A la uneActualitésSociété

FAIT DU JOUR « C’est important de se faire dépister »

Un binôme (Photo Anthony Maurin).

Depuis trois jours, la commune de Bellegarde accueille un centre de dépistage du Coronavirus.

Le test est très rapide et parfois indolore même s'il chatouille et gratouille bien souvent (Photo Anthony Maurin).

Depuis deux jours à Bellegarde est proposé un dépistage massif de la Covid-19. Après une vingtaine de cas confirmés dans le village, les équipes sanitaires accueillent qui le veut et procède au test. Les résultats tombent sous 48h maximum pour les personnes atteintes du virus.

C'est au foyer des Cigales, en centre-ville, que le rendez-vous est donné depuis lundi après-midi. À l'approche des lieux, on peut voir quelques personnes empruntant le même chemin. Masque sur le visage, l'air plus ou moins tendu, les "patients" de quelques minutes n'ont pas longtemps à attendre dans la cour ombragée.

(Photo Anthony Maurin).

"J'ai hésité. Honnêtement je ne sais pas si cela peut servir mais je suis venu par civisme. Je ne pense pas avoir les symptômes mais on m'a dit de venir alors me voilà. J'ai vu à quoi ça ressemblait et je n'aime pas trop qu'on me chatouille le nez !", lance un passant. "Je suis en vacances, mais je me dis que c'est bien de faire le test. Je reçois de la famille et je ne veux pas qu'ils soient malades à cause de moi. On le voit bien, l'été nous rapproche et nous perdons les gestes barrières. Nous nous embrassons, nous fêtons les vacances et nous oublions un peu la transmission du Coronavirus...", souligne sa voisine de file d'attente.

Les volontaires vont se faire tester (Photo Anthony Maurin).

Un policier municipal, deux personnels de La Croix rouge aiguillent les volontaires. Prise de température et changement de masque, tel un arrêt au stand en préambule d'une course automobile, on prépare les choses afin qu'elles soient les plus fluides possible.

Ici, pas d'échappement mais une échappatoire pour celles qui ceux qui présentent déjà des symptômes de la maladie, la sortie sans entrée (avec tous les conseils et instructions des professionnels qui vont avec). " Nous n'accueillons pas les malades car ce n'est pas le but. Il en va de même pour ceux qui veulent se faire dépister plusieurs fois", note Claude Rols, délégué départemental de l'Agence régionale de santé Occitanie.

L'intérieur du centre et les tentes individuelles qui assurent des prélèvements conformes aux attentes sanitaires (Photo Anthony Maurin).

Au milieu de trois ou quatre questions, "Avez-vous des courbatures ?", demande un membre de La Croix rouge. Pour tous les seniors la réponse est quasiment la même... Mais elle varie selon l'âge et l'état de forme de la personne. "Vous savez, ça fait trois ans que j'en ai !"

Pour les autres, c'est un passage administratif qui débute réellement le processus. "Ils passent à l'enregistrement pour assurer la traçabilité des prélèvements. Il y a six postes administratifs et six tentes de dépistage. Chaque poste correspond à une tente.On demande les renseignements de base, on prend le numéro de Sécurité sociale, le téléphone et l'adresse pour communiquer les résultats le plus rapidement. Des personnels du CHU de Nîmes, de l'ARS, de La Croix rouge et de la commune de Bellegarde sont mobilisés pour l'occasion. Une fois que nous avons 50 prélèvements, un coursier les apporte au CHU de Nîmes pour qu'ils soient analysés", assure Claude Rols.

Les postes administratifs (Photo Anthony Maurin).

Aucune liste n'est préétablie donc tout le monde est invité à se faire dépister. Le test est pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale. Mercredi dernier était décelé le cluster de Bellegarde. Vendredi était prise la décision d'installer ce centre de dépistage et ce lundi ont débuté les premiers tests. Le délégué départemental est plutôt content de ces débuts. "Avec la situation connue les gens étaient un peu inquiets mais ils sont très satisfaits. Nous sommes réactifs car nous travaillons très bien tous ensemble. Le centre est accessible, le flux est bien géré et comme la prescription par un médecin pour ce genre de test n'est plus obligatoire, tout le monde peut venir. C'est important de se faire dépister."

Un binôme qui s'apprête à prélever (Photo Anthony Maurin).

Il y a une trentaine de personnes constamment sur le site pour s'occuper des "visiteurs" mais en tout et en comptant les roulements on parle plutôt de 80 effectifs. Dans chaque box de prélèvement, un binôme exécute le test. Un "préleveur" et son aide à prélever. Tous deux donnent également des conseils et mettent à l'aise les personnes les plus stressées. Difficile de rater le test mais chaque examen peut être considéré comme angoissant.

Claude Rols (Photo Anthony Maurin).

"Bellegarde compte un peu moins de 7 000 habitants. Comme les tests sont sur la base du volontariat, on s'attend à 1 500 prélèvements, mais nous nous adapterons à la demande et nous pourrons prolonger cette action si besoin. Nous faisons les efforts nécessaires. Avec le déconfinement et les vacances, les gens se relâchent un peu alors il faut être vigilant. C'est un véritable enjeu de santé publique", conclut Claude Rols.

Même les enfants, à partir de deux ans, peuvent venir. Une équipe spécialisée est encore présente aujourd'hui au centre de dépistage à cet effet. Lundi après-midi, 392 personnes sont passées et 350 autres mardi matin. À vous de jouer !

Le matériel nécessaire (Photo Anthony Maurin).

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité