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LE 7H50 de Rémi Nicolas, candidat à Marguerittes : « On ne craint pas les alliances »

Rémi Nicolas est arrivé en tête du premier tour des élections municipales à Marguerittes (Photo DR)

Conseiller communautaire et élu d'opposition depuis 2014, Rémi Nicolas de la liste divers gauche "Nous c'est Marguerittes" est arrivé largement en tête du premier tour des élections municipales à Marguerittes avec 41,5 % des voix devant le maire sortant William Portal (22%), en poste depuis 30 ans et deux élus de la majorité : Stéphane Guillemin (18,4) et Denis Bruyere (18,1). Favori de ce second tour, le 28 juin prochain, pour emporter la mairie de la troisième commune (8 700 habitants) du territoire de Nîmes métropole, Rémi Nicolas fait le point sur ce scrutin à fort enjeu. 

Objectif Gard : Êtes-vous surpris de votre score du premier tour où votre liste est arrivée largement en tête ? 

Rémi Nicolas : Non, on avait tablé sur ce chiffre-là. On sent bien la dynamique de changement qui est attendue sur Marguerittes : une ambiance de fin de cycle et l'envie d'un renouveau sur notre commune. Le fait que l'on soit en tête ne nous a pas surpris. Ce qui nous a surpris c'est effectivement le score du maire sortant et le fait que les trois candidats de la majorité se tiennent comme ça. On ne pensait pas avoir autant d'avance.

Cet éclatement de la majorité vous a été très bénéfique...

Bien sûr que la division de la majorité nous a été favorable. Mais c'est le reflet de ce qui se passe depuis plusieurs mois et années au sein de l'équipe actuelle. On est vraiment dans une fin de cycle.

On imagine donc que vous vous maintenez pour le second tour ? 

(Rires) Oui, la liste est déposée depuis le 16 mars et reconduite à l'identique. C'est la liste et le programme auxquels les Marguerittois ont adhéré, donc on a aucune raison de les faire évoluer.

Craignez-vous une alliance entre vos trois adversaires ? 

On ne craint pas les alliances. Il semblerait qu'une fusion soit envisagée entre le troisième (Stéphane Guillemin) et le quatrième candidat (Denis Bruyere). On saura rapidement ce qu'il en est puisque la date limite est le 2 juin. Il est donc probable que l'on se retrouve avec trois listes au second tour.

"Un rejet du fonctionnement actuel"

Est-ce que cette probable fusion vous inquiète ? 

Dans le cas de la gestion de crise, tous les médias le disent que les maires sortants auront peut-être une dynamique. Je crois que sur Marguerittes il y a quand même eu un rejet du fonctionnement actuel. Je ne suis pas sûr que la crise profite au maire sortant ni que la fusion soit accueillie de bon augure car les deux programmes étaient quand même nettement différents entre ces deux candidats. Il va falloir manier l'art de la synthèse pour pouvoir proposer aux électeurs un programme avec du sens.

À l'aube de ce second tour, on peut donc dire que la victoire vous tend les bras... 

La victoire est à portée de bulletin. Il faudra que les électeurs viennent voter et qu'ils confirment la dynamique du premier tour. On est certes dans une situation confortable mais il y a encore un second tour à passer. Tout le monde sait bien que rien est acquis tant que le dépouillement n'a pas été réalisé.

"Il faut rassurer les électeurs"

Comment allez-vous faire campagne pour ce deuxième tour avec cette situation sanitaire particulière ? 

On va faire campagne dans le respect des règles que nous présentera le Gouvernement. On a réfléchi à une campagne qui sera numérique à travers les réseaux sociaux et notre site Internet. Bien entendu on aura pour mission de contacter les électeurs par téléphone et par message. On aura certainement des tracts papiers qui pourront sortir mais on pense à la mise en place d'un grand e-meeting qui pourrait rassembler les Marguerittois derrière leur écran.

Vous attendez-vous à nouveau à une forte abstention pour ce second tour ? 

À la différence d'avec le 15 mars, nous aurons le temps de nous préparer. Malheureusement, je dirais que les gens sont maintenant habitués à cette situation. Ils font leurs courses et ont repris le travail. Si on prend la peine de rassurer les électeurs en mettant en place des conditions optimales pour voter, je pense que l'on peut avoir une bonne surprise sur la participation. Et cela est primordial.

Propos recueillis par Corentin Corger

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