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ALÈS Une cellule d’écoute et de soutien psychologique pour la population

Photo d'illustration

En cette période pouvant être anxiogène, notamment pour les personnes isolées et fragilisées, Alès Agglomération, la Croix-Rouge et l’association Reseda ont mis en place un dispositif d’accompagnement psychologique pour les habitants de l’Agglo.

Grâce à la coordination des bénévoles de la Croix-Rouge d’Alès, des psychologues du territoire et du service Psychiatrie de l’hôpital d’Alès, une ligne téléphonique dédiée (06 71 82 25 27) propose une écoute chaleureuse pour rassurer, mais aussi une prise en charge des personnes les plus en détresse par des professionnels de santé mentale.

Les mesures de confinement entraînent une perte brutale de la liberté de mouvement, une limitation des relations sociales et un isolement affectif pour certains. « Les conséquences psychiques les plus fréquentes sont des symptômes anxieux, voire dépressifs, parfois même un état de stress permanent », alerte l’Académie nationale de médecine. Et ce n’est pas parce que le soleil brille en ce moment aux pieds des Cévennes que tout le monde garde le moral : il y a les personnes isolées ou fragilisées, ceux qui vivent en appartement, mais aussi ceux qui subissent un chômage partiel venant ajouter de l’incertitude sur l’inquiétude…

« C’était indispensable que tous les habitants de notre territoire qui éprouvent “un coup de moins bien” puissent recourir gratuitement à un soutien psychologique », défend Max Roustan, maire d’Alès et président d’Alès Agglomération. Le service Santé publique de l’Agglo, avec l’appui de Reseda (association pour la coordination des réseaux de santé du bassin alésien) ont sollicité l’aide de l’unité alésienne de la Croix-Rouge, de psychologues et du centre hospitalier pour mettre en place le dispositif : une ligne téléphonique d’écoute a été ouverte (06 71 82 25 27) et fonctionne du lundi au vendredi, de 9h à 21h.

Une simple écoute, un soutien ou une assistance hospitalière

Les personnes qui appellent souhaitent parler de ce qui les inquiète, trouver du réconfort. Les bénévoles de la Croix-Rouge d’Alès, formés à ce travail de première écoute, assurent les permanences au bout du fil et évaluent le niveau de détresse psychologique. « La situation est anxiogène, donc il s’agit principalement d’écouter et de donner de l’information afin d’apaiser les craintes, la tristesse, voire les angoisses qui peuvent être exprimées », témoigne Noémi Bonifas, coordinatrice du réseau Santé mentale à Reseda et coordinatrice de cette cellule de soutien psychologique.

Mais il se peut que l’écoute bienveillante, l’échange chaleureux et convivial ne soient pas suffisants. Les coordonnées des personnes en souffrance sont alors transmises à l’un des douze psychologues du bassin alésien participant au dispositif : « Elles sont rappelées dans l’heure et peuvent bénéficier gratuitement d’un soutien psychologique par un professionnel de santé mentale. »

En dernier recours, l’unité de Psychiatrie du centre hospitalier d’Alès est également opérationnelle pour recevoir les appels de ceux qui sont le plus en détresse, à travers son service des Urgences psychiatriques ou ses consultations.

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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