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GARD La députée Annie Chapelier : « J’ai enfin le droit de penser ! »

La députée de la 4ème circonscription du Gard, Annie Chapelier. Photo Tony Duret / Objectif Gard
La députée de la 4ème circonscription du Gard, Annie Chapelier. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Ce vendredi matin, la députée de la 4ème circonscription du Gard, Annie Chapelier, recevait la presse locale pour faire un point sur son activité parlementaire. L’occasion pour elle de revenir sur plusieurs sujets d’actualité. Et comme souvent avec la députée, c’est sans langue de bois !

Le nouveau gouvernement de Jean Castex

« C’est un jeu de chaises musicales. Si je suis très heureuse de la nomination de Barbara Pompili (ministre de la Transition écologique, Ndlr), les autres nominations me laissent perplexe. Parmi les nouveaux venus, je vois qu’il y a des personnes qui n’ont pas fait leurs preuves à l’Assemblée et qui sont quand même devenues ministre ! »

Éric Dupont-Moretti à la Justice

« Il a été déstabilisé par l’Assemblée. Il a tellement l’habitude qu’on l’écoute… Il n’est peut-être pas si solide qu’il veut le montrer. On verra ce que ça donne… »

La République en Marche

 « J’ai le sentiment qu’ils sont dans l’entre-soi, que plus on est fayot, plus on a de chance de monter (…) La République en Marche n’existe plus dans le département. Il n’y a qu’à voir leurs scores aux Municipales. L’image de La République en Marche est très affaiblie ».

Les résultats des Municipales ?

« Si vous n’aimez pas le changement, venez dans notre département ! »

Son nouveau groupe parlementaire

« C’est le groupe écologie démocratie solidarité. On est un petit groupe de 17 parlementaires, extrêmement actif, avec des personnalités comme Delphine Batho ou Cédric Villani. Je  m’y sens bien, je suis enfin députée. J’ai enfin le droit de penser ! »

La gestion de la crise du Covid-19

« Il y a eu beaucoup d’incohérences, notamment sur les masques. Ils ont fait une stratégie de la peur. La peur, c’est facile à créer. Il fallait plutôt créer une relation de confiance, mais pour cela il faut être crédible et honnête ».

La prison

« Il faut qu’elle soit à Alès. C’est bien de ne pas tout concentrer à Nîmes qui est une plateforme de la haute délinquance. (…) La prison française est très malade, on est très déficient sur la réinsertion ».

Christophe Rivenq, président d’Alès Agglomération

« C’est quelqu’un d’extrêmement intelligent qui a une vraie ambition pour le territoire d’Alès. Nos positionnements divergent au niveau de l’environnement, mais il est innovant, il va être le coup de fouet de cette Agglo. Avant, il était brimé dans sa fonction : il va s’épanouir. D’ailleurs je ne vois pas pourquoi Christophe Rivenq ne nous surprendrait pas en bien. Il est capable de beaucoup de choses ».

Et le maire d’Alès, Max Roustan ?

« Max est tout en rondeur, c’est un enfant du pays, mais un homme de l’ancienne garde. Alès avait besoin de sang neuf » (Précisons que Max Roustan est encore le maire d’Alès, Ndlr).

Ses projets à court terme ?

« Je dépose cette semaine ma proposition de loi sur le parrainage citoyen pour l’accueil des migrants. L’idée, c’est qu’un collectif de citoyen ou une association prenne en charge une personne réfugiée pour l’accompagner pendant trois ans. C’est un véritable soutien avec une aide matérielle. C’est fait de manière bénévole. On est dans cette logique d’accueil car les gens qui viennent ne le font pas de gaieté de cœur, ils sont contraints de migrer. Il faut changer notre regard sur l’immigration ».

Son avenir à plus long terme ?

« La seule question que je me pose, c’est dans quel hôpital je travaillerai dans deux ans ? C’est sûr, je ne serai plus députée. »

Tony Duret

Etiquette

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

7 réactions sur “GARD La députée Annie Chapelier : « J’ai enfin le droit de penser ! »”

  1. Dommage qu’elle se plante totalement sur Rivenq, elle « avait bon » jusqu’à là. Elle connait mal le personnage ou alors , comme il lui reste 2 ans à faire autant ménager le nouveau patron ( officiel) de son secteur.

  2. CETTE DAME A LA MEMOIRE UN PEU COURTE : voilà ce qu’elle déclarait à O G en août 2019 à propos notamment de RIVENQ et au passage de son ami le promoteur DHOMBRE . Propos d’une grande lucidité.

    « Autre sujet d’actualité qui pointe le bout de son nez : les élections municipales de 2020. À Alès, Annie Chapelier considère « qu’il est temps de tourner la page Roustan. » Maire d’Alès depuis 1995, Max Roustan serait pourtant prêt à repartir pour un nouveau mandat, avec son directeur général des services Christophe Rivenq sur sa liste. Au sujet de ce dernier, la députée ne mâche pas ses mots : « Je trouve qu’il va beaucoup vers les gens, mais peu de gens viennent vers lui. Il est totalement clivant et menteur comme ce n’est pas permis. Par exemple, il me raconte que les arbres abattus au bord du Gardon l’ont été à la demande de l’État. J’ai eu la confirmation que c’était faux. Mais je sais que pour lui je suis une écolo stupide qui ne comprend rien. En attendant, c’est quoi leur objectif ? Faire d’Alès la ville la plus chaude et invivable de France ? »
    L’élue parlementaire dénonce également les méthodes du duo Roustan-Rivenq : « Ce sont des hommes qui ont profité de leur situation pour s’enrichir. Monsieur Roustan, il gagne deux fois ce que je gagne et personne ne lui demande de comptes. Quant à Christophe Rivenq, c’est quelqu’un qui aime l’argent. Le vœu de sobriété devrait être inclus dans la politique… » D’ici mars prochain, Annie Chapelier espère « qu’une personnalité sortira du chapeau pour se présenter face à eux. »
    Porte Sud : « Claude Dhombre se croit au-dessus des lois »
    Dans « l’affaire » Porte Sud, ce centre commercial construit par le promoteur Claude Dhombre au bord du Gardon, Annie Chapelier a clairement pris position : « Quand j’ai rencontré M. Dhombre, je lui ai dit que j’allais tout faire pour que son projet ne voit pas le jour. Cet homme représente tout ce que je combats. Il a décrété que le PPRI c’était du grand n’importe quoi et il se croit au-dessus des lois. Mais il a tout de même réussi avec la complicité de la municipalité, par son inaction, à continuer et finir les travaux. »

  3. je comprends que les gens ne veulent plus votés. En prison on finira par leur donner le droit ou l’obligation de voter avec remise de peine en contre partie. bienvenue chez les écolos bobo

  4. pas de langue de bois, une marche vers la prison-écologique. on a du mal à recruter en prison d’ou une émigration. La rapidité a déposé un dossier CETTE SEMAINE. max il ne peut pas le faire son éléctorat ne sera pas content

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