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RUSSAN Art contemporain : l’éperdu retrouvé d’Euzéby et ses amis

(Photo LE)

"De l’Éperdu" est la 13e édition des expositions de groupe qui se déroulent à la maison Euzéby tous les étés.

Une salle de l'exposition qui tient dans toutes les pièces de la charmante maison (Photo LE).

C'est déjà la fin ou presque car il ne reste que quelques jours, jusqu'à ce vendredi 28 août, pour vous y rendre et vous ne le regretterez certainement pas ! 

À Russan, cela fait 12 ans que Lilian Euzéby sélectionne, emballe, transporte, installe, éclaire, organise en totalité cet événement. Seul ! Mais cela vaut le détour et les efforts qui vont avec. En tout et depuis le début de la belle aventure, plus de 70 artistes sont venus montrer leur travail dans cette drôle de vieille maison qui lui sert d’atelier le reste de l’année. Et pas des moindres !

(Photo LE)

Euzéby, lui aussi artiste, sollicite ses amis de toutes générations. De Sophie Calle, Philippe Favier, Claude Viallat, en passant par Frédéric Clavère, Guy de Rougemont, Rudy Riccioti ou Serena Carone. Ils viennent parfois de loin pour montrer leurs œuvres à Russan. Mais pourquoi ? Par amitié pardi ! C'est le cœur du projet et de l’organisation de cet événement, en effet Lilian Euzéby cherche et trouve dans son environnement très proche les artistes avec lesquels il créera l’exposition estivale qu'il renouvelle chaque année.

En 2020, le noir et blanc dominent dans toutes les salles et le titre " De l’Éperdu " renvoie immédiatement à une évidente sincérité et un élan passionnée et authentique en face d’un monde de plus en plus lourd et à l’atmosphère néfaste. À la Maison Euzéby de Russan, les œuvres et les textes vous entraînent vers d’autres espaces, vers d’autres temps. La poésie prédomine. L’amitié et la végétation omniprésentes forment le ciment de ce lieu atypique. Mais attention, ici pas de climatisation, juste du jasmin, du chèvrefeuille, de la vigne vierge... et une balade culturelle inoubliable.

L'entrée de la maison, cachée et discrète. Un lieu où il fait bon flâner (Photo LE).

Cette année, des dessins de Rudy Ricciotti crées spécialement pour Russan, reprennent les projets récents de l’architecte marseillais. Les gravures d'Anne Rothschild parlent de la grenade - le fruit ! - et de son caractère sacrée dans les mythes très antiques du Moyen-Orient. Dario Polenghi, de Milan, propose deux grandes toiles monochromes mais aux paysages très épais. Rieko Koga, de Tokyo, a réussi à faire parvenir à Lilian Euzéby douze petites œuvres très puissantes. Des photographies argentiques des années 1930 fixent l’amitié et la poésie qui régnaient autour de l’écrivain Luc Dietrich.

Cette année, pour pallier l’absence de trois artistes prévus de longue date, Lilian Euzéby s’est quant à lui vu obligé de laisser de grands formats dans le vieil atelier de pierres et un parcours initiatique en est sorti. On y parle de sources, de Gardon, de pierres antiques et de cieux décideurs.

(Photo LE)

Dans les couloirs et petites salles, des œuvres de Max Jacob, Sophie Calle, des dessins anciens du XVIIIe flamand, des affiches originales maoïstes, Philippe Favier, Enzo Cucchi, France Cadet...

Entrée libre. Du jeudi au dimanche de 11h à 13h et de 16h30 à 19h30. 6, place de la Fontaine, Russan, 30190 Sainte-Anastasie (entre Nîmes et Uzès).

(Photo LE)

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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