. Cette partie de la Sinfonia évoque le chant andalou au travers des douloureuses mélopées du Flamenco et des hymnes mozarabes (tiples). "

En Sevilla : " Capitale de l’Andalousie, avec ses senteurs, ses lumières, et ses nuits enchanteresses, Séville offre tous les contrastes d’ombres et de lumières si caractéristiques de l’Espagne. Quelques danses sévillanes nourrissent le final de cette symphonie improvisée. "

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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