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CAUSSES-CÉVENNES La transhumance inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco

Fête de la transhumance à l'Espérou en 2017 (Photo DR)

Le comité du patrimoine mondial vient d'intégrer la transhumance au patrimoine immatériel de l'Unesco après la candidature déposée par les six massifs français. Parmi les territoires du Massif Central, les Causses et Cévennes sont concernées dont une partie est située dans le Gard. 

C’est avec impatience que Sophie Pantel, présidente de l’Entente Interdépartementale des Causses et des Cévennes, a attendu mardi 2 juin le verdict du comité du patrimoine mondial réuni pour examiner, entre autres, la candidature déposée par les six massifs français pour faire reconnaître la transhumance au patrimoine culturel de l’Unesco.

Une pratique ancestrale qui consiste à déplacer un troupeau dans une zone où il pourra se nourrir. L'été, comme à l'Espérou, où les éleveurs de plaine amènent les brebis vers les pâturages de montagne pour un événement baptisé Fête de la transhumance.

En fin de soirée, elle a eu la joie d’apprendre que la transhumance était inscrite sur la liste du patrimoine immatériel français avec en plus, un dossier qualifié de "très grande qualité" par les membres du comité. Cette reconnaissance s’accompagne d’un plan de sauvegarde de la transhumance dont le comité a indiqué "qu’il soit accessible in extenso sur le site de l'Inventaire national, pour que l'ensemble fasse modèle."

L’Entente est donc particulièrement heureuse de ce travail qui va permettre de mieux faire reconnaître les surfaces pastorales d’estives et surtout le travail des éleveurs et bergers du territoire. Elle tient d’ailleurs à remercier les membres du comité de pilotage local qui ont permis de compléter très utilement le travail de la candidature.

Une candidature internationale pour 2021

Cette reconnaissance permet à un des éléments patrimoniaux des Causses et Cévennes une mise en lumière majeure avec, il faut le noter pour la première fois, un dossier élaboré avec le ministère de la Culture mais auquel le ministère de l’Agriculture a aussi été associé, ceci permettant désormais de mettre en œuvre un plan de sauvegarde le plus rapidement possible.

La prochaine étape reste le dépôt d’une candidature internationale puisque la France, grâce à ce succès, va pouvoir demander l’agrégation de sa candidature à celles déjà déposées par l’Italie, la Grèce et l’Autriche et validée par le comité mondial. Pour cette seconde phase, l’Espagne, l’Andorre, la Croatie, l’Albanie, la Roumanie et le Luxembourg s’associeront à la France pour un examen international en décembre 2021.

L’Entente fera partie du comité de suivi et du comité du plan de sauvegarde, de quoi travailler efficacement pour et avec les éleveurs et bergers du territoire mais aussi en parfaite cohérence avec les autres massifs français avec qui, une belle solidarité a pu se développer au cours de cette aventure.

 

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