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NÎMES Un nouveau lieu pour absorber un afflux de patients en cas de vague épidémique trop forte

De gauche à droite : Frédéric Jacquet, médecin directeur de la santé et de l'hygiène à la ville de Nîmes, Michel Amouyal, directeur du département de la médecine générale à la faculté de médecine, Marc Garcia, président de la Maison médicale de garde de Nîmes, et Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes. (Photo : Stéphanie Marin / Objectif Gard)

Situé le long de la rue San Lucar à Nîmes, le bâtiment d'un peu plus de 2 500 m2 pourra accueillir jusqu'à 500 consultations par jour. Pour l'heure en veille, il ne sera ouvert qu'en cas de forte progression de l'épidémie dans la cité des Antonin.

"L'épidémie, en tant que virus circulant, a touché l'Occitanie la semaine dernière, explique Frédéric Jacquet, médecin directeur de la santé et de l'hygiène à la ville de Nîmes. Cette vague est modérée et maîtrisée. Elle le sera tant qu'on tiendra le confinement." Pour l'heure, il n'est pas question d'alarmer la population, "les centres de consultations situés un peu partout sur le département reçoivent entre huit et dix personnes suspectées d'être atteintes par le coronavirus, par jour, précise Michel Amouyal, directeur du département de la médecine générale à la faculté de médecine. Un chiffre stable par rapport à la semaine dernière."

À Nîmes, les trois structures labellisées covid-19 - la maison médicale de garde au CHU, la maison de santé pluridisciplinaire Valsanté à Valdegour et SOS médecin - accueillent, à l'heure actuelle, entre dix et 15 patients par jour. Selon la structure concernée, la capacité de prise en charge maximale peut aller jusqu'à 40 consultations. Le scénario catastrophe n'est donc pas d'actualité à Nîmes, comme dans le Gard ou en Occitanie. Mais les exemples de l'Italie et de l'Espagne où la propagation du coronavirus a été fulgurante, incitent les collectivités, les professionnels et organismes de santé à l'envisager pour mieux anticiper.

En configuration renforcée, le bâtiment prêté par la ville pourra accueillir jusqu'à 500 consultations par jour, avec 11 consultations simultanées et 67 personnes en salles d'attente, respectant la distanciation sociale. (Photo : Stéphanie Marin / Objectif Gard)

Ainsi, la Ville de Nîmes met à disposition des médecins un bâtiment de plus de 2 500 m2 qui pourra accueillir jusqu'à 500 consultations par jour dans l'hypothèse d'une dégradation de la situation sanitaire et d'une forte progression de l'épidémie. "Les centres de consultations sont comme des bassins de rétention, explique Marc Garcia, président de la Maison médicale de garde de Nîmes. Si la vague épidémique devient trop forte, ces bassins déborderont."

Alors et seulement à ce moment-là, le bâtiment ouvrira ses portes, sur décision des médecins, de l'Agence régionale de santé et de la Ville, pour absorber un afflux de patients présentant des symptômes du coronavirus.

Une fois l'alerte donnée, le centre et ses trois unités de consultations se mettront en action dans un délai maximum de 48 heures, avec dans ses rangs des médecins, des infirmiers et des agents de surveillance. Des cheminements intérieurs et extérieurs seront aménagés afin d'assurer la sécurité des patients. "L'activation de ce dispositif restera possible jusqu'à la fin de l'épidémie", assure Frédéric Jacquet. Ensuite, la mairie prévoit d'acheter ce bâtiment actuellement loué au Département pour y installer ses services des Sports et de l'Éducation.

Stéphanie Marin

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