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SOIR DE VICTOIRE En 2001, Vivette Lopez est élue maire de Mus

Discours d'investiture de Vivette Lopez en 2001 (Droits réservés)

Rien ne prédestinait Vivette Lopez à faire de la politique. Hier mère au foyer, aujourd’hui sénatrice du Gard, cette Mussoise de 66 ans a un parcours plus qu'atypique. 

De part sa fonction de sénatrice, Vivette Lopez n’est pas très médiatique. Elle est peu connue du grand public. Pourtant, sa personnalité gagne à être connue. L’ex-maire de Mus tranche parmi les édiles gardois par son originalité, quelle soit vestimentaire lorsque cette dernière arbore de belles robes aux couleurs chatoyantes ou politiques, lorsque cette militante Les Républicains ne tarit pas d’éloge le président Socialiste du Conseil départemental du Gard. Vivette Lopez, c’est une femme du cru. Une femme qui n’accorde guère d’importante au regard des autres.

La mairie de l'intérieur

Son tempérament s'est forgé au gré du temps et des expériences, loin du mundillo politique. Mère de trois enfants, Vivette Lopez décide de renouer avec le travail. Après avoir décroché son diplôme de secrétaire de mairie, elle est employée dans sa commune de Mus. « Rien dans ma vie ne me prédestinait à entrer en politique », commente l’édile, « je faisais beaucoup de choses parce que j’étais du village. Je connaissais un peu tout le monde, j’aimais écouter les gens et les aider. » 

Dynamique, la fonctionnaire se met même à commenter les choix politiques de la majorité municipale : « en tant que secrétaire de mairie, je connaissais beaucoup de dossiers, parfois même mieux que le maire (rires) ! J’assistais aux séances du conseil municipal et je ne pouvais m’empêcher de commenter certaines décisions, toujours dans le respect bien évidement. » Peu de temps avant les élections municipales 2001, le maire de Mus, Francis Audema, annonce qu’il ne se représentera pas. « Une surprise », confie Vivette Lopez. 

Une victoire sans appel

Le premier adjoint, Bernard Serot, se dit prêt à l’aider si la secrétaire de mairie souhaite se présenter. « Il était curieux de voir comment ça allait se passer avec moi… Il est vrai que je suis peu spéciale et atypique », raconte l’élue. La campagne est rude. Sans candidat naturel, la majorité s’éclate sur trois listes : « cinq élus sont repartis avec moi et d’autres ont monté leurs listes. Ça a été compliqué, je ne le cache pas. Pendant ces périodes électorales, les méchancetés sortent toujours. »

Mère de trois enfants et grand-mère de cinq petits-enfants, la plus belle réussite de la sénatrice restera sa famille (Photo : Vivette Lopez)

Sa victoire au scrutin est sans appel : « tous les candidats de ma liste ont été élus ! Ça a été une très belle victoire. Mes parents qui n’étaient plus là à l’époque auraient été fiers », se souvient Vivette Lopez, rappelant qu’avant elle son père, militaire chez les pompiers de Paris, avait été conseiller municipal. Depuis la mairie, « les gens nous félicitaient. Du coup, on sommes allés chez moi pour fêter la victoire. On avait préparé un truc pour grignoter avec des boissons, tout le monde chantait… C’était génial ! » 

Son tandem avec Jean-Paul Fournier

Aux affaires avec son équipe, Vivette Lopez fait « des trucs remarquables. » D’ailleurs, « j’ai donné quelques sueurs froides à mon premier adjoint en créant des logements sociaux, en aménageant des chemins sur l’autoroute pour désengorger le centre ville. » L’élue locale attire l’attention de Jean-Paul Fournier, le maire de Nîmes et candidat aux sénatoriales. L'édile lui demande, en 2014, d’être sa suppléante. Le tandem incarnant à la fois la ruralité et l'urbain permet à la Droite de décrocher son premier siège de sénateur dans le Gard. En 2014, le duo réalise un doublé avec l’élection de Vivette Lopez. 

Au palais du Luxembourg, la Mussoise aide les élus, notamment des petites communes. Avec l’entrée en vigueur de la loi sur le non-cumul, elle est contrainte d’abandonner son mandat de maire. Après une campagne interne difficile, Vivette Lopez obtient le soutien des Républicains pour tirer la liste des sénatoriales dans le Gard. Une place que visait aussi le Nîmois Laurent Burgoa qui se retrouve en deuxième position. En campagne, ce nouveau tandem a jusqu’au 27 septembre pour faire ses preuves.  

 

Coralie Mollaret 

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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