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GARD Une journée de deuil national pour les victimes du covid-19 ?

Léocadie Mendez souhaitait organiser une marche blanche ce mardi 22 septembre à Nîmes. (Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

Faute de participants, la marche blanche souhaitée par Leocadie Mendes, représentante gardoise de l’association des victimes du covid-19, n'a pas eu lieu hier, mardi 22 septembre.

Le rendez-vous avait été fixé ce mardi 22 septembre à 14h devant la Maison carrée à Nîmes. Mais faute de participants, la marche blanche en hommage aux victimes du covid-19 n'a pas eu lieu. "C'est la déception", lançait Léocadie Mendez. Ce rendez-vous manqué avec la population n'a pas découragé la représentante gardoise de l'association des victimes du covid-19 dans son combat "pour que la lumière soit faite sur le décès de mon papa". Assise dans son fauteuil roulant, elle brandit une pancarte en carton sur laquelle on peut lire : "Il s'appelait Richard Mendez. Il a été contaminé par le CHU de Nîmes du covid-19, en gériatrie".

Richard Mendez avait 99 ans, il vivait à Calvisson. Le 22 mars dernier, il est admis au service gériatrie du CHU de Nîmes, pour une inflammation de l'estomac. "Le 24 avril, il a été déclaré positif au coronavirus. Mon papa est décédé le 1er mai." Depuis, Léocadie Mendez se bat pour connaître les circonstances du décès de son père qui aurait eu 100 ans le 30 novembre. Une plainte a été déposée en gendarmerie. La Calvissonaise a par ailleurs envoyé un courrier au président de la République pour qu'il décrète une journée de deuil national en hommage aux victimes du covid-19.

"Nous ne le faisons pas pour l'argent, ça ne fera pas revenir nos proches"

À ses côtés mardi, son fils âgé de 28 ans, et Florian et Bernard Delabre. Son père, Pierre est décédé le 23 avril dernier au centre de gérontologie de Serre-Cavalier. "Il y a eu une mauvaise organisation, le virus y est entré. Il y a eu une quarantaine de décès", lance-t-il. Plusieurs familles dont un proche est décédé au centre de gérontologie pendant la crise sanitaire ont engagé des procédures devant le Conseil de l'ordre des médecins, au pénal et le tribunal administratif. Ce dernier a accordé l'expertise du dossier. "Nous ne le faisons pas pour l'argent, ça ne fera pas revenir nos proches, ni réparera le préjudice moral subi. Mais pour nous, c'est une punition de l'institution", explique Bernard Delabre soutenu par le président de l’association des victimes du covid-19, Lionel Petitpas, venu de Reims pour participer à la marche blanche.

Monique Novaretti, conseillère régionale, et Marc Taulelle, adjoint au maire de Nîmes, avaient eux aussi répondu à l'invitation de Léocadie Mendez. "Je suis là en signe de solidarité envers toutes les victimes de la pandémie, a précisé le représentant de la municipalité. Mais aussi à tout le personnel soignant qui était en première ligne, la plupart du temps sans fusil." Ce dernier pointe également du doigt l'État "plus intéressé à l'économie qu'à l'humain pendant cette crise sanitaire."

Stéphanie Marin

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