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FAIT DU JOUR Nîmes Olympique : c’était la saison 2019-2020…

La Ligue 1 aurait dû s'achever ce week-end pour les Crocodiles avec la réception du PSG. Le Covid-19 a tout chamboulé mais Nîmes s'est maintenu. Retour sur une saison pas comme les autres.

Landre face à Marseille aux Costières (photo Anthony Maurin)

La saison est terminée pour les Crocodiles. Elle restera comme la plus courte de l’histoire, arrêtée prématurément par la crise sanitaire déclenchée par le coronavirus. Même si les émotions positives ont été très rares, en obtenant le maintien les Nîmois ont sauvé l'essentiel. 

Tout commence par un départ et pas des moindres, celui de Téji Savanier. Le maître à jouer du Nîmes Olympique a des envies d’ailleurs. C’est légitime, mais c’est plus embêtant quand ce désir lui dicte de rentrer à Montpellier. Nîmes ne peut pas le retenir et les supporters vivent ce transfert comme une trahison.

Savanier et Bouanga quittent le navire

L'idole des Costières devient un paria. Une semaine plus tard, c'est Denis Bouanga qui quitte la bateau nîmois pour rejoindre Saint-Étienne. En une semaine, le NO a perdu deux de ses meilleurs joueurs de la saison précédente. Dans l'intervalle, Paul Bernardoni est une nouvelle fois prêté au NO par les Girondins de Bordeaux et rempile pour une saison. Quant à Pablo Martinez, le défenseur du Strasbourg et ancien uzétien, il s'est engagé avec Nîmes dès le 25 juin. C'est déjà ça !

Le 28 juin, Savanier est à la Bastide pour la dernière fois, il regarde déjà vers Montpellier (photo Norman Jardin)

Puis, comme ils en ont pris l’habitude depuis plusieurs années, les Crocodiles partent en stage à Peralada (Espagne) où ils sont rejoint par deux recrues offensives : Zinedine Ferhat (Le Havre, L2) et Vlatko Stojanovski (Macédoine), des joueurs qui n'ont jamais joué en Ligue 1. Dans les médias, le coach Bernard Blaquart s’inquiète du nombre important de départs, pas compensés à son goût. Des déclarations qui ne sont pas appréciées par le président du NO, Rani Assaf.

À Peralada, Denis Bouanga scrutait déjà en direction de Saint-Étienne (photo Norman Jardin)

Laurent Boissier démissionne... mais reste !

Le 10 juillet, en plein mercato, c’est un énorme coup de tonnerre qui éclate dans le ciel gardois. Laurent Boissier, le directeur sportif, annonce au micro d’Objectif Gard, qu’il quitte ses fonctions. Même si c’est un faux départ, ses relations avec le président Assaf et avec le coach, Bernard Blaquart, se sont dégradées au fil des mois. La nouvelle saison démarre donc de la plus mauvaise des façons.

« On a un effectif de football à sept »

C’est dans la plus grande des incertitudes, que les joueurs et le staff partent pour quelques jours en stage au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire). L’entraîneur est de plus en plus inquiet et il le fait savoir. « J’espère tous les matins une bonne surprise » (le 18 juillet), « On a un effectif de football à sept » (le 26 juillet). Des sorties que n’apprécie pas Rani Assaf et l’on se demande si le technicien nîmois n’est pas menacé par un limogeage.

Julie Gayet et François Hollande aux cotés de Rani Assaf et d'Yvan Lachaud le 17 août 2019 lors de Nîmes - Nice (photo Corentin Corger)

Le mois de juillet se termine par le départ de Sada Thioub à Angers (23 juillet) et la signature d’Haris Duljevic (30 juillet). Après un marché des transferts mouvementé, le championnat des Nîmois commence mal avec deux défaites. Une logique face au Paris-Saint-Germain 3-0 et une autre qui laisse beaucoup d’amertume face à Nice, 1-0.

Lamine Fomba participe à son premier entraînement le 21 août 2019 (photo Norman Jardin)

Après un bon nul ramené de Monaco et un succès probant face à Brest 3-0, les Crocodiles relèvent bien la tête et on les imagine sur le même tempo que la saison précédente. L’effectif s’enrichit avec les arrivées de Lamine Fomba (20 août) et Lucas Deaux (22 août) mais il perd Antonin Bobichon qui part à Angers (29 août).


Trois semaines après avoir démissionné, Laurent Boissier reprend ses fonctions. Ses relations orageuses avec Assaf se sont aplanies… Pas pour longtemps.

Un derby sans supporters nîmois

Pendant que le football français est plongé dans la polémique des chants homophobes dans les stades, Nîmes Olympique s’enfonce au classement de la L1. En prime, les Crocodiles s’inclinent dans le derby à Montpellier (1-0, le 25 septembre). Privés de déplacement, les supporters gardois sont condamnés à suivre le match devant la télévision.

Deaux et Martinez ont passé une salle soirée à Bordeaux, défaite 6-0 [Photo via MaxPPP]

À la Mosson, le NO entame une terrible série de 13 rencontres de L1 sans victoire (quatre nuls et neuf défaites), avec au passage des punitions contre Bordeaux (6-0, 3 décembre) et Lyon (4-0, 6 décembre). À la trêve, les Gardois sont mal embarqués : 19e avec cinq points de retard sur le barragiste et seulement deux victoires obtenues sur la phase aller. Comme c’est devenu une habitude et presque une tradition, Nîmes ne fait pas de vieux os dans les coupes nationales avec des éliminations contre Saint-Étienne en Coupe de la Ligue (2-1, le 18 décembre) et à Dijon en Coupe de France (5-0, le 19 janvier). Ce n'est pas encore cette saison que les Crocodiles revivront les belles soirées en coupe.

Reda Hammache est arrivé à Nîmes en décembre 2019 (photo Anthony Maurin)

Reda Hammache arrive en décembre

C’est dans ce contexte que débarque Reda Hammache, le nouveau directeur sportif, en remplacement de Laurent Boissier. Ce dernier prend en main le mercato d’hiver et il fait venir Yassine Benrahou (Bordeaux, prêt), Nolan Roux (Guingamp) et Moussa Koné (Dresde). Au classement, la situation est désespérée, mais au prix de quatre victoires consécutives (Monaco, Dijon, Nice et Angers), Nîmes n’est plus relégable, mais barragiste.

Nîmes a joué son dernier match, le 7 mars à Metz à (Photo via MaxPPP)

Saison arrêtée, classement gelé et Nîmes est sauvé

C’est alors que la crise sanitaire éclate. Il est envisagé dans un premier temps de jouer les matches à huis-clos. Mais le monde s'arrête et la Ligue 1 est stoppée. Le classement est gelé et Nîmes Olympique est sauvé.

Les supporters nîmois vont devoir encore attendre avant de revoir leurs favoris (photo Anthony Maurin)

La saison est désormais à ranger définitivement dans le livre d'histoire du football nîmois. Elle n'aura pas connu de grandes soirées aux Costières ou d'exploits à l'extérieur. Mais elle s'est peut-être arrêtée au bon moment pour le NO qui restait sur trois défaites et qui n'avait pas un calendrier facile. 2019/2020 est mort, vive 2020/2021 !

Norman Jardin

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