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NÎMES Les déplacements doux à l’horizon 2030

Pour sortir un peu des problématiques de la crise sanitaire actuelle, rappelons ici quelques points plus légers mais qui structureront la vie de la cité dans les dix années à venir. Les modes de déplacements évoluent. Les vélos, les transports doux et leurs adeptes ont leur mot à dire.

Nîmes a adopté en décembre dernier son schéma de développement des " modes actifs " à l’horizon 2030. Comme on peut le lire sur le site Internet de la Ville, la pratique de la marche à pied et du vélo, bénéfique pour la santé et l’environnement, seront ainsi encouragés par la création d’espaces dédiés et sécurisés, doublés d’ici dix ans.

Mais comment entrer dans une bataille qui a débuté voilà bien des décades ? Surtout quand on est un peu à la bourre ! La voiture a pris le pas sur la société offrant des déplacements longs et sans douleurs apparentes. Cependant, si les courbatures sont moindres en auto qu'à vélo, les enjeux environnementaux inversent la tendance.

Se déplacer à pied, à vélo, en trottinette ou avec un gyropode, c'est circuler en mode actif et contribuer à sa santé et à préserver l'air de toute pollution. Ces modes de transport sont complémentaires des déplacements collectifs (bus, car, train, covoiturage) et se révèlent souvent plus rapides sur les courtes distances en zone urbaine.

(Photo Archives Anthony Maurin).

Le pourcentage d'utilisateurs est pourtant bien faible... Une phase de diagnostic menée en 2018-2019 par la Ville et la société CODRA reprend les enseignements d’une enquête de 2017. Ce qui en ressort ? Un problème à la fois culturel et lié à la géomorphologie de la ville, constituée en partie de rues étroites, sous équipées et de dénivelés parfois importants.

En chiffres, cela révèle que 67 % des déplacements inférieurs à trois kilomètres sont réalisés en voiture. Les Nîmois sont 36 % à avoir recours à la marche à pied (1/3 des déplacements à Nîmes fait mois d'un kilomètre) et 2 % des Nîmois seulement utilisent le vélo !

Mais pour la Ville le but du jeu, quand on part d'aussi loin, est d'offrir des conditions décentes de pratiquer ces transports. D'ici 2030, il devrait y avoir plus de 78 kilomètres destinés à des modes actifs pour un investissement d'à peine plus de huit millions d'euros. Rappelons qu'aujourd'hui que le territoire nîmois compte 36 kilomètres d'itinéraires cyclables.

La future création du parc Jacques-Chirac (plus de détails sur ce projet ici) qui partira des abords du Vistre pour rejoindre le centre de Nîmes vers le Triangle de la gare, contribuera à mettre en place un itinéraire continu entre le centre-ville et le secteur de La Bastide.

(Photo Archives Anthony Maurin).

Il y a et il y aura aussi des pistes en site propre (avec des poteaux qui sont mal compris), des bandes cyclables (pas toujours aussi larges qu'il le faudrait), l’organisation du partage de la voirie par l’extension des zones 30 (pas forcément très sécurisée selon les usagers).

Pour l’année 2020, c'était la mise en place de bandes cyclables boulevard Natoire en janvier dernier, le passage en zone 30 pour le quartier quartier Beausoleil et les pistes double sens sur deux tronçons du boulevard Allende.

Il ne restera plus qu'à convaincre les réboussiers nîmois de prendre ou reprendre l'habitude de se déplacer ainsi quand ils le peuvent. L’identification des axes majeurs à aménager et leur priorisation s'appuie sur la volonté de créer un maillage pertinent d’itinéraires dédiés au vélo et à la marche à pieds, en site propre, le plus souvent possible.

En centre-ville, il s’agit d'encourager les modes doux ou les transports en commun (zones 30, zones mixtes, contre sens cyclables) en agissant sur les jalonnements et le stationnement. Des liaisons identifiées comme structurantes dans les réseaux d’itinéraires intercommunaux et départementaux (voie verte) pourront faire l’objet de demandes de subventions auprès de ces derniers avec des continuités sur les trajets les plus empruntés, comme la voie verte de Caveirac. Le développement des parcs à vélo, l’aide à l’achat et les vélos en libre-service constituent d’autres leviers à renforcer.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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